Jamais seule

 

★★★★☆

Pour Agathe, il faut vivre pleinement pour ne rien regretter.
Pour Alicia, le principal est de ne pas s’éloigner d’Agathe.

Alors quand le pire arrive, laissant Alicia seule face à un deuil qui s’annonce insurmontable, c’est à nouveau l’amour de sa jumelle qui va la secourir.
 
Inséparables depuis leur naissance, le lien qui unissait Agathe et Alicia dans la vie, se révèlera-t-il être toujours aussi fort dans la mort ?
 
Un roman, plein de vie et d’espoir, qui séduira les fans de PS : I love you

Jamais seule est le premier roman de Sandrine Dureuil (que vous connaissez surement mieux comme Sandrine de Vu de mes lunettes !). Et j’ai eu la chance de le gagner lors d’un concours qu’elle avait organisé, encore merci Sandrine !

Je me suis plongée dans ce roman dès que je l’ai reçu. Et j’ai tout de suite aimé.

Je passe rapidement sur les quelques problèmes de forme qui ont un peu perturbé ma lecture au départ (je maintiens que le travail d’édition n’est pas quelque chose dont on peut se passer). Quelques répétitions, des phrases un peu bancales, rien de catastrophique (et puis je suis tatillonne, et ça a été mon job à une époque…)… mais passé quelques chapitres on est tellement pris par l’histoire que tout ça est relayé au second plan. Le rythme est doux et totalement adapté au propos.

J’ai eu les larmes aux yeux plus d’une fois, parfois de tristesse, parfois de joie pour ces personnes que Sandrine a su rentre très attachants.
Le résumé parlant de P.S. I Love you, j’avais cerné le principe du livre avant de commencer mais finalement c’est le déroulé de l’histoire et l’évolution des personnages face au deuil qui sont intéressants à suivre. Alicia se retrouve seule après la perte de sa soeur jumelle elle perd tous ses repères, ses parents et son frère sont également touchés et chacun essaye d’avancer dans sa douleur et de reprendre pied, guidé par Agathe.

 

Alors vous me direz, mais pourquoi lire un livre qui va te faire pleurer ? Mais déjà parce qu’il n’est pas larmoyant ni dans le pathos ou le voyeurisme, il y a de l’espoir. Et il y a de la vie.
On lit pour ressentir des émotions (enfin moi je lis en partie pour ça, si ce n’est pas votre cas je vous conseille plutôt de lire des ouvrages juridiques. Niveau émotion ça sera mieux).
Et la vie ce n’est pas qu’une comédie romantique !

Un beau premier roman, qui mérite que vous lui donniez sa chance !

Disponible sur librinova, bookeenstore et amazon.
(ces liens ne sont pas sponsorisés)
(j’aime pas amazon, mais si vous avez un kindle vous êtes bloqués, donc j’ai quand même mis le lien…)

Les Lettres de Rose

★★★★★

Lola apprend que sa grand-mère biologique, qui vient de décéder, lui lègue une maison dans un petit village. Elle y trouve des lettres, qui tel un jeu de piste l’aide à reconstituer l’histoire de sa famille biologique et comprendre pourquoi elle a été donné à l’adoption.

Les lettres de Rose (la grand-mère) font remonter Lola jusqu’à son arrière-grand mère, une femme déterminée à échapper à sa condition de paysanne quelqu’en soit le prix. Et ce sont les choix qu’elle fait qui vont conditionner l’éducation et les choix des 4 générations suivantes, surtout les femmes.

J’ai été impressionnée par la complexité de ce premier roman ! Les personnages sont tout en nuance et très attachants, les secrets de familles des différentes générations s’entremêlent pour tisser une toile où l’ambition et les trahisons conduisent à la peur du « destin » (et à l’abandon d’un bébé).
La partie historique qui se déroule entre la fin du XIXe siècle et les années 1980 est très bien documentée, rien ne fait fausse note et on plonge totalement dans l’ambiance d’un petit village français du début du XXe siècle.

Clarrisse Sabard nous offre un premier roman parfaitement maîtrisé, et j’ai hâte de lire La Plage de la Mariée qui vient de paraître aux Editions Charleston !

Et ce livre m’a gentiment rappelé un de mes rêves : ouvrir une librairie dans un village accueillant ; par exemple j’aurais aimé être la libraire de Stars Hollow. Même si je n’aurais probablement eu que Rory comme cliente. Rêve dans lequel a continué de me plonger La Soeur de l’ombre, dont je vous parle la semaine prochaine !