La Soeur de l’ombre [Les Sept Soeurs, T3]

★★★★★

Après le Brésil et la Norvège, c’est cette fois en Angleterre que Lucinda Riley nous emmène pour nous faire découvrir les origines de la troisième soeur, Astérope.

Star qui forme un duo inséparable avec sa soeur « jumelle » CeCe n’est pas si satisfaite que ça de cette relation fusionnelle. Et les doutes se font plus grands après la mort de leur père adoptif.
C’est en suivant l’indice laissé par Pa Salt que Star rencontre Orlando, drôle de personnage, un peu hors du temps mais très attachant.
Et là instant librairie : Orlando est le propriétaire d’une librairie de livres anciens et rares. Amour.
Revenons à Star… petit à petit elle remonte le fils de son ascendance grâce à des journaux intimes que la famille d’Orlando a entre les mains puisqu’il s’agit de ceux d’une de leurs ancêtres, Flora MacNichol.

C’est en suivant Flora qu’on se retrouve dans l’Angleterre edwardienne. On croise Beatrix Potter et Vita Sackville-West ado (elle deviendra la maîtresse de Virginia Woolf).
Lucinda Riley comme pour chacun des opus de cette série met en avant un caractère féminin au caractère fort et indépendant. Flora subit son entrée dans la bonne société anglaise avant de vivre sa vie comme elle l’entend.

J’ai beaucoup aimé en apprendre plus sur Star. Au départ, à cause de sa discrétion et surtout de sa fusion avec sa soeur (enfin « fusion »… elle est totalement dans l’ombre de CeCe), j’avais un doute sur la profondeur du personnage. Mais Star est bien plus complexe qu’au premier abord… et finalement on se demande si ce n’est pas CeCe qui est la plus affectée par cette relation… a suivre dans le prochain tome !!!

Lucinda Riley écrit à nouveau un roman passionnant. Son style ne s’essouffle pas, l’intrigue est encore une fois très bien menée (à la fin je cachais la page de droite avec ma main pour éviter à mon regard d’être happé par des informations) et on a toujours envie d’en savoir plus (mais qui est Pa Salt ???)

Ce tome, comme le précédent, peut se lire indépendamment des autres… même s’il serait dommage de se priver de si bons romans !

 

Pour la sortie de ce tome j’ai eu la chance de participer à une soirée Charleston en présence de Lucinda Riley.
Evidemment comme à chaque fois on a toutes essayer de lui soutirer des informations à propos de la suite, de Pa Salt ou même de la 7e soeur… mais elle reste de marbre!
J’ai été surprise de sa façon d’écrire son roman… enfin écrire : elle raconte son histoire à un dictaphone ! La meilleure idée possible pour ne pas connaître le syndrome de la page blanche !
Et la saga est entre les mains d’Hollywood pour une adaptation ! Raison de plus pour commencer à la lire pour être à jour lors de la sortie !

La Bibliothèque des cœurs cabossés

J’ai lu environ 300 pages de La Bibliothèques des cœurs cabossés. Sur les 500.

Vous me direz que j’aurais pu continuer…
Mais en fait non.
Ce livre ne me déplait pas. Mais en même temps il ne me plait pas vraiment.
En le lisant je n’arrête pas de me poser cette question : écrire sur les livres n’est-ce pas tricher ?
(ici : l’installation d’une librairie/bibliothèque dans une petite ville en hommage à une veille dame récemment décédée… la totale)

Forcement, parlez de livres et les lecteurs se sentiront touchés, impliqués. J’aime cette librairie, son rangement peu conventionnel (le rayon polar prend le nom de « sexe, violence et armes », il y a un rayon « pour le vendredi soir et le dimanche matin »…) mais je n’accroche pas à l’histoire.
Je n’aime pas l’héroïne. Enfin je ne la déteste pas mais elle m’est indifférente.

Tout ce livre me laisse indifférente.

Et comme vous avez pu le voir sur twitter (ou non et j’en profite pour vous le dire) je n’ai pas de vacances cet été parce que je change de travail. Je suis hyper méga contente. Mais aussi très fatiguée, après une année particulièrement intense à mon poste actuel + mon déménagement récent, je voyais d’un très bon œil mes 4 semaines de glandouille, lectures, apéro, tricot, balades… Et là, non seulement je n’ai pas ça, mais en plus je vais devoir m’adapter à un nouvel environnement (5 ans dans mon ancienne boite. Je connais tout le monde, les procédures…). Donc là, à la page 286, avant de savoir si cette vieille dame catho un peu coincée allait lire le roman érotique gay, j’ai abandonné.

J’ai envie de lire un livre qui me fait ressentir quelque chose. Que ce soit de la joie ou de la tristesse, de l’étonnement ou de la perplexité… je ne veux pas tourner les pages comme je laisse la télé en fond sonore quand je fais du repassage (Je repasse maintenant. Une nouvelle vie je vous dis.)

À la base je pensais vous parler du classement de la librairie (je l’ai un peu fait), de cette petite ville qui lutte pour survivre, de la description de la mauvaise chick lit que donne l’auteur (et qui correspond d’un certain côté à son livre… à sa place j’aurais fait attention).
Mais en fait c’est l’indifférence qui surpasse tout ça.

Un pas de plus dans l’apprentissage de l’abandon des livres qui ne me plaisent pas.