Ellana – Le Pacte des Marchombres, tome 1

★★★★☆

De quoi ça parle ?

Seule survivante d’un groupe de pionniers après l’attaque de Raïs, au nord de l’Empire, une fillette est recueillie par le peuple des Petits. Elle grandit dans la Forêt Maison à l’écart des hommes et décide, à l’adolescence, de partir en quête de ses origines. Sous le nom d’Ellana, elle croise le plus grand des marchombres, le maître Jilano Alhuïn, qui l’initie aux secrets de sa guilde. Son apprentissage est semé d’embûches, de rencontres et d’inimitiés. Au terme d’un voyage jusqu’au Rentaï avec Nillem, autre élève marchombre, Ellana reçoit la Greffe et l’héritage marchombre. Mais des mercenaires du Chaos la traquent…
(c’est le resumé du site Babelio parce que je suis toujours un peu bloquée quand j’écris un résumé de série)

Pourquoi tu devrais le lire ?

Pour commencer je te conseille de lire La Quête d’Ewilan puis Les Mondes d’Ewilan.
Je les ai écoutés cet été pendant mes balades covid-friendly et j’ai vraiment adoré ! Me souvenant qu’Elise de A Book and a cup nous en parlait tout le temps pendant les meet-up du club de lecture (quand on pouvait encore se réunir…), quand Audiolib a offert à l’écoute le premier tome en mars dernier, j’ai voulu essayer… et je n’ai pas pu m’arrêter ! C’est de la littérature jeunesse, avec une héroïne pas nunuche mais pas non plus la meuf géniale à qui tout réussi. Il y a évidemment une histoire d’amour mais elle est plausible, tous les personnages sont nuancés, c’est drôle, bien écrit (et dans le cas des livres audio, bien lu !). Bref, sachez que dès que les enfants autour de moi atteindront une dizaine d’années ils auront d’office ces livres entre les mains.

Dans ces 2 trilogies le personnage d’Ellana m’avait plus intrigué que les autres (tu avoueras que ça tombe bien!). Et donc dès que le premier tome de cette trilogie a été disponible à la bibliothèque en audio (c’est mon petit plaisir de promenade). J’ai foncé dessus (comme tu peux le voir j’ai jamais mis que 3 mois et une bonne panne de lecture pour le finir…).

On retrouve toute la richesse des univers de Pierre Bottero, l’écriture si agréable (et la lecture aussi dans le cas de ce livre audio). Le début chez les Petits est vraiment mignon et drôle, puis on entre dans du plus sérieux et sombre par la suite.

C’est un peu difficile de te raconter en ne te spoilant pas mais je suis ravie d’en apprendre plus sur Ellana, les Marchombres et comment elle est devenue la femme qu’on croise dans les deux trilogies d’Ewilan.

J’ai déjà commencé le tome 2, pas en marchant parce qu’avec le verglas et le froid hivernaux c’est un peu compliqué de se balader en ce moment mais en dessinant ou en tricotant, c’est tout autant agréable !

Pierre Bottero, Ellana – Le Pacte des Marchombres, tome 1, Audiolib, 8h44

Les Hautes Lumières ★★★★

Les Hautes Lumières parle de la lutte d’une femme pour avoir un enfant.
La première partie relate la lente descente aux enfers que Nina vit pendant ses tentatives de FIV : sautes d’humeur, prise de poids, stress face à l’échec… peu à peu elle s’éloigne de son mari et d’elle-même.
Puis vient l’adoption. Nina devient la mère d’Abdelkrim au Maroc. Mais comment le ramener en France ?

J’avais un doute quant à ma capacité à me projeter dans ce roman (je ne suis pas mère et je n’ai pas le projet de le devenir prochainement). Et pourtant j’ai suivi le combat de Nina avec un réel intérêt. La souffrance de cette femme et la quantité d’amour qu’elle a donner sont forcement touchantes. Elle devient instantanément la « mère » d’Abdelkrim, comme une évidence, c’est SON enfant. Et elle est prête à tout pour lui.

La plume de Xavier des Moulins est juste. Pas de pathos, pas de mièvrerie. Une vision fine et réaliste (tant que je puisse en juger) de la psychologie d’un couple qui se dissout, d’une femme qui se perd dans son désir d’enfant puis se noie dans son bonheur d’être enfin mère.

Bref, une très belle surprise même si le thème est plutôt sensible. Je lirais d’autres ouvrages de Xavier des Moulins, son style et la complexité de ses personnages m’a beaucoup plu !

Xavier des Moulins, Les Hautes Lumières, JC Lattès, 378p.
Envoyé par les Editions JC Lattès que je remercie !

 

Je peux très bien me passer de toi

JePeuxTrèsBienMePasserDeToi

Déjà la dixième lecture Charleston ? Le temps passe si vite !

Cette fois il s’agit du deuxième roman de Marie Vareille. J’avais adoré le premier, Ma vie mon ex et autres calamités… j’ai adoré celui-ci !
(vous noterez que j’ai écrit « deuxième » et non pas « second » parce que je refuse qu’on s’en arrête là)

Chloé n’a pas froid aux yeux, enchaine les conquêtes d’un soir mais revient inlassablement à son Guillaume dont elle est séparée et qui est sur le point de se marier. Constance vit dans le No Sex Land depuis trop longtemps, entre deux relectures d’Orgueils et Préjugés accompagnées de chocolat chaud elle se morfond sur Tristan Grant, le bel anglais rencontré à un mariage l’année précédente… Les deux amies, qui n’ont en commun que leur club de lecture et leurs vies sentimentales catastrophiques décident de se lancer mutuellement un défi pour changer leur vie.

On retrouve la plume de Marie, drôle et enjouée, une histoire bien construite truffée de situations cocasses (on a encore le droit d’utiliser ce mot en 2015 ?) et touchantes.
Les deux personnages principales sont attachantes, chacune a un caractère très différent, et on se demande un peu comment ses deux là sont devenues amies (quoique parfois c’est ce qui fonctionne le mieux !). J’ai beaucoup aimé Mamie Rose, qui perd un peu la tête mais a une vision très belle de la vie (et qui lit 50 Shades of Grey).

Encore un coup de coeur, que je ne peux que vous encourager à aller chercher chez votre libraire préféré dès le 8 juin !

Incidences

incidences

Cela fait plus d’un an que je veux lire ce livre. J’étais sûre qu’il me plairait. La bande annonce du film m’avait intriguée, mais un Djian, je me suis dit qu’il valait mieux profiter du livre avant d’être enfermée dans la version filmée.

J’ai profité d’une promo folio sur leurs ebook pour l’acheter.
Et la semaine dernière, je me suis lancée. Enfin.

Mais en fait non. Je n’accroche pas du tout.
Les premières pages étaient pourtant prometteuses. J’aime le style, j’aime le personnage un peu spécial, quelques phrases franchement intrigantes relatives à la relation de Marc et de sa sœur, la santé de cette sœur, leur enfance… je pousse donc ma lecture sur une centaine de pages… et j’arrête. Pour une fois je ne vais pas trainer sur un livre pendant des semaines, perdant du temps pour des lectures qui me plaisent.

Et je pense aussi que par la même occasion je lui laisse sa chance. Pour une autre fois.

Pour que tu ne te perdes pas dans le quartier

modiano

Je n’avais jamais lu de Modiano avant celui-là, que ma grand-mère m’a prêté.

J’ai beaucoup aimé ! Je suis contente de m’être enfin lancée dans la lecture d’un Modiano (mon père me poursuit depuis environ 10 ans avec Un pedigree. Sans succès).

Après un simple coup de fil, le personnage principal replonge dans son passé. Le moindre nom, lieu est évocateur d’un passé oublié qui refait surface au fur et à mesure du récit.

Après le battage médiatique qui a suivi la remise du prix Nobel j’avais bien compris que le thème de l’œuvre de Modiano était la mémoire, l’oubli, la recherche du passé. Dans ce livre il n’est pas trop question de l’Occupation (qui semble être centrale dans son œuvre) mais plutôt des années 1950. Mais de loin.

J’ai trouvé ce livre doux. C’est peut-être un qualificatif peu approprié mais c’est l’effet qu’il m’a fait. Entre la mélancolie du passé, la réapparition des souvenirs petit bout par petit bout…

En tout cas il est certain maintenant que je lirai d’autres livres de Modiano !

Les Années Traversière

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Ce roman est classé parmi les Romances sur le site Numeriklivres.
Mais ne vous attendez pas à un jeu du chat et de la souris, des minauderies ou le classique « ils se détestent, mais en fait ils sont fait l’un pour l’autre ».
Ce livre raconte une histoire d’amour ordinaire, donc unique (elles le sont toutes). Alexandre et Mathieu vivent ensemble, s’aiment et se déchirent. Leur histoire subit les assauts de la vie extérieure, qui influence toujours ce petit cocon parfait que l’on essaye de se construire.
Nicolas Bleusher évite les deux écueils de la mièvrerie et du pathos, dans cette histoire où l’on ne sait pas si c’est Alexandre ou Mathieu qui est le plus à la dérive.

Un peu de réalité ne fait pas de mal. Même en matière amour.


(une chronique courte pour un roman qui l’est également, mais percutant) (le roman, pas ma chronique, un peu d’humilité tout de même)

Demain je ne pointe pas

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J’avais tellement hâte de retrouver ma liseuse pour pouvoir enfin lire toutes ces nouveautés Numeriklivres qui me faisaient de l’œil !

Le titre, Demain je ne pointe pas m’évoquait la liberté. Je pensais, petit bisounours que je suis, que Loïk s’échapperait vers une vie meilleure.

Mais Demain je ne pointe pas est le récit de moments de la vie de déclassés, de gens dont on ne parle pas.
La morne journée de Loïk devant sa machine outil est ponctuée de flashback de sa propre vie et de ceux qui l’ont traversée. Des moments clés, qui permettent de comprendre comment ce jeune homme épris de liberté a été broyé par le système et se retrouve à contrôler la masse de bouteilles remplies par une machine.

Un roman noir et assez pessimiste, où l’on ressent l’impuissance de Loïk face à une spirale dans laquelle il s’est enfoncé malgré lui depuis son enfance, sa volonté de refaire surfaire mais un poids qui le ramène inlassablement vers les profondeurs.

C’est un roman que j’ai été contente de découvrir dans un contexte plus serein que le métro-boulot-dodo ordinaire. Mon esprit n’était pas happé par des considérations telles que « est-ce qu’il me reste assez de ticket resto ou est-ce que j’apporte ma salade demain ? ».
On pourrait penser que c’est trop noir pour être une lecture d’été. Mais la lecture d’été est aussi faite pour sortir de son domaine  de référence et découvrir des auteurs que l’on aurait peut-être pas lu, choisissant la facilité dans un quotidien monotone.

Vous sentez mon ton blasé de la vie… c’est un peu l’effet que fait se livre, on a envie de se donner un coup de pied au… enfin de se bouger le… bref, un livre noir qui donne envie de mettre du rose dans sa vie.

Lennon

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Je suis une grande fan des Beatles depuis le début de mon adolescence. J’ai pratiquement appris l’anglais en essayant de comprendre leurs chansons (donc avant que les séries VOSTF ne débarquent en France, j’ai d’abord eu un vocabulaire débordant de niaiseries amoureuses, puis enrichit de phrases relativement incompréhensibles évoquant un morse ou une certaine Lucy…). Même si vers la fin du lycée j’ai repris pied dans mon époque et ai un peu délaissé mes fab four chéris, je ne les ai jamais abandonnés.

Vous imaginez donc que quand j’ai reçu une newsletter de Decitre annonçant une promo sur un ebook intitulé Lennon (et en plus de Foenkinos, donc j’avais apprécié d’autres romans), j’ai foncé !

Et je n’ai pas été déçue (et pourtant pas emballée à 100%).
On plonge dans l’histoire des Beatles, à travers des séances imaginaires de psy où Lennon parle de lui. Son enfance, les début des Beatles, le succès, Yoko Ono, la séparation… Ce petit livre se lit d’une traite. J’ai beaucoup aimé les passages sur le ressenti de la Beatlemania et la vision de Lennon de son histoire avec Yoko Ono.
Le seul truc qui m’a un peu chiffonné, c’est qu’en lisant on a l’impression que c’est vraiment Lennon qui parle (c’est le but du bouquin me direz-vous, et c’est donc très réussi)… mais non c’est un roman, ces paroles sont sorties tout droit de l’imagination de Foenkinos. Je suis certaine qu’il a fait beaucoup de recherches pour aboutir à ce résultat, mais quand même ce n’est pas le vrai John Lennon, ce n’est pas une interview. Personne ne peut savoir ce que pensait réellement John Lennon (malgré les kilomètres d’interviews). C’est le côté « autobiographie romancée d’un personnage réel » qui m’a un peu dérangé. (et puis c’est un Beatle, je suis très pointilleuse sur les Beatles.)

Malgré ce détail (parce que ça peut paraître énorme, mais en fait en pleine lecture c’est un détail) je recommande la lecture de ce livre, aux passionnés de Beatles, et aux autres, pour découvrir (presque) de l’intérieur ce groupe mythique !