L’Ecossais ★★★☆☆

Cette chronique sera courte, un peu comme ce livre.
Une sympathique romance de 300 pages.

Alicia décide d’aller passer quelques jours en Ecosse pour changer d’air avec son fils. Elle rencontre toute une série de personnages attachants et plutôt excentriques (sa logeuse est complètement farfelue)… et évidemment elle va trouver l’amouuuuur.

J’ai passé une agréable après-midi avec ce livre. L’histoire est un peu courue d’avance : oh tiens Alicia rencontre un écossais râleur sur le bord d’une route. oh mais tiens c’est le super beau gosse du village. Ténébreux et mystérieux…

Mais c’est une romance, je n’en attendais qu’un bon moment de détente et de me projeter dans les magnifiques paysages écossais. En bonus, j’ai eu les personnages secondaires drôles et attachants (c’est fou le nombre de petits villages de livre dans lesquels j’aimerai vivre !)

D’ailleurs Diva nous offre un prequel centré sur l’histoire de la logeuse et de son compagnon… ça me tente bien !

Anna Briac, L’Ecossais, Diva Romance, 318p
Reçu en service de presse

 

Let it snow

★★★★★

La Team RomCom a sorti au mois de décembre ce petit recueil de nouvelles. Chacune des 6 auteur a écrit un nouvelle.

Il y en a pour tous les goûts !
Ma préférée : Cap ou pas cap de Marie Vareille, dont la plume est comme toujours moderne, drôle et dynamique !
Mais j’ai beaucoup aimé découvrir le style des 5 autres auteurs de la Team.
Par exemple, j’ai bien aimé la nouvelle d’Adèle Bréau dont La Cour des grandes, gagné grâce à VendrediLecture, attend dans ma PAL depuis au moins 2 ans maintenant… il vient de remonter.

Noel est passé, mais il est encore temps de prolonger la magie pendant quelques pages !
Et à moins d’un euro, pourquoi passer à côté de 6 histoires drôles et/ou émouvantes ?

Une nouvelle chance

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 ★★★☆☆

Cette année je n’ai pas de vacances à Noel (je ne m’en plains pas, j’ai vecu 2 supers week-ends à l’étranger) et du coup mes possibilités de regarder des téléfilms de Noël s’approchent du néant. Donc en partant chez mes parents pour le week-end j’ai emporté Une nouvelle chance en me disant qu’une histoire de Noël me ferait du bien et que Debbie Macomber ne pouvait pas me décevoir.

Et ce livre s’est révelé un parfait telefilm de Noel !

Un bon telefilm. Parce que c’est Debbie Macomber quand même !

Les personnages sont fins, l’histoire avance vite et le style est plus qu’agréable à lire, Debbie Macomber crée comme à chaque fois un petit cocon dont on ne veut pas s’extraire !

Il n’est pas trop tard pour prolonger la magie de Noel, je vous conseille fortement ce petit roman paru chez Diva Romance, la nouvelle « marque » des Éditions Charleston !

Warwick Castle

1917. Dans le Comté de Worcestershire, la famille Foxbury doit faire face à une terrible nouvelle : le fiancé de Sophia, Henry a été retrouvé mort au champ de bataille.
La Comtesse s’empresse de revenir d’Italie pour aider son aînée à surmonter cette terrible épreuve.  Alors que la guerre fait rage en Europe, la vie suit son cours à Warwick Castle : Garden Party’s, dîners somptueux, fêtes d’anniversaire… les domestiques ont du pain sur la planche. Et pourtant, la vie de la famille Foxbury est sur le point de changer : les lourds secrets de ses membres seront bientôt révélés, bouleversant à tout jamais la vie au château…

Dans ce roman, le Comte James Foxbury et ses trois filles sont au centre de l’intrigue. Âgées d’une vingtaine d’années, Sophia, Adeline et Lily ont chacune leur tempérament, des idées plein la tête et des secrets inavouables. Dès les premières pages, vous serez happé dans leurs tumultueuses aventures. 

Marine de A touch of blue Marine a choisi de publier son premier roman sur la plateforme Librinova. En souvenir de notre année comme Lectrices Charleston, elle m’a proposé de me l’offrir.

Je dois dire que l’exercice n’est pas facile. J’aime bien Marine, nous avons pu nous rencontrer une fois à un déjeuner Charleston et je lis régulièrement son blog.
Contrairement à ce que pourrait laisser croire cette première phrase, ma chronique ne va pas être mauvaise. Juste mitigée.

L’histoire est bonne.
Les personnages sont plutôt bien dépeints et leurs interactions aussi. J’aime beaucoup le principe de livre chorale, où il n’y a pas qu’un seul personnage principal mais plusieurs qui se détachent du lot et dont les histoires viennent se percuter.
Marine nous plonge dans une famille aristocratique en Angleterre au début du XXe siècle (je ne m’en lasse pas !). La famille Foxbury connait de nombreuses péripéties alors que le climat mondial est particulièrement tendu (1917 !)

Mais c’est sur la forme que le livre de Marine aurait eu besoin du petit accompagnement qu’offre un éditeur « traditionnel ». Il y a quelques expressions qui ne collent pas tout à fait avec le décors, des émotions anachroniques, quelques tournures des phrases un peu bancales… Il n’y aurait pas beaucoup à faire, l’essentiel de la trame est là.

C’est un premier roman, je ne l’oublie pas, et auto-édité qui plus est. Je pense qu’il a du potentiel… ça serait bien qu’un éditeur croise sa route et permette à Marine d’exprimer tout son potentiel comme auteur !

Un merci de trop [version Michel Lafon]


Carene m’a gentiment envoyé la nouvelle version de son roman Un merci de trop. Je l’avais lu et beaucoup aimé l’année dernière mais j’étais resté un peu sur ma faim. 

On retrouve Juliette et son petage de cable après des années à se conformer à son image de petite fille sage. Enfin c’est bizarre de dire « on retrouve » parce que c’est la même histoire et que Juliette en est donc au même point au début (et à la fin du livre).

Mais j’ai trouvé que cette version etait plus aboutie. Je suis moins restée sur ma faim en tournant la dernière page ! 

Je ne relis jamais de livre parce qu’il y a BEAUCOUP trop de nouveaux livres à découvrir mais là j’ai vraiment aimé relire cette histoire. Je ne pensais pas être tenue en haleine par un livre que j’avais déjà lu et donc pour lequel il n’y avait aucun suspens. 

C’est une lecture parfaite pour l’été 

Avant toi

avanttoi

Une histoire d’amour bouleversante et poignante, sur le goût de vivre, l’amour sans limite et le handicap. Un récit touchant et drôle à la fois, qui ne laissera personne indemne.

Quand Lou apprend que le bar où elle est serveuse depuis des années, met la clé sous la porte, c’est la panique. En pleine crise, dans ce trou paumé de l’Angleterre, elle se démène pour dégoter un job qui lui permettra d’apporter à sa famille le soutien financier nécessaire. On lui propose un contrat de six mois pour tenir compagnie à un handicapé. C’est alors que la jeune femme découvre Will, un jeune tétraplégique qui rêve de mettre fin à ses jours. Lou n’a que quelques mois pour le faire changer d’avis…

Il faut bien avouer qu’avec un Milady – Grande Romance j’avais des a priori… pour le côté Intouchable à l’anglaise aussi… ils ont été balayés très rapidement !

J’ai dévoré ce roman, je voulais absolument savoir comment la relation entre Louisa et Will allait évoluer et comment tout allait se terminer (même si je savais que c’était triste, je n’ai pas cessé de croire que Will allait changer d’avis).
Pas de clichés, pas de misérabilisme (ni pour Lou ni du côté de Will), pas de facilité ni de gnangnantisme et un style très agréable à lire.
Jojo Moyes a su construire des personnages complexes et qui évoluent au contact l’un de l’autre.

Evidemment comme la moitié de la blogosphère et de twitter avait pleuré en le lisant je m’étais un peu préparée et j’ai résisté (j’étais limite quand même). Mais c’est quand même assez rare que je sois autant émue par un livre (et comme je pleure devant un film sur 2, j’ai un peu peur pour le film !)

Une très belle histoire d’amour servie par une touche d’humour anglais !

(je vous parle du film un peu plus tard !)
(et surement d’Après toi dans quelques temps, même si je ne sais pas si j’ai vraiment envie de savoir ce que Lou devient)

Eleanor & Park

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De Rainbow Rowell j’ai déjà lu Attachments et Fangirl. j’avais beaucoup aimé ces deux livres (particulièrement Attachments). Le premier a des protagonistes adultes, le second des étudiants et Eleanor & Park met en scène des adolescents… j’ai en quelque sorte régressé…

Eleanor et Park sont deux ado de 16 ans. Lors du premier jour d’Eleanor dans son nouveau lycée, Park lui laisse une place assise dans le bus (oui, comme dans les séries américaines de notre enfance, la place dans le bus est quelque chose d’extrêmement important). A partir de cet « évènement » on va suivre l’évolution de leur relation d’une cohabitation gênée à un amour passionnel.

Eleanor vit avec ses 4 frères et sœurs dans la crainte de son beau-père alcoolique et violent. On comprend peu à peu qu’elle a vécu un certain temps ailleurs et que même si elle est revenue, elle n’est pas vraiment la bienvenue… Park devient rapidement son soleil.

Rainbow Rowell décrit merveilleusement bien les émotions ressenties lors d’un premier amour. Ce plongeon vers l’autre que l’on ne retrouve plus après (oui, puisque le « premier autre » vous aura probablement larguée plus ou moins salement… mais je m’égare…).

Je pense que malgré le fait que ce roman soit classé en Young Adult, c’est vraiment un roman pour adolescent (la classification de Pocket Jeunesse en « à partir de 13 ans » est nettement plus adaptée).
En même temps c’est assez agréable de se replonger dans les sensations du premier amour.
Et petit détail : cette histoire se déroule en 1986. Donc tous ces ados ne sont pas collés à leur portables à s’envoyer des sms. Non. Ils écoutent des cassettes audio. Sur leurs walkman.

Un beau roman sur le premier amour pour un petit moment de nostalgie, ou pour faire rêver votre ado (même si dans son cas à elle, le coup des cassettes et du walkman la fera plutôt penser à la préhistoire…) 

Fangirl

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J’ai découvert Rainbow Rowell l’année dernière en lisant le très bon Attachement. Donc après avoir fini The Fault in our Stars et cherchant à enchaîner avec une lecture un peu plus légère, j’ai tout de suite pensé à Fangirl.

Et j’ai bien fait ! Rainbow Rowell nous livre à nouveau une romance qui se lit agréablement (autant je me lasse des romans au style trop complexe, autant dans la romance l’écueil à éviter c’est la gnangantisation et la répétition de clichés).

L’histoire de Fangirl est moins originale que celle d’Attachement, mais elle tient quand même la route. (À part un petit truc, mais j’ai promis à Cédric une chronique 100% sans spoiler !)
Nous nous retrouvons sur un campus américain avec Cath qui par certains aspect m’a fait pensé à la Charlotte Simmons de Tom Wolfe (mais en beaucoup moins pudibonde et sans aucune bondieurseries) (j’ai pas l’air comme ça mais j’ai adoré Moi, Charlotte Simmons). Outre l’entrée à la fac, thème assez classique, Cath doit affronter la séparation d’avec sa sœur jumelle, qui préfère vivre sa vie d’étudiante indépendamment de sa trop sage sœur, et découvre la cohabitation avec une roomate qu’elle n’a pas choisie.
Finalement, et malgré la place que cela prend concrètement, le fait qu’elle écrive des fanfictions de Simon Snow (série de livres, mélange d’Harry Potter et de Twilight) n’est pas si prégnant. Mais les nombreux extraits finissent par donner envie de lire la série originale, et la fanfic écrite par Cath ! (ce qui n’est pas possible puisque le tout est totalement imaginaire).

Fangirl est un bonne romance, le livre fait passer un bon moment et l’ajout d’extraits de fiction et de fanfiction qui ponctuent et mettent en relief les événements des chapitres apporte une touche original au tableau classique de l’étudiante qui entre en fac et ne veut parler à personne.

Les héros ça s’trompe jamais – Saison 2

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Vous pouvez retrouver ma chronique sur la saison 1 ici !

Et surtout : attention spoiler !

Je me suis plongée dans la deuxième saison des Héros ça s’trompe jamais après Joseph Anton et La Voleuse de livres, car j’avais envie de légèreté.

J’ai retrouvé avec plaisir le clan Grondin et ses amis. J’avais déjà dévoré la saison 1, la saison 2 n’a pas fait long feu non plus !

Je dois avouer que ma mémoire de poisson rouge a été un peu déroutée au début, je mélangeais les personnages de la saison précédente (surtout féminin, je ne sais pas pourquoi) mais au bout de quelques pages tout est rentré dans l’ordre, je savais à nouveau qui était qui et avait fait quoi.

On retrouve le clan Grondin au complet, et même un peu plus puisque apparaît Étienne, le cousin. Il vient remuer un peu le clan qui après le départ de Sylvain en cure de désintox, s’est retrouvé dans une situation apaisée.
J’ai trouvé qu’il y avait plus de suspens sur qui allait finir avec qui dans cette saison que dans la précédente. Ce qui n’était pour me déplaire. Parfois on est content d’avancer vers le connu, mais la plupart du temps un peu de surprise c’est sympa.

Je vous avais dit que la saison dernière les personnages avaient pour moi un petit accent québécois charmant… il a disparu dans cette saison. Je ne saurais vous dire pourquoi, ça m’a un peu manqué, et en même temps j’en suis la seule responsable !

L’épilogue annonce le retour d’un des personnages… vivement la saison 3 !

Les héros, ça s’trompe jamais (saison 1)

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Je me suis plongé dans Les héros, ça s’trompe jamais… pour ne plus relever la tête avant la fin ! (Heureusement j’avais mon ordinateur à portée de main pour acheter la saison complète une fois l’épisode 1 terminé !)

Je ne saurais dire si c’est la saga de la famille Grondin ou l’histoire de Bernise et Sophie (deux charmantes jeunes femmes avec qui j’irais bien boire un verre pour papoter !) en tout cas tout ce beau monde fini par se rencontrer et certains s’entendent très très bien.

Une romance rythmée et bien ficelée. Comme souvent avec ce genre de livre on sait d’avance qui va finir avec qui, mais si j’avais voulu du suspens j’aurais lu un roman policier ! Quoique suspens n’est peut-être pas le bon mot… Les héros, ça s’trompe jamais ne manque pas de suspens et de rebondissements !

Le petit détail qui fait la différence : la touche d’exotisme introduite par les tournures et expressions québécoises (je sais que cet « exotisme » est relatif. Il sera inexistant pour un lecteur montréalais… mais il se trouve que je suis française. Et j’y peux pas grand chose). J’ai beaucoup d’affection pour le Québec. J’ai séjourné à Montréal une dizaine de jours il y a quelques années et je garde un souvenir très positif des canadiens rencontrés… le retour à Paris fut rude. Adieu gentillesse, politesse, sourires et petit accent adorable… Allé, j’arrête de raconter ma vie et je reprends le fil… Je disais donc (j’arrive à m’auto-couper la parole, c’est dingue !), j’aime le Québec. J’ai donc adoré retrouver des expressions typiques (le simple fait que l’on parle de « dépanneur » m’a mise en joie pour la journée). Et, j’avoue, pour moi les personnages parlaient avec l’accent. (ça se passe dans ma tête, je fais ce que je veux.) Et heureusement l’accent canadien sonne beaucoup plus réaliste dans ma tête que quand j’essaye de le reproduire à haute voix.

Je vous recommande Les héros, ça s’trompe jamais, vous passerez un excellent moment avec des personnages attachants et heureusement vous n’aurez pas à attendre la Saison 2, elle est déjà sortie ! (youpi !)