Retour de flammes

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J’ai toujours eu un faible pour la collection Grands Détectives de 10/18 et Retour de flammes ne m’a pas déçue !

1956, Krouchtchev vient faire une visite en Grande Bretagne. Freddie Troy est affecté à sa sécurité. La visite se passe bien, si ce n’est l’humour douteux du Russe, et la délégation repart. Si ce n’est ce petit incident : les russes assurent qu’un homme-grenouille espionnait leur navire.

600 pages lues en une fois. La première partie du roman met bien en place le décors, l’Angleterre 10 ans après la guerre, mais qui ne s’en remet pas vraiment, la fin de l’ère Staline qui dégèle un peu les relations Est-Ouest… Et une petite guerre des services de police/renseignement.

John Lawton construit peu à peu l’intrigue qui va crescendo (le début est un peu lent, mais les tribulations de Krouchtchev se suffisent à elles-mêmes) jusqu’à ce qu’on ne puisse plus lâcher le livre pour avoir les réponses !

Noureev

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Depuis quelques années, j’ai pris goût à la danse classique et en tombant sur cette biographie en libraire, je me suis dit que ça pourrait être intéressant de me pencher d’un peu plus près sur la vie d’un grand danseur, chorégraphe, et je l’ai découvert dans ce livre, chef d’orchestre !

Tout son parcours y est raconté, de son enfance en Union soviétique avec un père qui est contre l’idée qu’il danse, son entrée au ballet du Kirov, ses problèmes avec le KGB, son passage à l’Ouest, et enfin sa vie en Occident.
On y découvre un homme au caractère fort, plutôt imbu de lui-même (même si il a de quoi se considérer comme un génie, en fait) mais qui travaille très dur, est aussi exigeant avec lui-même qu’avec les autres, voir plus encore. Un homme qui aime être entouré mais qui à le goût de la solitude.
J’ai été très intéressée par ses relations avec l’URSS (ça c’est mon côté « historienne » qui ressort), avant et après son passage à l’Ouest. Les commissaires du KGB qui lui pourrissent la vie, ses camarades de ballet qui l’espionnent, puis une fois à l’Ouest sa peur perpétuelle (et justifiée) de se faire enlever par le gouvernement russe…

La biographie est bien écrite, se lit facilement.
(Je fais une fixette sur les bio où tu rames. Surement un traumatisme enfantin lié à une bio des Spice Girls)
Il y a quelques anecdotes qui sont répétées 2 ou 3 fois… donc oui, j’ai BIEN compris et il est probable que je m’en souviendrais longtemps : un jour Noureev annonce à ses amis « je ne boirais plus de vin blanc », tous s’exclament, et lui reprend « je ne boirais plus que du champagne ! »

Je pense que ce livre n’intéressera pas tout le monde, une affinité avec la danse classique me semble « nécessaire » pour que cette biographie vous parle un minimum. Mais si découvrir la vie d’un grand artiste au parcours marqué par le contexte politique vous intéresse, choisissez ce livre !

On me souffle dans l’oreillette qu’il y a une expo sur Noureev à la Mairie du 17e à Paris. Elle commence aujourd’hui (une vraie coïncidence !)(je vois bien que vous ne me croyez pas, mais j’ai ma conscience pour moi) et dure jusqu’au 9 juillet. Plus d’infos ici.