Nous les menteurs

wewereliars

 

 

Une vague d’excitation a traversé l’univers des booktubers anglophones début mai. We Were Liars a soudain soulevé les foules (ou du moins des quelques anglophones que je suis sur twitter). Et surtout, d’après tout le monde, la fin comporte un retournement de situation tel qu’il faut relire le livre ! (« 1.Read this book. 2. On reaching the final page, you may experience an urgent need to read it all over again« )
Pile à ce moment là je n’avais plus de liseuse (un inconnu a eu la bonne idée de défoncer la porte de mon appart et de repartir avec mon ordi et ma liseuse sous le bras). Et le simple fait de ne pas avoir accès immédiatement à ce livre qui semblait le point central de toute une partie des lecteurs de la planète a renforcé mon envie de le lire.

Quelques semaines plus tard (entre temps le numéro de mon assurance a gagné sa place parmi mes « contacts favoris ») je récupère ma liseuse et me jette sur l’ebook de We Were Liars.
Le résumé sur le site kobo étant plutôt énigmatique je n’ai pas vraiment idée de ce qui m’attend.
Pour ne pas trop vous en dire mais être un peu plus explicite que les librairies en ligne (je déroge à la règle qui figure sur ma page « Qui suis-je« , un peu de souplesse ne  fait pas de mal) je vais tenter un bref résumé :
Cadence est une jeune fille de presque 18 ans. Elle souffre de maux de tête terribles à la suite d’un accident survenu 2 ans plus tôt et dont elle a perdu tout souvenir. Il a eu lieu sur l’île familiale qui accueille chaque été sa mère, ses 3 tantes et tous leurs enfants, parmi lesquels Mirren, Johnny et Gat.

L’histoire est bien menée. On y retrouve les interrogations d’une adolescente élevée dans une famille où l’on se doit d’être normal. Puis il y a cet accident qui change tout. Le vernis se craquèle.

Le twist final est effectivement étonnant. J’avais pensé à un truc, en me disant que quand même si c’était ça je ne comprenais pas que tout le monde s’affole… mais en fait c’est beaucoup mieux !
(je ne vais pas vous cacher qu’au vu de l’excitation délirante autour de cette fin, j’ai quand même été un peu déçue)

Le livre n’est pas encore paru en français, mais le style est assez accessible (au pire, lisez en numérique, il y a de très bons dico anglais-français !)

Un livre sur l’adolescence qui tient en haleine grâce au mystère qui entoure l’accident.

Nos étoiles contraires

tfios

A force de voir la communauté de booktubers anglais si enthousiaste à propos de The Fault in our Stars (TFIOS pour les intimes, Nos étoiles contraires pour les francophones), j’ai voulu lire ce roman qui fait l’unanimité outre-manche (et surement ailleurs, mais bizarrement peu en France (ou alors je suis passée totalement à côté du phénomène…).
J’ai profité du fait que ça soit un Young Adult Novel pour le lire en VO, je n’avais pas encore lu en anglais sur ma liseuse actuelle (j’avais lu Eat, Pray, Love sur mon ancienne Kobo, ça c’était plutôt bien passé, à part la nullité totale du livre) et je dois dire que je suis très impressionnée par l’efficacité du dictionnaire (non intégré, mais très facile à trouver, la preuve j’y suis arrivé !)

Je ne pensais pas rire (ou du moins sourire) en lisant l’histoire d’amour de deux adolescents atteints de cancer (et je ne dévoile rien en disant que ça finit mal, on s’y attend…). Mais Hazel et Augustus ont tous les deux une vision très terre à terre et en même temps poétique de leur situation. Ce ne sont pas des pleurnichards, ils ne se battent pas non plus inconditionnellement et sans faille contre leur maladie, ils ont leurs hauts et leurs bas comme tout le monde, ce qui rend ces deux ado tout à fait réalistes.

Il va m’être difficile de parler de ce livre sans en révéler la moitié… Cette chronique va être assez parcellaire. Mais c’est une si belle histoire que je ne veux surtout pas risquer de vous la gâcher.

En tout cas,  John Green mène sa barque sans jamais tomber dans le pathos, et vu la teneur du bouquin ce n’était pas gagné. J’ai pensé en le commençant que j’allais pleurer comme une madeleine pendant la moitié de ma lecture, pas du tout. Ce livre m’a presque redonné de l’espoir (enfin je saute pas au plafond de rire non plus).
On est immergés dans le quotidien de ces deux adolescents qui finalement ont les même rêves et les mêmes envies que tous les adolescents.

Que vous dire de plus sans spoiler totalement le livre… C’est une très belle histoire d’amour. Et un roman qui permet d’apercevoir le quotidien d’enfants malades, qui continuent à vivre leur vie tout en ayant une conscience beaucoup plus forte de la mort que les autres enfants de leur âge.

Je complèterais cette chronique avec mon avis sur le film quand il sortira… enfin je pense que cette fois-ci je pleurerais réellement comme une madeleine. Tout comme pour le « gore », ma résistance aux larmes est plus élevée sur papier que sur écran !

En attendant, lisez The Fault in our Stars, un livre à la fois optimiste, triste et réaliste.