Un été près du lac ★★★☆☆

Un été près du lac me fait fortement penser à du Kate Morton. J’ai trouvé une certaines ressemblance entre les livres de l’auteur australienne et celui-ci.
(Je sais que l’éditeur parle de Daphné du Maurier… mais pour tout vous dire, j’ai lu Du Maurier quand j’étais au lycée, et à part que j’ai adoré je n’en ai pas de souvenir précis)

Entendez : un secret de famille, deux récits en parallèle (époque contemporaine et passé), une certaine lenteur dans le récit et un dénouement en demi-teinte.

Justine apprend la mort de sa grand-tante Lucy et qu’elle en hérite une maison au bord d’un lac. Elle en profite pour mettre de la distance entre son compagnon et elle.
Lucy, à la veille de sa mort, raconte dans un journal le dernier été passé dans la maison au bord du lac.

La lenteur du récit contribue à l’ambiance : un huis clos près du lac, encerclé par la forêt, dans une atmosphère un peu glauque, des enfants qui sont à l’aube de leur adolescence… ou pour Justine, son engluement dans une vie qu’elle n’a pas décidé.
Puis soudain on a toutes les clés et tout s’accélère (dans les deux époques).

Comme quand je lis un Kate Morton, je ne suis pas emballée à 100% mais je sais que j’y retournerai !

Heather Young, Un été près du lac, Belfond, 384p.
Reçu via NetGalley

La Ferme du bout du monde

★★★☆☆

Cornouailles, une ferme isolée au sommet d’une falaise. Battus par les vents de la lande et les embruns, ses murs abritent depuis trois générations une famille… et ses secrets.1939. Will et Alice trouvent refuge auprès de Maggie, la fille du fermier. Ils vivent une enfance protégée des ravages de la guerre. Jusqu’à cet été 1943 qui bouleverse leur destin. Été 2014. La jeune Lucy, trompée par son mari, rejoint la ferme de sa grand-mère Maggie. Mais rien ne l’a préparée à ce qu’elle y découvrira. Deux étés, séparés par un drame inavouable. Peut-on tout réparer soixante-dix ans plus tard ?

J’ai adoré ce livre.

Il comporte tous les éléments que j’aime : une partie historique qui permet de s’immerger dans une époque (ça change des dates et des batailles qu’on apprend à l’école), un secret de famille et des femmes qui se battent de génération en génération pour maintenir à flot leur famille…
On plonge avec facilité dans l’univers décrit par la plume très agréable de Sarah Vaughan. Elle nous ouvre l’univers de Maggie chez ses parents qui ont une ferme en Cornouilles accueillent des jeunes réfugiés londoniens en pleine Seconde guerre mondiale ; et Lucy, qui de nos jours à cause de problèmes professionnels et personnels trouve refuge dans cette même ferme, avec sa mère et sa grand-mère (Maggie).
Comme assez souvent dans les romans avec ce parallèle, la partie contemporaine ne sert qu’à mettre en avant la partie historique, néanmoins elle n’est pas ennuyeuse. Et les effets de suspens sont parfaitement maîtrisés !
J’ai une préférence pour les personnages de Maggie et Will. Ils sont trop choupi (n’hésitez pas à utiliser cette expression dans vos dissertations au bac, c’est cadeau) [Edit : je veux dire par là que ce sont des êtres purs, ils s’aiment sans arrière pensés et cet amour est éternel, comme tout premier amour].

Et pourtant j’ai n’ai mis que 3 étoiles.

Et c’est peut-être parce que j’ai tant aimé l’histoire que la fin m’a parue si artificielle, facile, voir absurde… Je reste donc malheureusement sur une déception.

Donc voila, je ne sais pas très bien si je peux vous le recommander « chaleureusement »… ce livre était une coup de cœur, mais je n’arrive pas à faire abstraction de cette fin…
(ou alors arrêtez vous quelques pages avant la fin !)

La Scène des souvenirs

★★★★★

J’avais été déçue par le dernier Kate Morton que j’avais lu. Mais cette fois j’ai retrouvé le plaisir de lecture que j’avais eu lorsque j’avais découvert l’auteur !

Dans son enfance Laurel est témoin d’un acte violent perpétré par sa mère.
Une fois adulte, des doutes commencent à émerger concernant cette journée et sa mère, en fin de vie, semble avoir des réminiscences de sa vie avant ses enfants.

Il ne faut pas plus de quelques bribes pour lancer Laurel dans l’exploration du passé de sa mère dans le Londres de 1941, en plein Blitz.

Les allers-retours entre 2011 et 1941 sont parfaitement calibrés pour ménager un suspens qui s’accélère jusqu’à ce que toutes les parties du puzzle s’assemblent.
J’ai autant aimé les passages en 2011 qu’en 1941. Laurel découvre des pans entiers de la vie de sa mère ce qui lui permet de mettre en perspective son enfance. La partie en 1941 est plus mystérieuse.

Il ne me reste plus qu’un Kate Morton à lire (enfin en attendant qu’elle en publie un nouveau) et je vais attendre le parfait moment pour le savourer !

L’Enfant du lac


★★★☆☆

1933. Comment Theo Edevane, adorable poupon de onze mois, a-t-il pu disparaître durant la nuit de la Saint-Jean ? Les enquêteurs remuent ciel et terre, mais l’enfant demeure introuvable. Pour les parents comme pour les filles Edevane, la vie ne sera plus jamais la même après ce drame. La maison du lac, la propriété tant aimée, est fermée et laissée à l’abandon. 
Soixante-dix ans plus tard, Sadie Sparrow, jeune détective londonienne en vacances dans les Cornouailles, curieuse et momentanément désœuvrée, s’intéresse à cette mystérieuse disparition. Elle reprend l’enquête, au grand dam de l’une des sœurs aînées de Theo, Alice, devenue écrivain à succès.

J’avais adoré Les Heures lointaines il y a quelques années. Du coup quand j’ai vu que Kate Morton sortant un nouveau roman j’en attendais beaucoup ! Peut-être un peu trop en fait…

Dans l’ensemble j’ai aimé ce roman (d’où les 3 étoiles). L’idée d’un événement dont on suit le déroulement en direct et l’enquête qui en résulte dans notre présent à nous me séduit toujours. D’autant plus si la période historique est l’Angleterre du début du XXe siècle.
Kate Morton sait indéniablement créer une ambiance et délivrer avec parcimonie les informations à ses lecteurs. Les lieux qu’elle décrit font rêver, si je pouvais louer la maison du lac pour les vacances je le ferais ! (sans les événements tragiques…). Sa galerie de personnages est fouillée, les gens ne sont pas ce qu’ils semblent être et chaque petite révélation retourne l’intrigue !

Mais j’ai mis environ 150 pages à entrer dans l’histoire, à accrocher. A partir de là tout va bien, je suis à fond j’avance à grand pas… et la fin. Je crois très clairement que cette fin entre directement en deuxième place dans mon panthéon des fins WTF !

Donc si vous ne connaissez pas Kate Morton, ne commencez pas par celui-ci vous passeriez à côté d’un très bon auteur à cause d’une petite baisse de régime. Je vous conseille Les Heures lointaines, et l’amie qui me prête les ouvrages de Morton conseille quand à elle La Scène des souvenirs (qui attend dans ma PAL !)