Loin de Berkley Hall ★★★★☆

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Si tu me suis depuis quelques temps tu dois te dire « mais… elle vieilli, sa mémoire flanche, elle l’a déjà lu celui-là ! (et tu as raison, je l’ai déjà lu en numérique) (par contre ma mémoire va toujours bien, merci.)

C’est donc en format papier que j’ai eu le plaisir de relire le roman de Coralie Khong-Pascaud. Contrairement à mon affirmation plus haut, ma mémoire ne me permet pas de vous dire quels changements ont été apportés depuis la version numérique lue il y a plus d’un an et demi…

Par contre je peux vous dire qu’ayant lu son deuxième roman entre temps j’ai pu apprécier le style de Coralie. Dans J’arrête quand je veux, l’auteure a une écriture moderne, ici elle respecte parfaitement l’époque, les personnages ont un langage adapté à leur condition, éducation, époque. Et pour avoir tiqué dans certains romans historiques que j’ai lu récemment je peux vous certifier que c’est agréable !

L’histoire nous permet de plonger dans une douce nostalgie toute downton-abbeyienne : début du XXe siècle, Angleterre, Lady Catherine et sa femme de chambre Lydia ont envie de changement. Chacune va aider l’autre sur cette voix.
Le roman est assez court et on aimerait en savoir plus sur chacun des personnages… un peu comme on en avait eu l’habitude avec la série de la BBC !

Même en relecture, l’histoire a su m’entrainer jusqu’à la fin (ce qui n’était pas gagné parce qu’en général s’il n’y a pas un peu de « suspens » je suis pas tellement motivée)

Donc pour la deuxième fois, je vous recommande le roman de Coralie !

Coralie Khong-Pascaud, Loin de Berkley Hall, City Editions, 220p
Reçu en service de presse

Les Vestiges du jour ★★★★☆

 

Mr Stevens, majordome d’une grande maison, profite d’un voyage à travers la campagne anglaise pour nous confier ses pensées sur l’évolution de son métier, et des anecdotes du temps de la splendeur de sa maison.
Tout en retenu, le majordome nous livre sa vision de la dignité professionnelle et d’un monde en pleine évolution. Lui, qui a connu l’Angleterre d’avant-guerre, sera-t-il capable de s’adapter à son nouvel employeur, un américain (nationalité de la modernité) ?

J’ai profité de l’obtention du prix Nobel par Kazuo Ishiguro pour sortir enfin de ma wishlist ce livre qu’une de mes amies me pousse à lire depuis environ 10 ans…
Le style est fluide et aussi maîtrisé que les émotions de Mr Stevens. Une retenue toute anglaise, qui décrit en creux la réalité. Je n’arrive toujours pas à déterminer si Stevens est un monstre de snobisme ou un homme empêtré dans sa propre gène… surement un peu des deux.
Le roman fait état des changements de l’entre-deux-guerre, Lord Darlington représentant de cette aristocratie qui pratiquait l’ingérence diplomatique aussi bien que l’équitation. Sauf que le lord tant révéré par Stevens s’est légèrement trompé de camp.
Stevens regrette aussi la disparition du personnel de maison, et de la légèreté avec laquelle les nouveaux traitent la charge.

Les Vestiges du jour est un très beau roman, nostalgique et mélancolique, sur les occasions ratées et la place de chacun dans un monde en pleine évolution.

Kazuo Ishiguro, Les Vestiges du jour, Folio, 339p.

Warwick Castle

1917. Dans le Comté de Worcestershire, la famille Foxbury doit faire face à une terrible nouvelle : le fiancé de Sophia, Henry a été retrouvé mort au champ de bataille.
La Comtesse s’empresse de revenir d’Italie pour aider son aînée à surmonter cette terrible épreuve.  Alors que la guerre fait rage en Europe, la vie suit son cours à Warwick Castle : Garden Party’s, dîners somptueux, fêtes d’anniversaire… les domestiques ont du pain sur la planche. Et pourtant, la vie de la famille Foxbury est sur le point de changer : les lourds secrets de ses membres seront bientôt révélés, bouleversant à tout jamais la vie au château…

Dans ce roman, le Comte James Foxbury et ses trois filles sont au centre de l’intrigue. Âgées d’une vingtaine d’années, Sophia, Adeline et Lily ont chacune leur tempérament, des idées plein la tête et des secrets inavouables. Dès les premières pages, vous serez happé dans leurs tumultueuses aventures. 

Marine de A touch of blue Marine a choisi de publier son premier roman sur la plateforme Librinova. En souvenir de notre année comme Lectrices Charleston, elle m’a proposé de me l’offrir.

Je dois dire que l’exercice n’est pas facile. J’aime bien Marine, nous avons pu nous rencontrer une fois à un déjeuner Charleston et je lis régulièrement son blog.
Contrairement à ce que pourrait laisser croire cette première phrase, ma chronique ne va pas être mauvaise. Juste mitigée.

L’histoire est bonne.
Les personnages sont plutôt bien dépeints et leurs interactions aussi. J’aime beaucoup le principe de livre chorale, où il n’y a pas qu’un seul personnage principal mais plusieurs qui se détachent du lot et dont les histoires viennent se percuter.
Marine nous plonge dans une famille aristocratique en Angleterre au début du XXe siècle (je ne m’en lasse pas !). La famille Foxbury connait de nombreuses péripéties alors que le climat mondial est particulièrement tendu (1917 !)

Mais c’est sur la forme que le livre de Marine aurait eu besoin du petit accompagnement qu’offre un éditeur « traditionnel ». Il y a quelques expressions qui ne collent pas tout à fait avec le décors, des émotions anachroniques, quelques tournures des phrases un peu bancales… Il n’y aurait pas beaucoup à faire, l’essentiel de la trame est là.

C’est un premier roman, je ne l’oublie pas, et auto-édité qui plus est. Je pense qu’il a du potentiel… ça serait bien qu’un éditeur croise sa route et permette à Marine d’exprimer tout son potentiel comme auteur !

Loin de Berkley Hall

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Coralie vous la connaissez surement, c’est La Bulle de Coco !
Elle a gagné la 2e place du concours des Editions Charleston et Librinova sur le thème de Downton Abbey (parce qu’on étaient tous un peu au bord du désespoir après la fin de la série).

J’adore la couv (et plusieurs d’entre vous me l’on déjà dit à propos de la photo instagram… alors qu’elle était en noir et blanc sur ma liseuse !)

Et l’intérieur est tout aussi bien !
On retrouve tout à fait l’ambiance de Downton Abbey, avec ceux d’en haut et ceux d’en bas (ceux d’en haut sont gentils mais ils planent à 10 000 et n’ont aucune idée de ce que vivent ceux d’en bas…)

Au début j’ai été tentée de trouver des parallèles avec Downton, Lady Catherine était une Lady Marie potentielle, Lydia pouvait tout à fait être Anna… mais au bout de quelques pages Coralie impose ses personnages et son histoire, et on se détache de l’image construite pendant 6 saisons par la BBC (ce qui n’était quand même pas évident à faire).
Il est très agréable de retrouver l’ambiance maintenant familière d’une grande maison anglaise d’avant la première guerre mondiale. On pourrait être chez les voisins des Crawley.
C’est un roman assez court (127 pages) mais qui ne tombe pas dans le travers d’être horriblement dense. Coralie installe ses personnages et le décors ce qui permet de bien s’immerger à Berkley Hall.

Un court roman qui se lit avec bonheur pour l’ambiance Downton Abbey !

 

Passé imparfait

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Un livre écrit par le créateur de Downton Abbey ? Il ne m’en fallait pas plus pour me lancer dans ce charmant pavé de 644 pages !

Le narrateur (on ne saura jamais son nom) reçoit une lettre de Damian Baxter. Pourquoi cet homme dont il n’est plus l’ami depuis des années reprend t’il contact ?

Ces « retrouvailles » (ne comptez pas sur ces deux là pour des grandes effusions) sont le point de départ de flashback sur la Saison de 1968. A une époque où l’on pourrait croire que la présentation des débutantes n’avait plus cours, la noblesse britannique organise encore ces bals pour introduire leurs jeunes héritières dans la bonne société.
Mais au delà de retracer la Saison avec ses intrigues, ses déceptions et ses surprises, le narrateur nous parle de l’évolution de la noblesse d’outre-Manche. Toute une classe qui voit sa place dans la société changer au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, et encore plus de nos jours alors que l’aristocratie « de robe » a fait place à une élite sociale qui prend appuis sur l’argent.
Certains s’agrippent aux usages anciens et d’autres laissent entrer la modernité  dans leur vie avec plus ou moins de succès.

Je ne vais pas vous cacher que j’ai trouvé qu’il y avait quelques longueurs (maintenant que j’y pense 1 des épisodes a surement été écrit comme ça exprès…).
Les flashback et le récit « présent » se mêlent agréablement et on retrouve très clairement la patte « Downton Abbey » (d’ailleurs certains questionnements sur la modernité sont très présents dans la série depuis quelques épisodes)

Si vous aimez Downton Abbey et/ou la noblesse britannique, vous aimerez ce livre ! 
(et si vous ne connaissez pas Downton Abbey… allez regardez cette série. Tout de suite.)

Chroniques de Downton Abbey

Chroniques de Downton Abbey jacket

Les Chroniques de Downton Abbey est beau livre de la fin d’année des éditions Charleston !
Un superbe ouvrage sur les personnages de Downton Abbey ponctué de nombreuses photo tirées de la série et d’objets d’époque mettant en relief l’univers des personnages.

Le livre est découpé en chapitres portant chacun sur un personnage (ou un couple).
On y retrouve les caractères des personnages pensés par Julian Fellowes et des détails sur leur passé qui démontrent la profondeur que les créateurs de la série ont donné à leurs personnages.
Le livre regorge également de détails historiques qui viennent éclairer beaucoup de choses. Par exemple on en apprend plus sur ces riches américaines venues en Angleterre pour épouser des aristocrates désargentés comme Cora, sur le mouvement indépendantiste irlandais dont fait parti Branson ou encore sur la prison à travers l’expérience de Bates.

J’ai adoré en apprendre plus sur mes personnages préférés (dans le désordre Lady Violet, Edith, et Thomas… j’accroche rarement avec les perso « gentils au premier abord »), comprendre le contexte historique les entourant permet également de voir les évolutions des chacun, avec ou contre son temps.
Les témoignages des costumiers sont aussi passionnants, on peut faire passer beaucoup de choses dans un ourlet de robe 3 centimètres plus courts ou le choix d’un chapeau !

Et cerise sur le gâteau en fin d’ouvrage on retrouve tout un reportage sur les coulisses de la série !

Les Chroniques de Downton Abbey sera disponible le 9 octobre, à offrir ou à vous faire offrir en fin d’année !

(et évidemment j’ai envie de re-re-re-regarder la série en entier !)