The Evolution of Calpurnia Tate ★★★★★


J’ai acheté ce livre juste parce que j’aimais bien la couverture (à la fin d’une journée à parcourir Chicago à pieds je n’étais plus en état de lire un résumé).
Et ça a été une merveilleuse surprise !

Calpurnia Tate est une petite fille au tournant du XIXe siècle. Elle grandit dans le sud des Etats-Unis à une époque où les petites filles n’ont d’autre avenir que d’être épouse. Calpurnia, elle, aime observer la nature. Elle se pose beaucoup de questions. Et c’est grâce à son grand père, admirateur de Darwin, que la petite fille va découvrir les sciences.
Pendant la première partie du roman, Calpurnia, avec son grand-père comme guide, s’initie aux sciences, principalement la biologie du vivant. Mais peu à peu son destin de « femme » la rattrape, sa mère insiste pour qu’elle tricote, qu’elle apprenne à cuisiner… Calpurnia est un peu déboussolée, elle prend conscience que la parenthèse enchantée avec son grand-père est surement finie…

Le récit est truffé d’anecdotes amusantes (Calpurnia doit gérer ses frères, tous amoureux de sa meilleure amie Lula) et attendrissantes (la complicité entre Calpurnia et son grand-père).

Calpurnia est un très beau roman jeunesse, un roman d’initiation sur le passage de l’enfance à l’âge adulte et ce que cela peut signifier de devenir une femme, à mettre entre les mains des jeunes et des moins jeunes !

Jacqueline Kelly, Calpurnia, Ecole des loisirs, 495p.
(édition américaine chez Square Fish)

Le Journal d’un dégonflé

degonfle

Quand j’ai émis l’idée de faire une petite pause au milieu du conséquent Joseph Anton de Salman Rushdie (919 pages, ça mérite bien un petit break ver la 463e page) j’ai vu une de mes amies se précipiter vers moi tenant le Journal d’un dégonflé de Jeff Kinney à bout de bras (j’exagère un peu). Je me suis dit que ça ferait une pause agréable, sans me ré-embarquer dans un roman à proprement parler, ce qui généralement chez moi se termine par l’abandon pur et simple du premier livre.

J’ai lu le Journal d’un dégonflé en une soirée. Un break d’une durée idéale dans ma lecture de Rushdie. C’est plutôt sympa, les dessins sont rigolo, on sent qu’il y a un potentiel pour devenir franchement drôle mais que ce premier tome est là pour introduire les personnages.
Greg rentre en 6e, et sa mère lui a offert un journal, mais attention il ne va pas se mettre à y écrire ses sentiments. Il va s’en servir de carnet de bord. Enfin c’est ce qu’il nous dit. Greg raconte son quotidien de collégien, plutôt petit et maigrichon, mais plein d’humour. Le texte est ponctué de dessins humoristiques qui complètent et animent le roman.

Il y a juste deux trucs qui m’ont un peu étonnée :
La première est cette phrase : « D’abord on doit tous mettre une sorte de maillot qui ressemble aux costumes de bain qui se portaient au bas mot dans les années 1800« , mon interrogation se pose sur la probabilité qu’un collégien de 6e dise exactement les mots que j’ai mis en italique…
La seconde doit être un problème de traduction : Robert (meilleur ami de Greg) fait de la muscu, et soudain les altères tombent « Ca n’a pas raté : Robert s’est complètement désuni »… un peu bizarre comme phrase, non ?

J’ai bien aimé Le Journal d’un dégonflé, j’ai hâte de lire le tome 2 dès que j’aurais fini Joseph Anton !