Rendez-vous au café du bonheur

★★★★☆

De quoi ça parle ?

Evie passe de mission d’intérim en mission d’interim dans des boites ennuyeuses, son copain n’est pas vraiment un bout en train, sa famille la regarde de haut… Bref, sa vie n’est pas très folichonne.
Mais sa vie est sur le point de changer : elle hérite du café de sa tante, situé dans une petite ville des Cornouailles, avec une vue imprenable sur la plage.

Pourquoi il faut que tu le lises ?

C’est un très bon roman feel-good !
Alors forcement on peut lui reprocher quelques petites choses (des clichés qui ont un peu hérissé mon poil de féministe) mais on vient chercher là un peu de relaxation et l’héroïne finit par sortir (à peu près) de ses clichés et par se construire la vie dont elle rêve.

Probablement que cette sixième semaine de confinement a beaucoup joué sur le fait que j’ai eu beaucoup de plaisir à avoir vue sur la mer, le sable et les vagues qui s’écrasent sur les rocher pendant les trois quarts de ce roman. Le cadre du Café de la Plage est idyllique.
Ajoutez à ça les éléments essentiels d’un feel-good : une galerie de personnages attachants, un beau brun énigmatique, un ex-relou, des amies en or…

Un excellent moment de lecture, pour une dose de bonne humeur et d’évasion !

Lucy Diamond, Rendez-vous au café du bonheur, Editions Charleston, 353p.

Avec des si et des peut-être

★★★★☆

De quoi ça parle ?

Maxine est prof de Français au lycée de Savanah (oui mais Savanah sur Seine). Entre ses élèves qui on du mal à reconnaitre le génie de Flaubert et sa coloc qui ne jure que par les jus d’herbes elle se demande souvent si sa vie aurait pu été différente si… ou peut-être…

Pourquoi il faut que tu le lises

Parce que c’est un roman de Carène Ponte !
C’est l’assurance d’une lecture sympathique mais qui a un fond. Alors non, Carène n’écrit pas des livres de développement personnel mais finalement on est pas si loin (mais c’est BEAUCOUP mieux écrit !).

Avec Un merci de trop, tu t’étais rendu compte qu’il fallait que tu reprennes ta vie en main ? Avec ce troisième roman, tu commenceras à vivre ta vie sans te demander ce qu’elle aurait été si tu avais fait si ou ça… mais à prendre des décisions pour ton futur.

C’est drôle, c’est malin, il y a foule de petits détails qui te feront sourire… et ça me rappelle qu’il faut que je lise son deuxième roman !
Carène Ponte, Avec des si et des peut-être, Michel Lafon, 374p.
Reçu en SP via NetGalley.

La Petite Herboristerie de Montmartre

★★★☆☆

Je commence par remercier les Editions Charleston pour l’envoi de ce roman ! (Et oui, Lectrice charleston un jour, lectrice Charleston toujours)

Le bandeau rouge en bas de cette couv est parfaitement bien choisi !
J’ai passé un excellent moment en lisant ce roman (même si lire un roman grand format dans le métro peut s’avérer une véritable épreuve).

Alors oui, l’intrigue est cousue de fil blanc. J’ai compris aux alentours de la page 30 comment allait se finir ce livre (enfin presque). Mais j’ai malgré tout beaucoup aimé suivre les péripéties de Viola, qui cherche à se reconstruire après le décès de son mari.

Déjà j’adore l’idée de l’herboristerie, ancienne, tenue par une dame d’un certain âge. Ca représente une sorte de rêve, j’aimerais y trainer et récolter des conseils avisés d’une herboriste (Aromazone, ça manque un peu de charme).
Et ce livre regorge de conseils de cosmétiques et de tisanes naturelles (euh par contre, il y a une recette avec de la cannelle et personne ne dit à quel pour s’est allergène, donc faites attention quand même).
Viola, pour poursuivre les travaux de son mari, étudie l’iridologie, je n’ai pas tellement accroché ce concept (apparemment on pourrait lire des traumatismes anciens dans les taches de notre iris… même des choses remontant à plusieurs générations… j’ai du mal) mais même si c’est une partie importante du roman, c’est largement compensé par les conseils sur les plantes !

Une lecture parfaite pour les beaux jours, et pourquoi ne pas profiter de l’été pour tester les recettes naturelles proposées tout au long de l’ouvrage ?

Là où tu iras j’irais

★★★★★

Marie Vareille a encore réussi : son nouveau roman est drôle, plein de rebondissements et avec un style toujours aussi addictif !

On suit les tribulations d’Isabelle, engagée comme fausse nounou pour séduire un producteur veuf sur le point de se remarier.
Il y a tout dans ce livre : de la comédie, du romantisme, des émotions à foison (j’ai eu la larme à l’oeil) et comme toujours beaucoup d’humour. Chaque comparaison, chaque métaphore fait mouche.
Il y a un petit côté Mary Poppins, une dose de Dolce Vita et beaucoup de modernité.

Ce roman est parfait pour les beaux jours qui reviennent !
J’ai passé un excellent moment de lecture (et si contrairement à moi vous arrivez à le reposer, vous vivrez plusieurs excellents moments de lecture, ce qui est encore mieux !)

ET…

Il y a un exemplaire dédicacé par Marie Vareille à gagner !

Je garde le suspens de la dédicace. Et de toute façon une dédicace ça ne se partage pas. (J’ai été été Nadine de Rothschild dans une autre vie)

Pour cela il vous suffit de commenter cet article pour confirmer votre participation.
Et vous avez une chance supplémentaire si vous me suivez sur Twitter et/ou Instagram ! (si contrairement à moi vous n’êtes pas monomaniaque du pseudo, merci de le préciser pour chaque réseau !)

Le concours prend fin dimanche 19 mars à 21h.
(reservé à la France métropolitaine)

Bonne chance à tous !

******************* CONCOURS CLOS *******************

La Bibliothèque des cœurs cabossés

J’ai lu environ 300 pages de La Bibliothèques des cœurs cabossés. Sur les 500.

Vous me direz que j’aurais pu continuer…
Mais en fait non.
Ce livre ne me déplait pas. Mais en même temps il ne me plait pas vraiment.
En le lisant je n’arrête pas de me poser cette question : écrire sur les livres n’est-ce pas tricher ?
(ici : l’installation d’une librairie/bibliothèque dans une petite ville en hommage à une veille dame récemment décédée… la totale)

Forcement, parlez de livres et les lecteurs se sentiront touchés, impliqués. J’aime cette librairie, son rangement peu conventionnel (le rayon polar prend le nom de « sexe, violence et armes », il y a un rayon « pour le vendredi soir et le dimanche matin »…) mais je n’accroche pas à l’histoire.
Je n’aime pas l’héroïne. Enfin je ne la déteste pas mais elle m’est indifférente.

Tout ce livre me laisse indifférente.

Et comme vous avez pu le voir sur twitter (ou non et j’en profite pour vous le dire) je n’ai pas de vacances cet été parce que je change de travail. Je suis hyper méga contente. Mais aussi très fatiguée, après une année particulièrement intense à mon poste actuel + mon déménagement récent, je voyais d’un très bon œil mes 4 semaines de glandouille, lectures, apéro, tricot, balades… Et là, non seulement je n’ai pas ça, mais en plus je vais devoir m’adapter à un nouvel environnement (5 ans dans mon ancienne boite. Je connais tout le monde, les procédures…). Donc là, à la page 286, avant de savoir si cette vieille dame catho un peu coincée allait lire le roman érotique gay, j’ai abandonné.

J’ai envie de lire un livre qui me fait ressentir quelque chose. Que ce soit de la joie ou de la tristesse, de l’étonnement ou de la perplexité… je ne veux pas tourner les pages comme je laisse la télé en fond sonore quand je fais du repassage (Je repasse maintenant. Une nouvelle vie je vous dis.)

À la base je pensais vous parler du classement de la librairie (je l’ai un peu fait), de cette petite ville qui lutte pour survivre, de la description de la mauvaise chick lit que donne l’auteur (et qui correspond d’un certain côté à son livre… à sa place j’aurais fait attention).
Mais en fait c’est l’indifférence qui surpasse tout ça.

Un pas de plus dans l’apprentissage de l’abandon des livres qui ne me plaisent pas.

Un merci de trop

un merci de trop

 

Cet été j’ai enfin lu le livre de Carene de Des mots et moi !

Alors au début Juliette c’est moi. Je suis gentille et je ne fais pas de vagues (enfin je m’ennuie moins dans ma vie qu’elle quand même).
Mais je peux péter un câble. (enfin un peu moins qu’elle quand même).

Du coup comme dès les premières pages je me suis sentie proche de Juliette, j’ai passé un très bon moment de lecture… un peu trop court !
(c’est un compliment, j’en aurais bien lu des centaines de pages sur Juliette et sa folie douce)

Cliquez ici et pour moins de 3 euros vous passerez un bon moment avec des personnages attachants, une histoire un peu fofolle et surtout une Juliette très attachante !

Une lettre en été [Retour à Cedar Cove #3]

lettre_ete

Commençons par le plus visuel : j’adore cette couverture !

Comme pour les tomes 1 et 2, celui-ci peut-être lu indépendamment, l’auteur replace les personnages dans le contexte (mais pas trop lourdement, donc quand on vient à peine de finir les tomes précédents on ne souffre pas des répétitions)

Je crois que c’est mon tome préféré de Retour à Cedar Cove.
Il est un peu plus sombre, peut-être…

Cette fois-ci Jo Marie accueille Ellie, qui après avoir changé d’avis plusieurs fois, est finalement arrivée pour rencontrer un homme qu’elle a connu sur internet, et un jeune couple qui semble en crise, Maggie et Roy.
Une des deux histoires va connaître un virage tout a fait inattendu (alors que pour l’autre c’est plutôt attendu, mais quand même plaisant)

On en apprend un peu plus sur Mark, le bricoleur à tout faire, et sa relation avec Joe Marie évolue à grand pas…

Cedar Cove devient peu à peu le lieu où je voudrais passer mes vacances, Rover poserait sa tête sur mes genoux pendant que je regarderais Jo Marie et Mark se chamailler à propos du kiosque, et je mangerais les fameux cookies de la Villa Rose !

En fait je vous conseille de garder les 3 tomes pour cet été, sur la plage ou dans un transat, c’est la lecture parfaite !

Je peux très bien me passer de toi

JePeuxTrèsBienMePasserDeToi

Déjà la dixième lecture Charleston ? Le temps passe si vite !

Cette fois il s’agit du deuxième roman de Marie Vareille. J’avais adoré le premier, Ma vie mon ex et autres calamités… j’ai adoré celui-ci !
(vous noterez que j’ai écrit « deuxième » et non pas « second » parce que je refuse qu’on s’en arrête là)

Chloé n’a pas froid aux yeux, enchaine les conquêtes d’un soir mais revient inlassablement à son Guillaume dont elle est séparée et qui est sur le point de se marier. Constance vit dans le No Sex Land depuis trop longtemps, entre deux relectures d’Orgueils et Préjugés accompagnées de chocolat chaud elle se morfond sur Tristan Grant, le bel anglais rencontré à un mariage l’année précédente… Les deux amies, qui n’ont en commun que leur club de lecture et leurs vies sentimentales catastrophiques décident de se lancer mutuellement un défi pour changer leur vie.

On retrouve la plume de Marie, drôle et enjouée, une histoire bien construite truffée de situations cocasses (on a encore le droit d’utiliser ce mot en 2015 ?) et touchantes.
Les deux personnages principales sont attachantes, chacune a un caractère très différent, et on se demande un peu comment ses deux là sont devenues amies (quoique parfois c’est ce qui fonctionne le mieux !). J’ai beaucoup aimé Mamie Rose, qui perd un peu la tête mais a une vision très belle de la vie (et qui lit 50 Shades of Grey).

Encore un coup de coeur, que je ne peux que vous encourager à aller chercher chez votre libraire préféré dès le 8 juin !

Demain j’arrête !

demain

Je dois être la dernière blogueuse livres de la stratosphère à avoir lu ce roman !
(du moins blogueuse généraliste, si j’étais spécialisée BD comme Beryl, forcement ça ne serait pas un drâme) (oui avec un accent circonflexe).
(Il y a Orgueil et Préjugés qui manque à mes classiques aussi… mais on en reparlera plus tard)

Commençons par du superficiel : je n’aime pas cette couverture. Je pensais que je comprendrais en lisant le livre, que tout s’éclairerai et que j’adorerai… J’ai compris, mais je n’aime toujours pas. (En plus si vous regardez bien, le détourage est mal fait et y’a une incohérence de couleur sur un bord du bonnet) (la râlerie gratuite).

Mais sinon :
J’ai beaucoup aimé le livre (l’intérieur).
Julie est complètement déjantée. La plupart du temps ça se passe dans sa tête, comme vous et moi (enfin surtout moi…) mais parfois ça déborde dans la vie réelle (je sais pas pour vous mais moi j’arrive encore à me contrôler).
C’est un très bon « feel good book ».
Julie vit dans une petite ville de province où tout un tas de personnages attachants et farfelus répondent à sa folie. Evidemment il y a un homme mystérieux, beau et attentionné, mais il y a aussi une boulangère, un bonnet péruvien, quelques kilomètres de footing et une opération secrète de libération.

Au départ j’ai voulu relever quelques citations marrantes… sauf qu’il y en a toutes les deux pages donc j’ai arrêté.
Allez, une seule pour la route (et parce que j’y adhère totalement) : « Je déteste le café. Je n’aime pas l’odeur et c’est un désastre écologique. Je ne comprends pas comment ce jus a pu devenir un code social universel. Comme quoi on peu faire accepter n’importe quoi aux gens si on insiste longtemps. »

J’ai hâte de lire la suite, même si je me demande ce qu’il va bien pouvoir arriver à Julie après tout ça !
Alors en fait on vient de me dire que les autres volumes affublés de couvertures douteuses avec un chat ne sont pas des suites mais d’autres romans… Donc premièrement ça renforce mon avis négatif sur les couv (qui donnent une fausse impression d’ensemble), et deuxièmement je suis un peu déçu de ne pas retrouver Julie…
Mais je suis néanmoins contente de lire d’autre Legardinier de la même veine !