Les Mémoires d’un chat ★★★★★

C’est ma grand-mère qui m’a offert ce livre pour mon anniversaire. Et ce chat à l’air malicieux sur la couverture était de bon augure !

Ce roman est bourré d’émotions mais entièrement enrobées d’une pudeur toute japonaise.
Satoru entreprend un voyage pour confier son chat à des amis à cause d’un changement soudain dans sa vie. Il va à la rencontre de ses amis qui ont chacun marqués une époque de sa vie, ils échangent des souvenirs grâce auxquels on en apprend beaucoup sur le Japon contemporain, mélange de tradition et de modernité, et se quittent, Satoru repartant toujours avec son chat.
Le récit alterne les points de vu : de Satoru, de ses amis et du chat, ce dernier étant un fin observateur de la nature humaine.

Attention, vous ne refermerez pas ce livre sans avoir la larme à l’œil (ok, en vrai j’ai eu du mal à finir, je n’arrivais pas à lire entre mes larmes)

Mais malgré la nécessité d’un bon paquet de mouchoirs à porté de main pour les dernières pages, on ressort de ce livre étrangement apaisé et plein d’optimisme (et avec l’envie d’avoir un chat aussi malin…)

Hiro Arikawa, Les Mémoire d’un chat, Acte Sud, 336p.

L’Elixir d’oubli [Le Paris des merveilles, tome 2]


J’ai retrouvé avec joie Louis Denizart Hypollite Griffont, la baronne de Saint Gil, Azincourt (le chat ailé un peu snob)…
On croise aussi George Méliès, Arsène Lupin, Cartouche…

Cette fois c’est le meurtre d’un antiquaire qui va entraîner Griffont dans les méandres de la guerre qui fait rage entre les fées et les dragons depuis des siècles.
L’enquête de Griffont nous amène à retourner dans le passé (ce n’est pas un voyage dans le temps, juste un retour narratif… il y a de la magie partout mais pas dans ce genre), un petit saut au XVIIIe siècle (extrêmement bien placé, surtout que j’y suis arrivée un matin avant de sortir du métro… impossible de reprendre avant le soir !).
Pierre Pevel en profite pour nous faire vivre la rencontre entre Griffont et Isabel de Saint Gil, la création des cercles des mages et approfondir le panorama du monde de la magie qui a été esquissé dans le tome précédent.

Une fois de plus j’ai adoré le style de Pierre Pevel, notamment ses apostrophes au lecteur. J’accroche tout à fait à cet univers mêlant magie et histoire (toujours Paris au XIXe siècle…)

Il ne me semble pas indispensable d’avoir lu le tome 1, Les Enchantements d’Ambremer, pour suivre les aventures de Griffont dans L’Elixir d’oubli, mais ça serait dommage de vous en priver !

Les Enchantements d’Ambremer (Le Paris des merveilles Tome 1)

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Paris à la Belle Epoque, c’est ma conjonction lieu/époque préférée… rajoutez-y une dose de fantastique (quelques fées, des mages, des gargouilles), le tout écrit par Pierre Pevel (que je découvre ici)… le roman est évidemment génial !

Louis Griffont mène une enquête sur un trafic d’objet enchantés mais dans ce monde fantastique les choses sont souvent un peu plus que ce qu’elles ne sont !

Je lis peu de fantasy (c’est comme la BD, plus par habitude que parce que je n’aime pas le genre) mais ce livre m’a énormément plu. J’ai beaucoup aimé la plume de Pierre Pevel, les personnages et surtout l’univers est bien décrit (heureusement parce qu’on s’y perdrait entre les 3 mondes, et dans les différentes caractéristiques des fées et des mages !), l’histoire est entrainante et pleine de rebondissements. Le narrateur nous fait des petits clin d’oeil sympathiques.

Et qui ne rêverait pas d’avoir un chat ailé et de pouvoir papoter avec un arbre savant ?!

Et qui dit tome 1 dit suite !