Agatha Raisin et la quiche fatale

★★★☆☆

De quoi ça parle ?

Agatha Raisin, un cador des RP londoniennes, décide de prendre sa retraite dans les Costwolds, coin paradisiaque de l’Angleterre. Et supposé tranquille. Or au bout de quelques jours, le juge du concours de quiche local meurt empoisonné… par la quiche d’Agatha. Bien que la police croit à un accident, Agatha, influencée par la lecture des romans de son homonyme ne démord pas de l’hypothèse d’un assassinat.

Pourquoi il faut que tu le lise ?

Je ne dirais pas qu’il faut absolument le lire, mais j’ai passé un bon moment.
Si j’essayais de trouver un parallèle littéraire, je dirais qu’Agatha Raisin est à la littérature policière ce qu’un Marc Levy est à un Goncourt : un petit moment de repos, un bon livre de plage.

Le titre et la couverture me laissaient penser que ça serait beaucoup plus drôle. Il y a quelques situations qui prêtent à sourire mais ça ne va pas tellement plus loin.
L’enquête est un peu longue à démarrer mais peut-être est-ce parce que c’est le premier tome de la série et qu’il faut plus de temps pour installer Agatha dans son univers.

C’est un roman court, qui fait passer un bon moment, certains personnages sont haut en couleur et au final j’ai quand même un peu envie de retourner voir ce qu’il se passe dans ce petit village !

 

Comme tu peux le remarquer, je lance avec cet article un nouveau format… qu’en penses-tu ? 
Préférais que le système de notation soit inclus dans le titre (même s’il disparaissait partiellement de temps de temps) ?

Yeruldelgger ★★★★☆

Après 450 pages à voir son nom, je suis encore incapable d’écrire Yeruldelgger correctement du premier coup…

Ce roman est le premier que j’ai reçu avec ma box ebook (je vous explique plus en détail ce que c’est jeudi !). Je ne l’ai donc pas choisi, mais en lisant le résumé je savais déjà que j’allais aimer.

Une enquête policière dans la Mongolie contemporaine, avec un inspecteur qu’on sent un peu dark, 3 cadavres de Chinois… et au final une enquête pleine de ramifications qui permettent de découvrir en partie la culture mongole, un peu de leur histoire, l’état d’une société de nomades malmenée par le pouvoir soviétique et qui subit maintenant l’influence (ingérence ?) économique de la Chine et de la Corée du Sud.

Le contexte n’est pas banal et surtout très dépaysant. Le polar permet de mettre en avant les choses qui ne vont pas dans une société (les luttes de pouvoir, les laisser pour compte, les nouveaux riches…) et c’est un biais interessant pour en apprendre plus sur un pays.
Il y a par exemple un lien avec les milieux nazi mongols et tout un développement sur le fait que ce n’est pas « leur histoire » comme ce qui a pu se passer en Mongolie après la Seconde Guerre Mondiale n’est pas la notre… effectivement très peu parmi nous connaissent l’histoire de la Mongolie (à part Genghis Khan… à peu près) et il est clairement démontré que le groupe nazi dans ce livre ne connait pas vraiment Hitler et son histoire… Cette partie sur l’appropriation de l’histoire et des frontières de celle-ci, m’a beaucoup intéressé, mais si ça vous laisse indifférent sachez que c’est un détail dans ce roman !

Bref, une belle découverte, que je n’aurais jamais faite hors du contexte de la box, parce que soyons honnête, je n’arrive toujours pas à écrire (ou de prononcer dans ma tête) Yeruldelgger correctement et la couv est loin d’être attirante, donc je serais passé à côté en librairie.

Ian Manook, Yerruldelgger, Albin Michel, 648p.

Tout (n’)est (pas du tout) sous contrôle ★★★★★

Vous vous souvenez de ma déception en lisant le premier tome de la série des Stéphanie Plum ?
Et bien je l’ai trouvé mon roman policier déjanté et bourré d’humour !

Olympe est photographe culinaire mais à la suite d’un plongeon dans la Seine elle perd son emploi. Heureusement son meilleur ami lui propose (après qu’elle l’ai un peu supplié) un job dans son agence de détectives privés. Et comme Olympe a une légère tendance à faire l’inverse de ce qu’on lui demande (volontairement ou pas), elle se retrouve dans des situations rocambolesques au point d’être en danger de mort !

J’ai beaucoup aimé le personnage d’Olympe. Je me vois tout à fait être copine avec une nana comme ça. Une calamité ambulante mais très attachante. La grand-mère est géniale aussi, l’ex-mari et la nouvelle femme sont inénarrables… Sophie Henrionnet a su créer une galerie de personnages loufoques et attachants.

Si l’auteur pouvait reprendre le modèle de Janet Evanovitch, je suis tout à fait prête à lire les 27 prochains tomes des aventures d’Olympe McQueen !

Sophie Henrionnet, Tout (n’)est (pas du tout) sous contrôle, Editions Charleston, 395p.
Reçu en service de presse.