Avec des si et des peut-être

★★★★☆

De quoi ça parle ?

Maxine est prof de Français au lycée de Savanah (oui mais Savanah sur Seine). Entre ses élèves qui on du mal à reconnaitre le génie de Flaubert et sa coloc qui ne jure que par les jus d’herbes elle se demande souvent si sa vie aurait pu été différente si… ou peut-être…

Pourquoi il faut que tu le lises

Parce que c’est un roman de Carène Ponte !
C’est l’assurance d’une lecture sympathique mais qui a un fond. Alors non, Carène n’écrit pas des livres de développement personnel mais finalement on est pas si loin (mais c’est BEAUCOUP mieux écrit !).

Avec Un merci de trop, tu t’étais rendu compte qu’il fallait que tu reprennes ta vie en main ? Avec ce troisième roman, tu commenceras à vivre ta vie sans te demander ce qu’elle aurait été si tu avais fait si ou ça… mais à prendre des décisions pour ton futur.

C’est drôle, c’est malin, il y a foule de petits détails qui te feront sourire… et ça me rappelle qu’il faut que je lise son deuxième roman !
Carène Ponte, Avec des si et des peut-être, Michel Lafon, 374p.
Reçu en SP via NetGalley.

Poulets grillés

★★★★☆

Comment ne pas être ébloui par cette couverture ?
(voir perdre un dixième de vision à cause du pantone fluo…)

Mais ce qu’il se passe à l’intérieur est aussi interessant !

Capestan prend la tête d’une brigade plus que particulière : le 36 quai des Orfèvres a décidé de regrouper sous ses ordres tous les flics que la direction veut placardiser et de leur donner toutes les enquêtes non-résolues… histoire de faire grimper les statistiques des autres unités.
Anne Capestan (elle-même tout juste réintégrée après une mise à pieds) a sous ses ordres : une policière qui revient après avoir tout plaqué pour écrire une série télé policière, un flic dont tous les partenaires ont été blessés, un qui balance tout à la presse, un as de l’informatique mais un peu à côté de la plaque…

On sent bien le potentiel comique de cette équipe de bras cassés  et il est très bien exploité ! Certains dialogues et situations sont très drôles et contrairement à certains, l’humour est savamment dosé pour ne pas dégénérer en n’importe quoi (suivez mon regard).
L’enquête en elle-même est bien rythmée, le suspens et les rebondissements font que l’on ne peut pas lâcher le livre avant de savoir comment notre équipe plus que bancale va s’en sortir.

Sophie Hénaff réussi très bien à nous faire aimer cette bande de nuls… qui ne sont pas si nuls que ça !
Je pense que le tome 2 arrivera très bientôt dans ma PAL.

Funny Girl

★★★★☆

Il y  quelques semaines je suis allé voir ma soeur qui s’est installée à Londres et évidemment j’ai coordonné ma lecture à l’activité du week-end (et aux 6h d’eurostar aller-retour).

Ce n’est pas le premier Hornby que je lis (Vous descendez ?, évidemment) et comme en plus le cadre du roman fait parti de mes époques/lieux préférés je m’attendais à passer un bon moment. Et ce fut le cas !

Nick Hornby nous raconte l’évolution de la société britannique au travers de la vie de son héroïne, Barbara, mais aussi grâce à la série télé à laquelle elle participe.
Barbara est une jeune femme de Blackpool (la province), avec un physique de bimbo (désolée pour l’anachronisme) mais la très forte volonté de faire de la comédie et pour ça elle va forcement aller à Londres. Après quelques déboires (son agent rêve de la voir en hôtesse de bar), elle rencontre l’équipe d’une future série télé. Tous tombent sous son charme (et change 90% du scénario de départ pour s’adapter à leur nouvelle star). Barbara connait ensuite la gloire, le doute et l’amour.
En plus de Barbara, Nick Hornby centre son récit tour à tour sur les différents membres de l’équipe de la série : la star masculine qui très sur de son physique est une sorte de « bimbo »; les deux scénaristes qui permettent de mettre en avant les choix de vie que devaient faire les homosexuels à une époque où cela constituait un délit, le producteur représente une version plus traditionnelle de vie mais plus par habitude que par conviction.
Petit à petit les moeurs se libèrent, même si une frange de la population (symbolisée par Vernon Whitfield, horripilant mais très drôle) reste ancrée dans ses traditions.

La série connaît des hauts et des bas, tout comme nos personnages mais pas le plaisir qu’on a de les suivre !
J’ai beaucoup aimé ce roman, qui est léger et très drôle tout en explorant des thèmes sérieux : la place de la femme dans la société, l’évolution des moeurs, l’évolution des relations au fil de la vie…

Une excellente lecture que j’ai d’autant plus appréciée entre un english breakfast et un afternoon tea, et le délicieux accent de mes voisins d’eurostar !

 

Les Perles noires de Jacky O.

★★☆☆☆

Ce livre c’est un peu Ocean’s Eleven.
Sauf que les braqueurs ne sont pas 11 et qu’ils sont loin, très loin d’être des as.

Stéphane Carlier nous propose un roman loufoque qui vous fera passer un bon moment de lecture mais sans plus. Certains passages m’ont tiré un léger sourire mais jamais plus, peut-être que trop de loufoquerie tue la loufoquerie…

Les personnages sont sympathiques mais pas très fouillés. L’histoire tient la route sans être très innovante ou particulièrement bien menée…

Bref un petit roman sympathique mais qui ne m’a que moyennement emballé.

Comment sortir d’une poupée gonflable et de beaucoup d’autres ennuis encore [Wilt 1]

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 ★★★☆☆

Henry Wilt est à bout. La quarantaine passée, chaque jour lui rappelle sa médiocrité. Une carrière au point mort, des étudiants dégénérés, et Eva sa femme, qui ne rate jamais une occasion de le rabaisser. Certain que le monde lui refuse depuis longtemps une gloire bien méritée, Henry décide d’agir et de supprimer celle qui a fait de sa vie un véritable enfer.

« Tom Sharpe est un moraliste violemment drôle, salubrement grossier et épatamment tonique, dont la charge bouffonne a le pouvoir de dessillement réservé aux grands caricaturistes.  »
Évelyne Pieiller, La Quinzaine littéraire

Du cynisme, de l’absurde, le tout enveloppé d’humour British… Alors pourquoi mon avis est-il mitigé ? Et bien je ne le sais pas moi-même…

J’ai passé un bon moment de lecture mais je pense que j’en attendais tellement plus de ce livre !
J’ai aimé les aventures loufoques d’Henry Wilt dont la médiocrité fini par frôler le génie quand il sort de son schéma de pensé habituel. Beaucoup de situations m’ont fait sourire et un moment on se demande bien par quelle pirouette il va pouvoir s’en sortir. Eva, sa femme est un personnage haut en couleur et qui va vivre une aventure qui la dépasse totalement (impliquant pêle-mêle de la méditation, un imper jaune, un matelas gonflable et une branche de lierre).

Tom Sharpe en profite pour dresser un portrait au vitriol de la société anglaise des années 1970, du système scolaire à la police en passant par les mœurs de la petite bourgeoisie de province.

Je lirais le tome suivant, je serais peut-être dans de meilleurs disposions pour l’apprécier ! (Puisque tous les ingrédients sont réunis pour que j’aime !)

L’analphabète qui savait compter

analphabète

 

Petite déception pour ce livre… j’avais beaucoup aimé Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire, j’ai trainé celui-ci pendant 3 semaines, et j’ai fini par survoler la fin.

Tout ce que j’avais aimé dans Le vieux est dans celui-ci too much. Trop de « coincidences », trop de trucs déjantés qui sont placés là pour que ça ai l’air bien déjanté…
J’ai même trouvé qu’il y avait beaucoup de redites, notamment concernant les histoires des personnages

Ce qui fait qu’au final je n’ai pas grand chose à en dire… à part que si vous ne l’avez pas encore lu je vous recommande Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire (on m’a déjà dit que ses 600 pages étaient un peu trop… mais je ne les ai pas vues passer) et si vous l’avez lu… arrêtez-vous là !

L’Affaire Jane Eyre

affaire jane

Des mois qu’on me parle de L’Affaire Jane Eyre (elles sont tenaces les copines twittos) et enfin, je me suis décidée à le lire.
Evidemment les copines twittos avaient raison : c’est très bien !
Un monde où la littérature est religion, où les dodo sont des animaux de compagnie et où on peut communiquer avec les personnages de ses livres préférés est forcement un monde où on voudrait vivre.
J’ai adoré l’oncle de Thursday Next (la détective littéraire) qui est une sorte de Géo Trouvetout ou de « Q », inventeur complètement loufoque

Par contre j’ai trouvé que les 3/4 du livre n’avait pas grand chose à voir avec l’affaire Jane Eyre elle-même, mais une description de ce univers qui ressemble tant au notre.
Peut-être une mise en place du décors pour les aventures suivantes de Thursday Next ?
(8 tomes pour l’instant)

Si tu trouves que les dernières semaines mes chroniques étaient un peu light, sache que celle-ci est la dernière de la série, après j’aurais fini de parler de mes lectures d’été (j’en ai zappé 2… j’avais vraiment pas grand chose à dire dessus et je n’ai pas aimé. Alors autant je peux faire un effort en vacances pour des livres que j’ai aimé, mais pourquoi parler de ceux dont je ne me souviendrai pas dans 2 mois ?)

 

Le Mystère Sherlock

sherlock

Motivée par une vague d’enthousiasme twitterien je me suis jetée sur Le Mystère Sherlock à peine la dernière ligne de La Chute des géants finie.
(Du coup la chronique du Follett a été reportée à la semaine prochaine, ou dans 15 jours, mais je ne pouvais pas attendre pour partager mon enthousiasme pour le livre de J. M. Erre !)

L’hôtel Baker Street situé non loin des chutes de Reichenbach accueille ce week-end là un colloque holmésien. Mais si, vous savez, les holmésiens, ces spécialistes du Canon, comprenant tous les écrits concernants de près ou de loin Sherlock Holmes. Dix des plus éminents d’entres eux sont réunis pour déterminer qui sera le premier à siéger à la chaire d’holmesologie de la Sorbonne. Mais en arrivant le mardi sur les lieux (isolés par une avalanche), la police découvre dix cadavres.

Ce livre est truffé de références à Sherlock Holmes et autres romans policiers/thriller. L’auteur parsème son texte de jeux de mots, le style est enlevé, très bien adapté au rythme de ce cluedo holmesien.
Le tout est assez drôle et en même temps on est tenu jusqu’au bout par le suspens : qui est donc le tueur ?

Le thème de ce livre colle parfaitement au renouveau d’intérêt pour l’enquêteur britannique ces dernières années. Et tout comme je vous conseille fortement ce petit livre qui se lit d’une traite, je vous conseille, si ce n’est pas déjà fait, de regarder l’excellente série de la BBC (et éventuellement Elementary, qui est un peu moins bien, mais ça reste du Holmes tout de même) (hum, il est possible que je sois une holmesienne de niveau 1 ou 2, quand même. L’échelle dressée par J. M. Erre va jusqu’à 10, à partir du niveau 6 l’holmesien considère que Sherlock a été réel. J’en suis encore loin.)