Avec des si et des peut-être

★★★★☆

De quoi ça parle ?

Maxine est prof de Français au lycée de Savanah (oui mais Savanah sur Seine). Entre ses élèves qui on du mal à reconnaitre le génie de Flaubert et sa coloc qui ne jure que par les jus d’herbes elle se demande souvent si sa vie aurait pu été différente si… ou peut-être…

Pourquoi il faut que tu le lises

Parce que c’est un roman de Carène Ponte !
C’est l’assurance d’une lecture sympathique mais qui a un fond. Alors non, Carène n’écrit pas des livres de développement personnel mais finalement on est pas si loin (mais c’est BEAUCOUP mieux écrit !).

Avec Un merci de trop, tu t’étais rendu compte qu’il fallait que tu reprennes ta vie en main ? Avec ce troisième roman, tu commenceras à vivre ta vie sans te demander ce qu’elle aurait été si tu avais fait si ou ça… mais à prendre des décisions pour ton futur.

C’est drôle, c’est malin, il y a foule de petits détails qui te feront sourire… et ça me rappelle qu’il faut que je lise son deuxième roman !
Carène Ponte, Avec des si et des peut-être, Michel Lafon, 374p.
Reçu en SP via NetGalley.

Le jour où j’ai appris à vivre ★★★☆☆

J’ai un avis mitigé sur le premier Laurent Gounelle que j’ai lu.
J’ai beaucoup aimé, je l’ai lu en 3 aller-retours de métro… mais en fait je sens bien que ce n’est pas pour moi.

Jonathan, courtier en assurance récemment séparé, croise un jour une bohémienne qui lui prédit sa mort prochaine. Chamboulé, Jonathan décide de faire une pause et d’aller voir sa tante.

Et c’est là qu’intervient la tante légèrement gourou. Elle le mène sur le droit chemin en lui faisant réaliser plein de grands principes de la vie.
Evidemment j’adhère à ces principes. Par exemple : avoir le courage de suivre la voie qui correspond à nos envie profondes plutôt que de se conformer à ce qu’on pense que les autres attendent de nous. C’est en réalisant ça l’automne dernier que je me suis inscrite pour avoir un visa pour le Canada, abandonnant le sacro-saint CDI dans l’entreprise de mes rêves pour aller découvrir le Canada.
Donc oui je suis d’accord. Cependant ce livre a des penchants trop « développement personnel » pour moi. Trop de principes de vie en si peu de pages, ça finit par me donner un léger sentiment d’overdose…

J’aime les romans feel good, qui discrètement sous l’aspect d’une lecture légère vous amène à vous poser des questions sur vous-même (comme J’arrête quand je veux de Coralie Khong Pascaud, en le refermant je regardais mon téléphone un peu différemment).

Je comprends parfaitement pourquoi les livres de Gounelle ont du succès, justement parce que c’est une version plus agréable à lire qu’un « essai » de développement personnel. Mais là c’est trop évident pour moi.

Laurent Gounelle, Le jour où j’ai appris à vivre, Pocket, 288 p.