Mycroft Holmes ★★★☆☆

Mycroft Holmes, à 23 ans, vient d’entrer au service du Ministère de la Guerre quand il apprend la mort d’enfants sur les plages de Trinidad. Embarqué avec sa fiancée et son ami Douglas il se rend sur place pour mener l’enquête.

J’ai passé un bon moment de lecture. Cette enquête est bien menée, avec assez de fausses pistes et de « déductions » pour garder un rythme sympa. On retrouve un petit côté holmesien (que les puristes trouveront surement trop léger, il l’a été pour moi, qui n’ai pas lu un « vrai » Sherlock Holmes depuis une quinzaine d’années…).
Friande de romans historiques, j’aime toujours quand un roman se situe ailleurs que dans notre présent (ça marche aussi avec le futur en fait…). Evidemment la description du Londres ou de Trinidad à la fin du XIXe siècle n’est que secondaire dans ce roman, mais on est plongé au cœur de la célèbre course Oxford-Cambridge sur la Tamise, sur un bateau traversant l’Atlantique (je sais pas si c’est moi, mais il y a une petite « blague » Titanic à un moment).
Douglas étant un homme de couleur, la question de sa place dans la société est plusieurs fois évoquée, ce qui est également intéressant. Peu de femme dans ce roman… ce qui peut en soi représenter une information.

Hasard des classements, il est indiqué comme « steampunk » sur les librairies en ligne alors qu’il ne l’est pas du tout. Je m’en suis rendu compte au bout de quelques pages. un peu déçue donc, mais la rencontre avec un Sherlock étudiant aura su détourner mon attention !

Une lecture très sympathique mais qui ne me laissera pas un souvenir impérissable.

Le Mystère Sherlock

sherlock

Motivée par une vague d’enthousiasme twitterien je me suis jetée sur Le Mystère Sherlock à peine la dernière ligne de La Chute des géants finie.
(Du coup la chronique du Follett a été reportée à la semaine prochaine, ou dans 15 jours, mais je ne pouvais pas attendre pour partager mon enthousiasme pour le livre de J. M. Erre !)

L’hôtel Baker Street situé non loin des chutes de Reichenbach accueille ce week-end là un colloque holmésien. Mais si, vous savez, les holmésiens, ces spécialistes du Canon, comprenant tous les écrits concernants de près ou de loin Sherlock Holmes. Dix des plus éminents d’entres eux sont réunis pour déterminer qui sera le premier à siéger à la chaire d’holmesologie de la Sorbonne. Mais en arrivant le mardi sur les lieux (isolés par une avalanche), la police découvre dix cadavres.

Ce livre est truffé de références à Sherlock Holmes et autres romans policiers/thriller. L’auteur parsème son texte de jeux de mots, le style est enlevé, très bien adapté au rythme de ce cluedo holmesien.
Le tout est assez drôle et en même temps on est tenu jusqu’au bout par le suspens : qui est donc le tueur ?

Le thème de ce livre colle parfaitement au renouveau d’intérêt pour l’enquêteur britannique ces dernières années. Et tout comme je vous conseille fortement ce petit livre qui se lit d’une traite, je vous conseille, si ce n’est pas déjà fait, de regarder l’excellente série de la BBC (et éventuellement Elementary, qui est un peu moins bien, mais ça reste du Holmes tout de même) (hum, il est possible que je sois une holmesienne de niveau 1 ou 2, quand même. L’échelle dressée par J. M. Erre va jusqu’à 10, à partir du niveau 6 l’holmesien considère que Sherlock a été réel. J’en suis encore loin.)