Le Sang des rois et des dieux I et II

★★★★☆

J’ai bien aimé les 2 premiers tomes de cette série qui se déroule dans l’antiquité grecque, mêlant réalité historique et mythologie.

LIVRE 1

Ce premier tome n’est pas qu’une longue introduction comme ça arrive souvent !
Attirée par la couverture et le sujet (et ce titre franchement racoleur), je me suis plongée dedans avec l’envie de passer un bon moment.

Et… j’ai eu un peu peur. Les premiers chapitres font fortement penser à une autre saga Young Adult : Jacob, jeune paysan d’Erissa est sélectionné pour participer au Tournoi de sang. Un tournoi où un représentant de chaque région affronte ses adversaires dans une arène où un paysage a été spécialement aménagé. Le tout sous l’oeil passionné de la bonne société de Pella, la capitale de la Macédoine… le concept vous rappelle quelque chose ? (J’ajoute que l’amie-amoureuse de Jacob s’appelle Katerine, donc Kat…) Pour vous, à la maison, un indice s’affiche sur le bas de votre écran.

Mais… en fait rien à voir. Passé ce petit malaise, tout se met en place, Kat est replacée au centre de l’histoire, elle s’est donné comme but de retrouver l’assassin de sa mère. Ce pourquoi elle doit entrer à la cour de Macédoine, au plus près d’Alexandre.
La narration se fait par le biais de 7 personnages, 6 adolescents et un adulte, ce qui donne un rythme soutenu, chaque intrigue avançant en parallèle et venant s’imbriquer ou influencer l’évolution des autres.

Dans ce premier tome la magie est finalement peu présente mais elle s’insinue peu à peu.
On retrouve les schémas classiques du YA : une « élue », un duo d’amoureux qui s’ignorent, des imbroglio… et les schémas classiques de l’Antiquité grecque : des rivalités familiales, des soldats en jupette, des dieux qu’on sent pas très loin…
En prime, il y a à la fin une longue explication historique de l’auteur, assez complète et très intéressante.

Bref, ce premier tome m’a largement donné envie d’enchaîner sur le deuxième.
(A partir de là il va y avoir quelques spoilers… je préfère prévenir, que vous soyez pas déçus)

 

LIVRE 2

Donc. J’ai laissé passer quelques jours et j’ai entamer le tome 2.
Encore une fois j’ai passé un bon moment. On est replongé immédiatement dans l’action. Jacob fait désormais parti des seigneurs Esariens, il est loin de Katerina mais il a d’autres chats à fouetter, il y a un traitre parmi les seigneurs. Alexandre doit affirmer son autorité en tant que chef, Katarina l’aide (elle est un peu plus en retrait dans ce tome). Et surtout en suit beaucoup plus Zofia à travers sa quête des derniers pégases avec son mystérieux ravisseur.

La magie est beaucoup plus présente dans ce tome (je n’irais pas jusqu’à dire que tout le monde à un pouvoir mais on en est plus très loin). On sent que le propos général est de faire avancer le tout pour arriver au troisième tome qui j’espère renouera avec le rythme du premier !

 

La Faucheuse

★★★★☆

Sur Terre la mort n’existe plus. Du moins la mort naturelle, car pour réguler la population mondiale les Faucheurs ont la tâche de glaner un nombre précis d’individus.

La trame principale est finalement assez similaire à la plupart des dystopies YA mais c’est l’univers qui est vraiment différent (du moins de ce que j’ai lu).
Et surtout il y a une réflexion de fond sur la mort, l’immortalité. Il existe aussi une conscience collective qui gère l’humanité (une sorte de Cloud puissance 10 000), je n’ai pas trouvé le concept très développé dans cet opus, mais peut-être que ça viendra et  j’ai hâte !

Je n’ai pas mis de 5e étoile, mais j’aurais pu. C’est juste le fait que le schéma narratif soit plus ou moins équivalent à beaucoup d’autres (bon ok en partant de là il est possible de prouver que tous les livres racontent la même histoire… mais quand même)

Celà dit j’attends avec impatience la suite (et c’est un peu frustrant, je ne suis pas habituée des séries littéraires encore en cours !)

 

L’Alliance des Trois [Autre-Monde tome 1]

★★★★★(★)

Cette série je l’ai découverte par les Instastories de Lemon June. Tous les soirs elle nous disait qu’elle n’arrivait pas à lire autre chose et a enchainé tous les tomes tout en essayant de les savourer (ce à quoi j’ai totalement échoué pour ce premier tome. Commencé un vendredi matin dans le métro, fini le samedi après-midi suivant) (j’ai travaillé, visité un musée et fait du shopping également…)

Matt se réveille après une tempête un peu particulière. Tous les adultes ont disparu. Il arrive à retrouver son ami Tobias et ensemble ils découvrent ce nouveau monde.

Aloooors… je vais essayer d’en parler un peu et de ne pas spoiler en même temps.
La Terre a repris ses droits, de toute évidence elle en a eu marre que les humains s’acharnent à la détruire. Mais il y a l’air d’avoir d’autres choses aussi (c’est le premier tome d’une série de 7… il y a des pistes, on sent qu’il va se passer plein plein de choses !).
Les personnages sont bien construits et c’est merveilleux, Matt n’est pas le seul espoir du monde pour être sauvé (il n’y a pas l’air d’avoir grand chose à sauver).
J’ai retrouvé une petite ambiance La Route de McCarthy (en super light, je vais pas faire de cauchemars), de Sa Majesté des mouches… et un poil d’Harry Potter (mais ça c’est lié à la composition de « L’Alliance des Trois »).

Je n’avais jamais lu de Maxime Chattam (pour une raison obscure mon cerveau l’associait à Musso et Lévy) mais là je sais déjà que je vais lire 6 autres de ses livres en très peu de temps. Et surement un de ses thrillers pour essayer.

J’attends de voir ce que donne la suite (à peine les 100 premières page du tome 1 lues, j’ai acheté le tome 2 par sécurité… j’ai bien fait) mais j’ai un très bon pressentiment quant à cette série !

Elia, la passeuse d’âmes

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J’ai lu (et aimé) les 2 romans précédents de Marie, Ma vie, mon ex et autres calamités et Je peux très bien me passer de toi. Mais cette fois Marie a changé de genre puisqu’il s’agit d’un roman Young Adult, une dystopie, sujet fétiche de cette catégorie de livres.

Et j’ai adoré !

Le personnage d’Elia a commencé à germer dans l’esprit de Marie après qu’elle a vu passer une jeune fille rousse un soir dans la station Châtelet… Cette jeune fille est devenu Elia. Je suis totalement admirative de cette capacité à cr!

Elia, seize ans, vit sur Tasma, elle est kornésienne, la caste la plus haute de la Communauté. Mais elle est également passeuse d’âmes, une anomalie génétique la désigne pour euthanasier les membres de la Communauté qui ne peuvent plus la servir. Mais l’intrusion d’un Nosoba (sorte d’intouchable) dans son box et une prophétie ancienne va bouleverser la vie toute tracée d’Elia.

L’univers est super bien construit. En fait je ne m’étais jamais posé la question (alors que j’ai lu Hunger Games et des romans fantasy) mais la construction d’un tel univers, où tout semble logique doit demander un travail extrêmement poussé dans le détail. Tout vient naturellement, on ne se demande jamais « mais c’est quoi ce truc ? ».
Chaque personnage a sa place et son caractère, j’ai hâte de lire la suite pour voir l’évolution de leurs relations et de leurs personnages (ce qui est interessant avec des personnages adolescents c’est qu’ils ne sont pas noir ou blanc, il y a beaucoup de gris à cette période).
(je ne reviens pas sur le style d’écriture de Marie, qui est parfait, rend la lecture agréable et créé un véritable page-turner) (à tel point que même affamée samedi en début d’après-midi, je n’ai pas lâché le livre avant de l’avoir terminé!)

Je vous conseille Elia, que vous soyez un habitué des dystopies ou non (autant commencer par un excellent ouvrage de ce genre !), Marie a su créer un univers et des personnages addictifs.
Et vivement le tome 2 !

J’ai reçu ce livre de la part de Pocket Jeunesse et de Marie Vareille (nous étions toutes les deux lectrices Charleston en 2015).