Tout ce qui est sur Terre doit périr

Avoue que revenir avec un livre qui porte un titre comme ça en pleine pandémie du coronavirus c’est avoir le sens du timing…
(je l’avais commencé avant, à une époque où j’avais moins de temps pour lire : la semaine dernière.)

De quoi ça parle ?

Une course poursuite à la Dan Brown autour du mythe de l’Arche de Noé et du Déluge.
(ce résumé est volontairement bref… trop de spoiler possible)

Pourquoi il faut que tu le lises ?

Michel Bussi reprend tous les codes du thriller ésotérique : un mythe qui réunit plusieurs religions, un « enquêteur » un peu barré, une secte malfaisante, des voyages et des indices à travers le monde… tout y est.
Et ça fonctionne!
On suit Zak entre la France, l’Italie et le Proche Orient (j’essaye de pas trop en dire) à la poursuite du mythe de l’Arche de Noé et des licornes (oui des licornes!)

Je suis peut-être pas très objective, je suis très friande du genre, tu peux me servir à peu près n’importe quoi qui ressemble au Da Vinci Code, à Indiana Jones ou même Benjamin Gates je suis immédiatement accrochée!

C’est le premier Bussi que je lis et je sais que ce n’est pas son genre habituel mais à part quelques petites incohérences j’ai bien aimé et j’ai trouvé le récit très fluide. Un bon polar éso, pas prise de tête, qui fait voyager et revisiter l’histoire.

Michel Bussi, Tout ce qui est sur terre doit périr, Pocket, 764p.

Le triomphe des ténèbres

★★★★☆

De quoi ça parle ?

Tibet, 1939, une expédition SS met la main sur une des quatre Swastika qui, une fois réunies, permettent à son détenteur de régner sur le monde.
1940, Hitler règne sur l’Europe, mais veut continuer à étendre son influence. Il lance Ahnenerbe (une division SS spécialisée dans les sciences occultes) à la recherche des 3 autres Swastika.
Tristan, chasseur d’oeuvres d’art, arrêté pour son opposition au franquisme, est réquisitionné par le colonel SS Weistort en charge de la quête. Lire la suite

Agatha Raisin et la quiche fatale

★★★☆☆

De quoi ça parle ?

Agatha Raisin, un cador des RP londoniennes, décide de prendre sa retraite dans les Costwolds, coin paradisiaque de l’Angleterre. Et supposé tranquille. Or au bout de quelques jours, le juge du concours de quiche local meurt empoisonné… par la quiche d’Agatha. Bien que la police croit à un accident, Agatha, influencée par la lecture des romans de son homonyme ne démord pas de l’hypothèse d’un assassinat.

Pourquoi il faut que tu le lise ?

Je ne dirais pas qu’il faut absolument le lire, mais j’ai passé un bon moment.
Si j’essayais de trouver un parallèle littéraire, je dirais qu’Agatha Raisin est à la littérature policière ce qu’un Marc Levy est à un Goncourt : un petit moment de repos, un bon livre de plage.

Le titre et la couverture me laissaient penser que ça serait beaucoup plus drôle. Il y a quelques situations qui prêtent à sourire mais ça ne va pas tellement plus loin.
L’enquête est un peu longue à démarrer mais peut-être est-ce parce que c’est le premier tome de la série et qu’il faut plus de temps pour installer Agatha dans son univers.

C’est un roman court, qui fait passer un bon moment, certains personnages sont haut en couleur et au final j’ai quand même un peu envie de retourner voir ce qu’il se passe dans ce petit village !

 

Comme tu peux le remarquer, je lance avec cet article un nouveau format… qu’en penses-tu ? 
Préférais que le système de notation soit inclus dans le titre (même s’il disparaissait partiellement de temps de temps) ?

Shibumi ★★★☆☆

 

Je ne vais pas vous le cacher : j’ai été un peu déçu par Shibumi.

Ce roman d’espionnage avait tout pour me plaire sur le papier mais en fin de compte j’ai eu beaucoup de mal à me plonger réellement dedans.

Trevanian nous raconte l’histoire de Nicholaï Hel. Il est mêlé, malgré lui, à un complot international que la CIA essaye de déjouer (sans succès, et l’auteur décrit de façon drôle et incisive l’incapacité de la CIA à mener la moindre opération).

On peut séparer le livre en deux parties (qui s’entremêlent un peu) : celle qui raconte l’avancé de la CIA dans sa recherche de Nicholaï Hel, et celle qui parle de la vie de Nicholaï.
J’ai très nettement préféré la partie sur la vie de Nicholaï. Un parcours extraordinaire : fils d’une aristocrate mondaine, son éducation et les aléas de l’Histoire font qu’il parle plusieurs langues, se retrouve dans une école de go au Japon, puis perdu dans ce même pays après la Seconde Guerre Mondiale sans nationalité… Le seul but de Nicholai est le Shibumi, un état d’harmonie parfaite, très difficile à atteindre.

Outre une critique acide de la CIA, on trouve aussi plein de remarques sur les Français (une partie de l’histoire se déroule dans le Sud Ouest)… qui sont plutôt drôles. Et notamment le personnage de Le Cagot, basque rustre au grand coeur.

Bref, malgré quelques chapitres qui m’ont vraiment tenus en haleine, par moment j’avançais juste parce que bon je suis dans le métro, j’ai rien d’autre à faire…

Un bilan en demi-teinte donc… je ne pourrais pas vous le recommander « chaleureusement » mais je ne vais pas vous dire non plus de passer votre chemin…

Trevanian, Shibumi, Gallmeister, 514p.

Yeruldelgger ★★★★☆

Après 450 pages à voir son nom, je suis encore incapable d’écrire Yeruldelgger correctement du premier coup…

Ce roman est le premier que j’ai reçu avec ma box ebook (je vous explique plus en détail ce que c’est jeudi !). Je ne l’ai donc pas choisi, mais en lisant le résumé je savais déjà que j’allais aimer.

Une enquête policière dans la Mongolie contemporaine, avec un inspecteur qu’on sent un peu dark, 3 cadavres de Chinois… et au final une enquête pleine de ramifications qui permettent de découvrir en partie la culture mongole, un peu de leur histoire, l’état d’une société de nomades malmenée par le pouvoir soviétique et qui subit maintenant l’influence (ingérence ?) économique de la Chine et de la Corée du Sud.

Le contexte n’est pas banal et surtout très dépaysant. Le polar permet de mettre en avant les choses qui ne vont pas dans une société (les luttes de pouvoir, les laisser pour compte, les nouveaux riches…) et c’est un biais interessant pour en apprendre plus sur un pays.
Il y a par exemple un lien avec les milieux nazi mongols et tout un développement sur le fait que ce n’est pas « leur histoire » comme ce qui a pu se passer en Mongolie après la Seconde Guerre Mondiale n’est pas la notre… effectivement très peu parmi nous connaissent l’histoire de la Mongolie (à part Genghis Khan… à peu près) et il est clairement démontré que le groupe nazi dans ce livre ne connait pas vraiment Hitler et son histoire… Cette partie sur l’appropriation de l’histoire et des frontières de celle-ci, m’a beaucoup intéressé, mais si ça vous laisse indifférent sachez que c’est un détail dans ce roman !

Bref, une belle découverte, que je n’aurais jamais faite hors du contexte de la box, parce que soyons honnête, je n’arrive toujours pas à écrire (ou de prononcer dans ma tête) Yeruldelgger correctement et la couv est loin d’être attirante, donc je serais passé à côté en librairie.

Ian Manook, Yerruldelgger, Albin Michel, 648p.

Quand tu descendras du ciel ★★★☆☆

Je m’attendais à retrouver dans ce livre le ton que j’avais aimé dans Tout n’est pas sous contrôle de Sophie Henrionnet. Et le résumé annonçait un lien avec l’opéra de Paris, j’ai donc foncé !

Sauf que j’ai été assez déçue. Le ton n’est pas si drôle (même si quelques remarques m’ont fait sourire) et finalement le lien avec l’Opéra c’est que la protagoniste est danseuse, mais elle aurait aussi bien pu être bouchère, on aurait parlé ni plus ni moins de l’Opéra de Paris…

Une déception donc pour marquer la fin de l’année 2017, je ne sais pas si c’est parce que c’est un tome 2 et que je n’ai pas lu le premier et donc pas créé de lien avec le personnage principal… ou si c’était un mauvais timing de lecture (ils sont si courants).

En tout cas il y a peu de chance que je lise le premier tome.

Gabriel Katz, Quand tu descendras du ciel, Editions du Masque, 256 pages
Reçu en SP via NetGalley

Origine ★★★★☆

J’ai bien aimé passer la nuit avec le professeur Langdon (même si moi ça m’a pris 3 jours). Avec Robert, on court partout, on croise toujours une secte mal intentionnée et on frôle un des secrets de l’univers. Avec Bob (on a passé la nuit ensemble, je peux bien l’appeler Bob), on ne sauve pas le monde, non, juste l’humanité.

Cette fois-ci le professeur Langdon se retrouve à Bilbao pour la conférence un brin mystérieuse de son ami Edmond Kirsh, futurologue milliardaire de son état. Mais voila, Eddie est tué en plein conférence ! Qui a voulu le réduire au silence ? Et surtout qu’allait-il annoncer, qui faisait trembler les représentants de toutes les religions ?

Je me suis rendue compte en regardant la liste des ouvrages déjà parus de Dan Brown que je les avais tous lu. Depuis le Da Vinci Code on peut considérer que je suis une fan. Je trouve que le suspens est toujours au rendez-vous, qu’on apprend plein de choses (sur les symboles, sur l’Histoire, la science, les religions…). Dan Brown maîtrise le rythme de son récit. Dans cet opus on se balade dans le Guggenheim comme si on y était, et dans d’autres lieux tout aussi intéressants, mais je ne vous dirais pas tout !

Le seul hic, et c’est toujours le même avec Dan Brown, ce sont les 20 dernières pages. Ca y est, Bobby est en sureté, l’humanité et la belle nana qui l’accompagne aussi (quoique soyons honnêtes, le perso féminin qui l’accompagne n’est pas complètement une quiche)… et c’est à ce moment là que je perds tout intérêt. Je me souviens que pour Anges et Démons je n’ai tout simplement pas lu les derniers chapitres…

Mais ça ne m’empêchera pas de lire les prochains ! C’est toujours la même recette, on change quelques ingrédients… et sur moi ça prend à chaque fois !

Dan Brown, Origine, Editions JC Lattès, 576 pages.
Reçu en SP de la part de JC Lattès.

Mon amie Adèle ★★★★☆

LOUISE
Mère célibataire, elle est coincée dans un quotidien minuté. Un soir pourtant elle embrasse un homme dans un bar… sans savoir qu’il est son nouveau patron.

DAVID
Psychiatre renommé et dévoué à sa femme, il regrette ce baiser mais ne peut s’empêcher de tomber amoureux de son assistante.

ADÈLE
L’épouse de David semble n’avoir aucun défaut. Si ce n’est de vouloir à tout prix devenir l’amie de Louise…

Fascinée par ce couple modèle, Louise se retrouve malgré elle piégée au cœur de leur mariage. Et peu à peu, elle commence à entrevoir des failles.

David est-il l’homme qu’il prétend être ?
Adèle, aussi vulnérable qu’elle y paraît ?
Et par quel secret inavouable sont-ils liés l’un à l’autre ?
#findeDINGUE

Mon amie Adèle est un thriller psychologique bien mené, on n’en décroche pas !
Les personnages sont nuancés, tout le monde est suspect et on suspecte tout le monde de tout.

Malgré tout j’ai pendant assez longtemps eu l’impression de relire La Fille du train ou Avant d’aller dormir… dans le style psycho où on sent que quelque chose cloche, mais quoi ?

L’éditeur a fait sa communication autour de la #findeDINGUE du livre. Je pensais ça risqué… mais du coup ça m’a motivé dans la lecture (parce que sinon l’impression de déjà vu était trop forte). Mais clairement c’est une fin de dingue ! Rien qu’on aurait pu imaginer.
Je pense que cette fin risque de déplaire à un certain nombre de lecteurs. Je dois dire que j’ai été un peu déroutée et qu’il m’a fallu digérer l’info avant de statuer que j’adhérais.

Je vous laisse vous faire un avis sur la #findeDINGUE.

Sarah  Pinborough, Mon amie Adèle, Préludes Edtions, 448p.
Reçu en SP sur NetGalley

Glacé

img_3863-1

★☆☆☆☆

Alors… comment vous dire… je me suis bien marré avec ce livre.
Mais comme je ne pense pas que ce soit le but de Bernard Minier, c’est un peu dommage.

L’histoire pour commencer : en soi elle n’est pas mauvaise (sinon je n’aurais jamais pu finir ces 700 pages). L’enquête se tient, rien d’extraordinaire cependant. Les personnages sont traités de façon superficielle, on ne comprend pas toujours tout (enfin si, on comprend que l’auteur veut donner un background un peu mystérieux à Servaz, son enquêteur… et je me suis retrouvée à relire 4 fois un paragraphe qui tombait comme un cheveu sur la soupe, pour essayer de comprendre ce qu’il faisait là…)

Mais alors revenons à la marrade, la poilade : le style. Je crois que ça ne m’est arrivé que très rarement de tiquer à se point sur des formulations de phrases. Habituellement je ne suis pas d’une exigence folle pour le style. De la fluidité, un vocabulaire adapté au roman et hop je suis contente.
Ici j’ai commencé à rigoler quand dans les premières pages chaque référence à l’enquêtrice était agrémenté d’un « beau ». Cette femme a un beau visage, des beaux cheveux, ses mouvements sont beaux… enfin si t’as pas compris que Servaz voulait se la faire je pense qu’il faut te remettre en question.
Ma phrase préférée du roman : « L’avertissement était aussi clair que la nuit était obscure » (p. 342, soyons précis). Non mais qui laisse écrire ça ?
(Et ne parlons pas de ce pauvre Servaz dont les jointures deviennent blanches extrêmement souvent puisqu’il a la mauvaise habitude de serrer un peu trop fort son volant à la moindre contrariété.)
Et un dernier pour la route :  Servaz rencontre le père d’une victime. Et on se retrouve avec 4 pages où il est question du torse bronzé et musclé de cet homme (même quand il remet son t-shirt on nous apprend qu’il l’a remis par dessus son torse bronzé et musclé), merci pour ce petit moment digne d’une romance.

J’ai quand même mis 1 étoile. Pour les rires.
Bernard Minier, Glacé, Pocket, 736 p.

Le Manoir de l’écureuil [1/2]

★★★★☆

On est tout de suite plongé dans le vif de l’histoire, dès les premières pages l’héroïne voit sa maison détruite par un tremblement de terre.
Mais à peine séchée (c’est la piscine de son voisin qui a cédé) elle est embarquée dans une nouvelle mission : rénover le manoir de Savannah Warlock, romancière disparue mystérieusement depuis plusieurs années. Et oui, notre héroïne travaille comme architecte d’intérieur à l’Agence 13, une agence immobilière spécialisée en scène de crime.

Il s’agit ici du 4e tome de la série de Serge Brussolo. Et malgré quelques petites info disséminées ça et là, je dois dire que j’étais un peu perdue au début. Et puis finalement l’affaire en cours prend le dessus et j’ai fini par m’immerger dedans sans plus me poser de questions métaphysiques sur l’héroïne.

Ce roman est court (mais ce n’est que la première partie), rythmé, intriguant (j’ai hâte de lire la suite) et plutôt amusant (l’héroïne est assez drôle).

Vivement la seconde partie !

 

(j’ai reçu ce livre dans le cadre du club des ambassadeurs 12-21. Mais à part que je n’ai pas lu les 3 opus précédents, ça ne change rien à mon avis)