Le Manoir de l’écureuil [1/2]

★★★★☆

On est tout de suite plongé dans le vif de l’histoire, dès les premières pages l’héroïne voit sa maison détruite par un tremblement de terre.
Mais à peine séchée (c’est la piscine de son voisin qui a cédé) elle est embarquée dans une nouvelle mission : rénover le manoir de Savannah Warlock, romancière disparue mystérieusement depuis plusieurs années. Et oui, notre héroïne travaille comme architecte d’intérieur à l’Agence 13, une agence immobilière spécialisée en scène de crime.

Il s’agit ici du 4e tome de la série de Serge Brussolo. Et malgré quelques petites info disséminées ça et là, je dois dire que j’étais un peu perdue au début. Et puis finalement l’affaire en cours prend le dessus et j’ai fini par m’immerger dedans sans plus me poser de questions métaphysiques sur l’héroïne.

Ce roman est court (mais ce n’est que la première partie), rythmé, intriguant (j’ai hâte de lire la suite) et plutôt amusant (l’héroïne est assez drôle).

Vivement la seconde partie !

 

(j’ai reçu ce livre dans le cadre du club des ambassadeurs 12-21. Mais à part que je n’ai pas lu les 3 opus précédents, ça ne change rien à mon avis)

La Tente rouge

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Comme à chaque fois que je lis un livre que j’ai VRAIMENT aimé, mon premier réflexe en écrivant la chronique est d’écrire “lisez-le” un bon millier de fois et de vous laisser avec ça. (j’étais vraiment pas loin pour Le Prince des Marées)

Mais ça ne serait pas très sérieux (je n’ai pas l’air avec toutes mes parenthèses mais je suis assez sérieuse).

La Tente rouge n’est pas seulement l’histoire de Dina. C’est une histoire de mères, d’amantes, d’épouses, de filles. Dina en nous racontant son histoire et celle de ses mères avant sa naissance embrasse tous les aspects de la vie d’une femme.
Ses 4 mères et elle-même sont très différentes mais on se retrouve toutes un peu en Léa, Rachel, Bilha ou Zilpa.

Au pays de Canaan, Dina va grandir dans un monde féminin où l’influence des hommes est présente mais en réalité assez faible (les hommes s’occupent des bêtes dans la journée, les femmes restent au camp à filer la laine et à cuisiner), seul le voyage pour trouver un terrain plus grand rapproche le monde des hommes et celui des femmes (choc garanti !). Puis Dina grandit, devient l’assistante de sa tante Rachel qui est sage-femme et par ce biais découvre le monde extérieur. Et l’amour. Mais cet amour va changer son destin, l’emmener en Egypte et ouvrir une deuxième partie du livre beaucoup plus recentrée sur Dina.

Ce livre est touchant parce qu’on est forcement concernée par un aspect ou un autre de la vie de Dina (messieurs, vous avez des mères, des sœurs ou une femme, vous pouvez aussi comprendre). Même si le roman se déroule un millénaire avant notre ère, les relations humaines n’ont pas évolué (ou en surface seulement) et on y retrouve ses marques assez facilement.

C’est une période historique peu traitée dans les romans, un mode de vie qu’on a peu l’habitude de voir décrit. Je pense que je vais continuer en lisant Marek Halter, pour compléter, toujours en restant autour de l’histoire des femmes.