J’arrête quand je veux ★★★★☆

Quand Coralie m’a proposé de lire son nouveau roman en avant première j’étais (évidement) super contente ! Et même s’il n’a rien à voir avec Loin de Berkley Hall (que je vais relire bientôt dans sa version City Edition), j’avais un bon pressentiment : il se trouve que les mots « accro à son portable » et « besoin d’une détox digitale » me touchent un peu (beaucoup)(trop).

Elisa, éditrice dans une maison où la chef est impressionnante et son collègue éditeur plutôt désagréable, est complètement accro à son portable. Avant même de poser le pied par terre le matin elle a déjà fait le tour de twitter, instagram, facebook… Poussée par son amoureux et sa meilleure amie, elle entame une digital detox. Qui se transforme en detox tout court puisqu’au bord du burn out, elle se réfugie chez sa tante à la campagne.

J’ai dévoré le roman de Coralie en un week-end ! J’ai beaucoup aimé le ton et le style plus modernes que dans Loind de Berkley Hall, et même ses références musicales un peu douteuses (je vous laisse la surprise…) ! Tous les personnages sont attachants : la meilleure amie totalement débordée par ses terreurs de gamins, la tante et son Bed & Breakfast dans lequel on passerait bien le week-end…

La scène du réveil qui sonne et où je me jette directement sur instgram et twitter, sans même prendre le temps de mettre mes lunettes, elle m’est très, trop, familière. Du coup je me suis tout de suite sentie proche d’Elisa ! (ce qui n’est pas vraiment une bonne chose). Mais, même si je ne vais pas me déconnecter totalement, je vais essayer de ralentir. Sous ce côté léger, ce roman donne quand même à réfléchir sur ce qu’on pourrait faire si on était moins scotchés à nos téléphones.

Que vous soyez accro à votre portable ou pas, je vous conseille cette comédie feel-good qui vous fera déconnecter… au moins pendant quelques pages !

Coralie Khong-Pascaud, J’arrête quand je veux, Librinova
(le lien n’est pas affilié, c’est à dire que je ne touche pas un centime si vous achetez le livre. Mais je trouve quand même que vous devriez l’acheter !)

Les cœurs brisés ont la main verte ★★★★☆

A Los Angeles, Lili jeune veuve et maman de deux enfants se retrouve embarquée dans un cours de jardinage imposé par sa boss. Des amitiés vont se lier, des amours naître…

Lili est un peu paumée au démarrage, elle va peu à peu prendre conscience de son entourage et du fait qu’elle n’est pas la seule à souffrir de la mort soudain de son mari. Les cours de jardinage vont aider à lui remettre un pied dans la réalité.
Une grande partie du livre est consacrée à la relation avec sa sœur. Une enfance sous la coupe d’une mère qu’on peu qualifier de pervers narcissique a soudé les deux sœur aux caractères pourtant totalement différents. Lili a une vie tranquille et ne sort pas de sa zone de confort alors que Rachel croque la vie à pleine dents. Les dialogues entre les deux sœurs sont particulièrement drôles et bien écrits !

J’ai beaucoup aimé le groupe des jardiniers. une troupe de perso un peu perdus, un peu barrés… mais tous avec le cœur sur la main (et pas si brisé que ça).

Ce roman permet de découvrir tout une face de Los Angeles à laquelle on ne pense pas immédiatement : des quartiers résidentiels de la classe moyenne, une partie plus ghetto, un grand parc botanique…

On ressort de ce livre le sourire aux lèvres, avec une légère envie d’aller planter des tomates et des carottes, mais surtout de tenter de nouvelles expérience, un peu en dehors de sa zone de confort (ce qui ne veut pas forcement dire sauter en parachute, commencer par un cours de jardinage me semble plus abordable) !

Abbi Waxman, Les cœurs brisés ont la main verte, Belfond, 400p.
Reçu en service de presse via NetGalley.

La Malédiction de la zone de confort ★★★★☆

Prenez une actrice débutante, un écrivain maudit (avec barbe de trois jours obligatoire), la « première série française à l’américaine », une pincée de magazine people et soupoudrez le tout de poésie médiévale du XIIe siècle (si, si, c’est essentiel).

Vous obtiendrez un roman feel-good parfait pour cet automne (il a un petit arrière goût d’été).

Rose est normale. D’ailleurs elle en a même fait une vidéo sur YouTube (#jesuisRoseSimon), Benjamin est un écrivain à la recherche de ses émotions. Qui de mieux placé que le poète courtois Guillaume IX pour les réunir ?
(j’avais prévenu, poésie médiévale du XIIe siècle).

J’ai aimé d’emblée les personnages. Rose et ses tirades comme on aimerait en dire plus souvent, Benjamin (un PBGCC qui s’ignore c’est forcement attachant)… et même Guillaume ! (et pour tout vous dire Vlad m’a fait penser à un ami. Le mec que t’as envie de baffer mais qu’en même temps tu ne peux pas t’empêcher d’apprécier)
Par contre ne vous avisez pas de lire en diagonale, Marianne Levy écrit dense, vous loupez une phrase, vous loupez une info ! ou une référence, un jeu de mot… enfin quoiqu’il en soit ça serait dommage de rater le moindre mot de ce roman.

Une comédie romantique pleine de mordant à lire sous un plaid et avec un chocolat chaud à porté de main !
(ou sur une serviette de plage, mais le temps ne s’y prête pas tellement ces derniers jours)

Marianne Levy, La Malédiction de la zone de confort, Pygmalion, 400p.
Merci à Marianne et Pygmalion de m’avoir permis de découvrir ce livre !