De Gandhi à Daech

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J’ai reçu De Gandhi à Daech dans le cadre d’un masse critique non-fiction de Babelio
(et vous allez le constater, il inaugure un mois de non-fiction sur Page 53 !)

Ce livre est très intéressant dans la mesure où par l’analyse de mouvements de guérilla de différentes natures (les méthodes de Gandhi ne sont pas applicables contre toute forme d’oppression) et dans différents endroits du globe (les théories du Che reposent en partie sur un particularisme régional de l’Amérique latine) on peut voir l’évolution de la théorie et de la pratique de la guérilla au fur et à mesure des nouveaux « coup ».
Et cela met en lumière différentes problématiques actuelles, les chapitres sur les drones font froid dans le dos.

J’ai abandonné la non-fiction depuis mes études principalement parce que certains auteurs se font une joie de compliquer leurs écrits pour la simple raison que cela fait plus intelligent (alors que le fond est souvent léger voir totalement absent), ici, le propos d’Antoine Bohm est clair et son style agréable à lire.
J’ai beaucoup aimé découvrir plus en détail les méthodes de guérilleros connus (Gandhi et Guevara par exemple, dont on parle machinalement sans vraiment connaître les fondements de leurs démarches) et découvrir d’autres histoires de guérilla, qui mettent en perspective l’évolution des méthodes qui aboutissent presque « naturellement » à la situation actuelle.

Petit bémol sur la forme : je sais comment fonctionne l’édition, je ne dis donc rien pour les coquilles, qui dans un nombre raisonnables sont « normales »… mais pas les « malgré que ». Je suis restée bloquée à 2 reprises sur cette faute, lisant et relisant la phrase en me disant que je devais m’être trompée…
Et les notes de bas de page interminables. Si une note fait 2 fois une demi-page (j’ai aussi un gros problème avec les notes qui courent sur plusieurs pages. Surtout si elles font 3 lignes), n’est-ce pas que le propos aurait mérité d’être intégré au corps du texte ?