La Styliste ★★★★☆

De la chick-lit, comme on l’a connu avec Bridget Jones, Le Diable s’habille en Prada, L’accro au shopping… et ça faisait une éternité que je n’en avais pas lu !

J’ai lu La Styliste en me disant « je suis malade, j’ai besoin d’un truc sympa et pas prise de tête », et c’était tout à fait ça !
Amber Greene travaille dans une boutique de mode hyper hype un peu par hasard quand LA styliste des stars l’embarque comme assistante pendant la saison des prix. S’en suit des qui pro quo, un petit triangle amoureux (léger et bancal, mais il est là). On croise des star hystériques, un cochon nain, des diamants, des robes splendides… On ne s’ennuie pas une seconde grâce à un rythme de péripéties soutenu (qui fait le charme du genre).

Une lecture très sympa qui m’a rappelé comme j’avais aimé Bridget Jones et Le Diable s’habille en Prada à l’époque et qu’en fait ça me manquait !

Juliette ★★★☆☆

Julie reçoit pour héritage une mystérieuse clé et l’adresse d’une banque à Sienne. A partir de là elle va dérouler le fil qui la relie à la Juliette originel, celle à l’origine de la pièce de Shakespeare.
Anne Fortier ne propose pas vraiment une réécriture de Roméo et Juliette mais une plongée à la source de l’histoire, avec quelques parallèles dans le monde contemporain. On découvre Sienne en 1340, ses traditions et les rivalités entre les grandes familles, et Sienne de nos jours… avec ses traditions et les rivalités entre les grandes familles !

J’ai bien aimé cette lecture (qui fut rapide, merci les retards d’avion !). Mais elle était loin d’être palpitante comme l’annonce Kate Mosse (qui a écrit l’excellent Labyrinthes, du coup je lui faisait confiance !) sur la couv.

Une bonne lecture pour se remettre de la rentrée en douceur !

Anne Fortier, Juliette, Editions Charleston, 574p
Reçu en service de presse

Player One ★★★★★

Des mois que ce livre traine dans ma PAL, prêté par mon père qui m’en chante régulièrement les louanges. Et puis fin juillet j’ai vu la bande annonce pour le film de Spielberg qui m’a tout de suite rappelé ce livre (normal il en est tiré…). Et hop le livre est sorti de la PAL. Et a été englouti en 2 jours. (j’avais des choses à faire samedi, mais non, j’ai lu. Et combattu une araignée mais c’est une autre histoire.)

Je ne suis pas familière de l’univers des jeux vidéo (mon expérience se limite à Tétris sur Game Boy. La grise. Et Mario Kart 2 à 3 fois par an chez des amis. Je suis toujours la dernière). ni des années 1980 (née en 86, je suis plutôt une enfant des nineties). Et pourtant je me suis immédiatement immergé dans ce livre !

Il se déroule en 2044. Dans un monde post-crise énergétique (donc pas totalement post-apocalyptique, mais on en est pas loin), la majorité de la population échappe à la réalité en faisant vivre leur avatar dans l’OASIS (et je les comprends, c’est plus cool que leur monde réél). Mais le fondateur de l’OASIS décède et laisse un testament en forme de chasse au trésor. Le gagnant remporte sa fortune et la direction de la société à l’origine de l’OASIS.

Les personnages sont attachants et en nuances, le monde virtuel est complexe et bien décrit, et même si on (enfin « je ») ne comprend pas toutes les références aux eigthies, l’ensemble reste compréhensible et totalement addictif ! Je tournais les pages à un rythme effréné pour connaître la suite (alors qu’en fait on connait la fin dès l’intro).

Que vous ayez une affinité ou non avec l’univers des jeux vidéo ou des 80s (mais si vous avez une toute petite fibre Geek, comme moi) je vous recommande très très chaudement la lecture de ce roman !
J’ai vraiment hâte de voir ce que Spielberg a pu en faire en film !

Ernest Cline, Player One, Editions Pocket, 624p.

La Servante écarlate ★★★★★

IMG_0458_2 On a énormément parlé de La Servante écarlate ces derniers temps. La première fois que je l’ai vu c’est sur Our Share Shelf, puis chez Books and quills… et enfin la vague a atteint la France.

La plupart des avis que j’ai lus/vus parlait de la dimension féministe de ce livre. Moi, c’est le glissement presque imperceptible mais néanmoins très rapide vers cette situation de totalitarisme qui m’a vraiment marqué. L’enchainement des événements semble plus que plausible dans notre monde actuel. Ce qui est glaçant.

La situation est celle-là : dans la république de Gilead, les femmes sont divisées en trois catégories : les Epouses, les Martha et les Servantes écarlates. Les Servantes ont pour unique fonction la reproduction.
Defred intercale des événements de sa vie actuelle et de sa vie d’avant, nous apportant une partie des réponses concernant la vie à Gilead. Mais surtout, en tout cas c’est ce que je retiens du livre, elle nous éclaire sur la facilité avec laquelle ce nouvel ordre s’est installé. Je vous laisse découvrir, mais c’est sidérant. Et tellement réaliste.

Je ne voudrais pas en dire trop, mais que ce soit pour le côté féministe ou politique (installation d’un ordre nouveau), je vous conseille la lecture de ce roman d’anticipation (c’est fou de penser qu’il a été écrit en 1985). Le moins qu’on puisse dire c’est qu’il est incroyablement contemporain.

Margaret Atwood, La Servante écarlate, Robert Laffont, 544p