Ce qu’il reste d’Alice

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C’est Marie de Café Antidote qui m’a prêté ce livre (je pense que le titre m’a attiré aussi…)

Alice disparaît un soir, la première thèse est celle du suicide puis peu à peu des zones d’ombres viennent soulever le doute.

L’enquête est menée par un de ses anciens professeurs. On suit l’avancée de ses recherches grâce à des échanges de mails, des lettres et on en apprend plus sur Alice à travers des mails, des tweets, des sms…

Ce livre me laisse assez indifférente… La multiplication des « sources narratives » (ça existe ça ?) m’a un peu perdu… j’ai suivi l’histoire de loin, je ne me suis pas vraiment investi (du coup la fin m’a vraiment surprise)
Je me suis assez vite lassé de ce qui m’a fait l’effet de « chouinements » du professeur

Pas de coup de coeur, même si j’ai bien aimé « tester » ce type de narration

Le Maître des illusions

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J’ai gagné ce livre grâce  à Vendredi Lecture . Je participe chaque semaine sur twitter, j’indique ce que je lis, et je regarde ce que d’autres lisent et le récap fait par VL donne un aperçu intéressant des tendances de lecture d’un échantillon non-représentatif de la population française (twitter est loin d’être Ipos). Je dois avouer qu’à force de participer j’avais oublié qu’on pouvait gagner ! 

La Dame au Chapal m’a soufflé le résumé parfait : « c’est un mix entre le cercle des poètes disparus et un bon thriller »

C’est exactement ça. Une université américaine, un groupe de jeunes avides d’apprendre, plongés dans la culture classique, qui se cherchent… et un meurtre.

Ce n’est pas tant de savoir qui sera la victime (son nom est donné dans la première phrase) que de savoir ce qui a mené ce groupe de jeunes adultes à commettre le meurtre. Et les conséquences qu’il aura sur chacun.

Je n’avais jamais lu de Donna Tartt avant. Evidemment il y a eu l’énorme battage médiatique autour du Chardonneret et du prix Pulitzer, mais comme j’ai gagné Le Maître des illusions à peu près à cette période, c’est par celui-ci que j’ai commencé !

Le style est très particulier. Dans le sens où on sent que ça n’a pas été écrit par n’importe qui. (Soyons honnêtes, il y a de nos jours une grande mare d’auteurs au style plutôt équivalent, ce n’est pas un mal, mais c’est aussi sympa de lire un livre qui n’aurait pu être écrit « tel quel » par personne d’autre.)
Le rythme aussi est particulier (je me répète, mais « bizarre » n’est pas adéquat, « étonnant » non plus, « spécial » semble péjoratif… je ne trouve pas vraiment). La première partie du récit, qui se déroule avant le meurtre, va vite. On est un peu perdus par moment, comme l’impression de ne pas reprendre son souffle. Et d’un coup, après le meurtre, tout ralenti. Et bizarrement on ne retrouve pas vraiment son souffle.
Alors, je ne sais pas si j’étais un peu enrhumée, mais j’ai eu l’impression de mal respirer pendant toute la lecture de ce livre. Mais pas quelque chose d’insupportable, plutôt dans un sens exaltant.

J’ai hâte de lire un autre Donna Tartt. Et en même temps je ne recommencerais pas tout de suite. Il n’y en a que 3 en tout (pour l’instant) et j’ai déjà grillé une cartouche !

[Petite note : mon exemplaire était truffé de fautes et de traductions bizarres (qui en France dirait « paramédical » pour infirmier ?, est-ce pertinent de parler de Monoprix dans une université au fin fond du Vermont ?). Je sais que les métiers de traducteur et de relecteur-correcteur sont très difficiles, mais pour un livre qui est un tel succès (et donc réimprimé plusieurs fois), dans une maison dont la renommée n’est plus à faire, je trouve ça un peu dommage]