Les Miracles du bazar Namiya

De quoi ça parle ?

Un soir, trois jeunes hommes trouvent refuge dans un vieux bazar abandonné. Ils reçoivent une étrange lettre, qui semble dater de 30 ans plus tôt.

Pourquoi il faut que tu le lises :

Je ne m’attendais pas vraiment à ça. Déjà parce que ce livre est publié dans la collection Exofiction qui propose de la science fiction… alors certes les 3 types communiquent avec des gens qui ont vécu 30 plus tôt mais le sujet est plutôt les relations humaines, les choix et leurs impacts sur notre vie et celle des autres.

J’ai été un peu surprise parce que Les miracles du Bazar se présente presque comme un recueil de nouvelles et j’ai mis un peu de temps à le comprendre… mais peu à peu tout se met en place et les pièces du puzzle s’imbriquent. Le genre habituel de l’auteur est le roman policer… ça a dû aider pour créer tous ces liens !

Comme à chaque fois que je lis de la littérature japonaise (ce que je devrais faire beaucoup plus souvent) je suis impressionnée par le style, l’ambiance qui se dégage de ces récits. La culture japonaise a une façon bien à elle de voir et de comprendre les relations humaines et, en tout cas dans ce que je lis, il s’en dégage une impression que j’ai du mal à décrire mais qui fait que je me sens bien dans ces livres (même si on sent un fort poids des traditions, du respect, de la famille).

Une belle lecture, un roman très touchant.

Keigo Higashino, Les Miracles du bazar Namiya, Actes Sud, 384p.

Les Mémoires d’un chat ★★★★★

C’est ma grand-mère qui m’a offert ce livre pour mon anniversaire. Et ce chat à l’air malicieux sur la couverture était de bon augure !

Ce roman est bourré d’émotions mais entièrement enrobées d’une pudeur toute japonaise.
Satoru entreprend un voyage pour confier son chat à des amis à cause d’un changement soudain dans sa vie. Il va à la rencontre de ses amis qui ont chacun marqués une époque de sa vie, ils échangent des souvenirs grâce auxquels on en apprend beaucoup sur le Japon contemporain, mélange de tradition et de modernité, et se quittent, Satoru repartant toujours avec son chat.
Le récit alterne les points de vu : de Satoru, de ses amis et du chat, ce dernier étant un fin observateur de la nature humaine.

Attention, vous ne refermerez pas ce livre sans avoir la larme à l’œil (ok, en vrai j’ai eu du mal à finir, je n’arrivais pas à lire entre mes larmes)

Mais malgré la nécessité d’un bon paquet de mouchoirs à porté de main pour les dernières pages, on ressort de ce livre étrangement apaisé et plein d’optimisme (et avec l’envie d’avoir un chat aussi malin…)

Hiro Arikawa, Les Mémoire d’un chat, Acte Sud, 336p.