Le jour où j’ai appris à vivre ★★★☆☆

J’ai un avis mitigé sur le premier Laurent Gounelle que j’ai lu.
J’ai beaucoup aimé, je l’ai lu en 3 aller-retours de métro… mais en fait je sens bien que ce n’est pas pour moi.

Jonathan, courtier en assurance récemment séparé, croise un jour une bohémienne qui lui prédit sa mort prochaine. Chamboulé, Jonathan décide de faire une pause et d’aller voir sa tante.

Et c’est là qu’intervient la tante légèrement gourou. Elle le mène sur le droit chemin en lui faisant réaliser plein de grands principes de la vie.
Evidemment j’adhère à ces principes. Par exemple : avoir le courage de suivre la voie qui correspond à nos envie profondes plutôt que de se conformer à ce qu’on pense que les autres attendent de nous. C’est en réalisant ça l’automne dernier que je me suis inscrite pour avoir un visa pour le Canada, abandonnant le sacro-saint CDI dans l’entreprise de mes rêves pour aller découvrir le Canada.
Donc oui je suis d’accord. Cependant ce livre a des penchants trop « développement personnel » pour moi. Trop de principes de vie en si peu de pages, ça finit par me donner un léger sentiment d’overdose…

J’aime les romans feel good, qui discrètement sous l’aspect d’une lecture légère vous amène à vous poser des questions sur vous-même (comme J’arrête quand je veux de Coralie Khong Pascaud, en le refermant je regardais mon téléphone un peu différemment).

Je comprends parfaitement pourquoi les livres de Gounelle ont du succès, justement parce que c’est une version plus agréable à lire qu’un « essai » de développement personnel. Mais là c’est trop évident pour moi.

Laurent Gounelle, Le jour où j’ai appris à vivre, Pocket, 288 p.

J’arrête quand je veux ★★★★☆

Quand Coralie m’a proposé de lire son nouveau roman en avant première j’étais (évidement) super contente ! Et même s’il n’a rien à voir avec Loin de Berkley Hall (que je vais relire bientôt dans sa version City Edition), j’avais un bon pressentiment : il se trouve que les mots « accro à son portable » et « besoin d’une détox digitale » me touchent un peu (beaucoup)(trop).

Elisa, éditrice dans une maison où la chef est impressionnante et son collègue éditeur plutôt désagréable, est complètement accro à son portable. Avant même de poser le pied par terre le matin elle a déjà fait le tour de twitter, instagram, facebook… Poussée par son amoureux et sa meilleure amie, elle entame une digital detox. Qui se transforme en detox tout court puisqu’au bord du burn out, elle se réfugie chez sa tante à la campagne.

J’ai dévoré le roman de Coralie en un week-end ! J’ai beaucoup aimé le ton et le style plus modernes que dans Loind de Berkley Hall, et même ses références musicales un peu douteuses (je vous laisse la surprise…) ! Tous les personnages sont attachants : la meilleure amie totalement débordée par ses terreurs de gamins, la tante et son Bed & Breakfast dans lequel on passerait bien le week-end…

La scène du réveil qui sonne et où je me jette directement sur instgram et twitter, sans même prendre le temps de mettre mes lunettes, elle m’est très, trop, familière. Du coup je me suis tout de suite sentie proche d’Elisa ! (ce qui n’est pas vraiment une bonne chose). Mais, même si je ne vais pas me déconnecter totalement, je vais essayer de ralentir. Sous ce côté léger, ce roman donne quand même à réfléchir sur ce qu’on pourrait faire si on était moins scotchés à nos téléphones.

Que vous soyez accro à votre portable ou pas, je vous conseille cette comédie feel-good qui vous fera déconnecter… au moins pendant quelques pages !

Coralie Khong-Pascaud, J’arrête quand je veux, Librinova
(le lien n’est pas affilié, c’est à dire que je ne touche pas un centime si vous achetez le livre. Mais je trouve quand même que vous devriez l’acheter !)

Les cœurs brisés ont la main verte ★★★★☆

A Los Angeles, Lili jeune veuve et maman de deux enfants se retrouve embarquée dans un cours de jardinage imposé par sa boss. Des amitiés vont se lier, des amours naître…

Lili est un peu paumée au démarrage, elle va peu à peu prendre conscience de son entourage et du fait qu’elle n’est pas la seule à souffrir de la mort soudain de son mari. Les cours de jardinage vont aider à lui remettre un pied dans la réalité.
Une grande partie du livre est consacrée à la relation avec sa sœur. Une enfance sous la coupe d’une mère qu’on peu qualifier de pervers narcissique a soudé les deux sœur aux caractères pourtant totalement différents. Lili a une vie tranquille et ne sort pas de sa zone de confort alors que Rachel croque la vie à pleine dents. Les dialogues entre les deux sœurs sont particulièrement drôles et bien écrits !

J’ai beaucoup aimé le groupe des jardiniers. une troupe de perso un peu perdus, un peu barrés… mais tous avec le cœur sur la main (et pas si brisé que ça).

Ce roman permet de découvrir tout une face de Los Angeles à laquelle on ne pense pas immédiatement : des quartiers résidentiels de la classe moyenne, une partie plus ghetto, un grand parc botanique…

On ressort de ce livre le sourire aux lèvres, avec une légère envie d’aller planter des tomates et des carottes, mais surtout de tenter de nouvelles expérience, un peu en dehors de sa zone de confort (ce qui ne veut pas forcement dire sauter en parachute, commencer par un cours de jardinage me semble plus abordable) !

Abbi Waxman, Les cœurs brisés ont la main verte, Belfond, 400p.
Reçu en service de presse via NetGalley.

Un printemps à la Villa Rose [Retour à Cedar Cove #2]

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Et me voila de retour à la Villa Rose !
Je pense que ce tome peut se livre indépendamment du tome 1, mais ça serait dommage de s’en passer.

On se retrouve donc à Cedar Cove. Jo Marie s’est installée dans on rôle d’hôtesse, et la deuxième vague d’hôte déferle sur la Villa Rose : Mary qui est plutôt hésitante quant au bien fondé de sa présence dans la ville et Annie qui vient à l’occasion de l’anniversaire de mariage de ses grand-parents alors qu’elle vient de rompre ses fiançailles.

Les grands-parents, parlons-en justement ! Un couple infernal qui se chamaille en continu, ce qui est très loin de l’image idyllique qu’en a Annie… vont-ils réussir à ne pas s’écharper avant la fête en leur honneur ?

Jo Marie a pris sa place dans le ville, les voisins sont plus présents, Mark s’occupe de créer la roseraie… et l’hôtesse continue avancer dans le deuil de son mari.

Et encore une fois, à la fin le lecteur a un bref aperçu des prochains hôtes de Jo Marie.

Et il va falloir attendre le 8 juin pour découvrir le 3e tome !
(enfin pas moi, il est déjà dans ma liseuse)

Demain j’arrête !

demain

Je dois être la dernière blogueuse livres de la stratosphère à avoir lu ce roman !
(du moins blogueuse généraliste, si j’étais spécialisée BD comme Beryl, forcement ça ne serait pas un drâme) (oui avec un accent circonflexe).
(Il y a Orgueil et Préjugés qui manque à mes classiques aussi… mais on en reparlera plus tard)

Commençons par du superficiel : je n’aime pas cette couverture. Je pensais que je comprendrais en lisant le livre, que tout s’éclairerai et que j’adorerai… J’ai compris, mais je n’aime toujours pas. (En plus si vous regardez bien, le détourage est mal fait et y’a une incohérence de couleur sur un bord du bonnet) (la râlerie gratuite).

Mais sinon :
J’ai beaucoup aimé le livre (l’intérieur).
Julie est complètement déjantée. La plupart du temps ça se passe dans sa tête, comme vous et moi (enfin surtout moi…) mais parfois ça déborde dans la vie réelle (je sais pas pour vous mais moi j’arrive encore à me contrôler).
C’est un très bon « feel good book ».
Julie vit dans une petite ville de province où tout un tas de personnages attachants et farfelus répondent à sa folie. Evidemment il y a un homme mystérieux, beau et attentionné, mais il y a aussi une boulangère, un bonnet péruvien, quelques kilomètres de footing et une opération secrète de libération.

Au départ j’ai voulu relever quelques citations marrantes… sauf qu’il y en a toutes les deux pages donc j’ai arrêté.
Allez, une seule pour la route (et parce que j’y adhère totalement) : « Je déteste le café. Je n’aime pas l’odeur et c’est un désastre écologique. Je ne comprends pas comment ce jus a pu devenir un code social universel. Comme quoi on peu faire accepter n’importe quoi aux gens si on insiste longtemps. »

J’ai hâte de lire la suite, même si je me demande ce qu’il va bien pouvoir arriver à Julie après tout ça !
Alors en fait on vient de me dire que les autres volumes affublés de couvertures douteuses avec un chat ne sont pas des suites mais d’autres romans… Donc premièrement ça renforce mon avis négatif sur les couv (qui donnent une fausse impression d’ensemble), et deuxièmement je suis un peu déçu de ne pas retrouver Julie…
Mais je suis néanmoins contente de lire d’autre Legardinier de la même veine !