Miracle Morning

★★★☆☆

De quoi ça parle ?

L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt.
(Il a pas inventé l’eau chaude le gars…)

Pourquoi tu devrais le lire ?

Alors là honnêtement, je vais pas te pousser à le lire, le développement personnel c’est un secteur 1/ auquel je ne connais rien 2/ auquel je n’adhère pas totalement mais ça serait trop long à expliquer, ça sera pour une autre fois.
Je voulais juste te parler de ce livre parce que c’est grâce à lui que je t’écris (à 6h52) et que le blog va revenir à la vie.

Comment j’en suis arrivée à me lever de façon volontaire 1 heure plus tôt que nécessaire et comment ce livre m’y a aidé ?
Tout à commencé quand je suis rentrée de France à la fin des vacances de Noël. A cause du jet lag, je me suis réveillée à 5h43 pendant 4 jours d’affilé et là j’ai découvert que c’est super agréable de pas commencer le boulot la tête encore dans le… les nuages… et que profiter d’un peu de temps avant rend la journée plus agréable.
Disclaimer : je vis seule, sans enfant, et suis actuellement en télétravail dans un pays entièrement confiné… autant te dire que me coucher à 22h n’est, pour le moment, pas un problème. Parce que oui, forcément si je me lève une heure plus tôt il faut bien que cette heure de sommeil se retrouve quelque part, le but c’est pas de s’épuiser.

Dans les conseils qui m’ont le plus servi il y a ceux sur comment (physiquement) se lever plus tôt. Ne pas utiliser le snooze (cette action envoie des messages contradictoires à ton cerveau qui rend ton réveil encore plus dur, et en plus, avoue, t’es pas plus reposé non plus, hein ?). Ma nouvelle stratégie : avant de m’endormir je fais une petite liste des trucs cool que je vais faire pendant ce miracle morning, au réveil je saute du lit, vais remplir mon verre d’eau, le bois d’une traite et vais directement sur mon canapé.
Le fait de me lever pour faire quelque chose qui me fait plaisir, ça change vraiment la donne.

Hal Elrod préconise d’appliquer les 6 life SAVERS : Silence, Affirmation, Visualisation, Exercise, Reading et Scribbing (lire et écrire). C’est le grand truc du Miracle Morning.
Et là j’ai choisi de suivre ma propre voie (This is the Way, comme dirais l’autre). En fait à part que je me lève à 6h30, on ne peut pas vraiment dire que je suive ses préceptes. Par exemple Exercise… Hal t’explique que tu vas finir par aller faire un jogging. Clairement, il ne me connait pas et surestime son pouvoir de motivation. Donc pour l’instant je fais une méditation d’une dizaine de minutes, puis je bouquine ou je bricole des trucs (par exemple écrire cet article et les suivants). Une fois j’ai fait du yoga, j’ai senti Hal qui commençait à sourire parce que j’étais sur la voie du footing.
En tout cas, ce que je constate c’est que le reste de la journée j’ai plus d’énergie et globalement plus de motivation.

Elrod donne plein d’autres conseils pour augmenter les effets du Miracle Morning, mais comme je n’ai pas l’intention de devenir multimilliardaire dans les 6 prochains mois je vais continuer ma version « soft ». Mais si tu as l’ambition de « devenir un 10/10 dans tous les domaines » (comme il dit), tu peux suivre le programme de façon plus sérieuse.

Fun fact : mon exemplaire est d’occasion. La personne précédente à pris des notes… et visiblement son objectif était de se mettre au violoncelle. J’espère vraiment pour ses voisins qu’il/elle n’a pas fait ça à 6 heure du matin.

Hal Elrod, Tout se joue avant 8:00, Pocket

L’espèce fabulatrice

★★★★★

De quoi ça parle?

Nancy Huston anime un club de lecture à la prison de Fleury-Mérogis lorsqu’une détenue lui pose cette question : « A quoi ça sert d’inventer des histoires, alors que la réalité est déjà tellement incroyable ? »

Dans les 200 pages suivantes, l’auteure franco-canadienne tente de répondre à cette question.

Pourquoi il faut que tu le lises?

Je sais pas toi, mais moi je me la suis souvent posée cette question.
C’est intéressant de réaliser que notre espèce est la seule qui se raconte autant d’histoires.

L’espèce humaine est la seule à chercher constamment à donner du Sens (un chiot ne se demande pas qui étaient ses grands-parents, comment vivait ses ancêtres en 250 après J.C…)(ça leur fait toujours ça de moins à apprendre à l’école).
Tout autour de nous n’est que narration, fabulation.
Ça commence avec notre nom, c’est une histoire que nos parents ont commencé à écrire. Tout ce qui nous constitue jusqu’au moment où nous prenons les rênes de notre existence est constitué des histoires qu’on nous a raconté sur notre famille, notre communauté, notre pays…
Notre environnement n’existe pas sans les fabulations qui l’ont conçu.
Les premiers chapitres m’ont amenés à regarder ce qui m’entoure un peu différemment, et j’ai aimé ça.

Nancy Huston aborde ensuite les histoires que l’on crée autour de nous, les fabulations entrainent les guerres mais aussi l’amour.
L’essor des romans a commencé à partir du moment où les croyances religieuses ont reculées, laissant la place à un nouveau besoin de Sens.
Le dernier chapitre intitulé « Pourquoi le roman? » est particulièrement intéressant si comme moi tu aimes lire pour découvrir le monde. J’aime particulièrement les résultats de l’étude qui indique que les lecteurs sont plus empathiques parce qu’ils arrivent plus facilement à changer de point de vue et à se mettre à la place des autres… je trouve que ça me correspond bien.

Je te laisse découvrir plus en détails ce petit essai. Je ne suis pas très essai habituellement et celui-ci a traîné dans ma wishlist pendant au moins 4 ans… mais je ne regrette pas d’avoir enfin sauté le pas. Ce sont 200 pages qui se lisent rapidement et facilement (tu ne te retrouveras pas à lire 6 fois une phrase pour la comprendre).
Nancy Huston, L’Espèce fabulatrice, Babel, 192p.

Stratégies occultes pour monter un groupe de rock ★★★☆☆

Ce livre est un peu barré. Mais il se lit rapidement et provoque quelques sourires (peut-être un léger rire une fois ou deux).

L’auteur convoque les esprits du rock pour en apprendre plus (on notera que l’esprit de Paul McCartney intervient… ranimant la polémique sur sa mort!). Et de fil en aiguille les rockeurs décédés finissent par écrire un manifeste  » des défunts célèbres du rock and roll ».

Vous y trouverez détaillé toutes les étapes pour monter votre groupe, réussir et même vous séparer.
A prendre au second (voir 800e) degré.

La première partie (avant le manifeste) évoque l’histoire du rock, la naissance aux Etats-Unis via les gangs (les groupes de rock seraient une déformation des gangs de rue), le passage par l’Angleterre puis le retour aux Etats-Unis (puisque le passage par l’Angleterre a « lavé » le rock de ses origines nègres et marginales).

Puis dans leur manifeste, les esprits des rockeurs nous orientent sur le choix du nom du groupe, de la photo du groupe, des membres composant le groupe (le signe astro de chaque membre est, semble-t-il, primordial), jusqu’à nous conseiller de se renseigner sur les drogues en vogue pour composer la musique adéquat à sa consommation (pas par le groupe, mais pas le public).

Une lecture qui m’a bien amusée, et maintenant que j’ai toutes les clés en mains pour monter un groupe de rock… il ne me manque plus qu’à apprendre à jouer d’un instrument et de me faire greffer le sens du rythme !

Ian F. Svenonius, Stratégies occultes pour monter un groupe de rock, Au Diable Vauvert, 299 p.