Cueilleuse de thé

★★★★☆

Les Editions Charleston m’ont gentiment envoyé Cueilleuse de thé (parce que Lectrice Charleston un jour, Lectrice Charleston toujours !)

Contrairement à la grande majorité des romans Charleston, il n’y a pas de parallèle entre deux époques, mais plutôt entre deux mondes. Shemla, cueilleuse de thé au Sri Lanka, parvient à réaliser son rêve d’aller en Angleterre parfaire sa maîtrise de la langue anglaise. Sur place elle découvre notre monde occidental. Ses avantages et ses travers.

Shemla est une femme forte et déterminée qui veut changer son destin. La vie des cueilleuses de thé dans les plantations au Sri Lanka sont dures (je ne regarde plus mon sachet de thé de la même façon, je vais surement changer pour une marque du commerce équitable… en espérant que ça ne soit pas que de la poudre aux yeux). C’est un travail harassant et elles sont à la merci des kangani, les surveillants qui n’hésitent pas à abuser de leur petit pouvoir.
De la violence il y en a également dans le mariage du kangani qui bat sa femme, vengeance à un mariage arrangé qui ne lui convient pas.
En Angleterre, le parcours laisse de Shemla voir la violence (plus insidieuse) faites aux immigrés, notamment les femmes, qui sont en position de faiblesse vis à vis de leurs employeurs.

Dans ce Prix du livre romantique, le romantisme n’est qu’au deuxième plan, loin derrière le quotidien des femmes indiennes au Sri Lanka et en Angleterre.
Malgré un fond très noir, ce roman est plein d’espoir, tout en ne tombant pas dans la facilité et l’angélisme.