Climax

★★★★☆

De quoi ça parle ?

Ce n’est pas vraiment une ville, plutôt une sorte de village de pêcheurs aux maisons d’un étage, niché au creux d’un bras de mer qui s’enfonce comme une langue, à l’extrême nord de la Norvège. C’est là que tout commence, ou plutôt que tout semble finir. Ça a débuté avec l’accident sur la plateforme pétrolière, de l’autre côté du chenal. Ça a continué avec cette fissure qui menace dangereusement le glacier, ces poissons qu’on a retrouvés morts. Et si c’était lié ? C’est en tant qu’ingénieur géologue que Noah, enfant du pays, va revenir et retrouver Anå, son amour de jeunesse, ainsi que les anciens amis qu’il avait initiés aux jeux de rôles. Il était alors Sigurd, du nom justement de cette maudite plateforme. (Résumé Flammarion)

Pourquoi tu devrais le lire ?

Reverdy nous raconte la fin du monde en alternant les points de vues de 4 personnages, 4 amis d’enfance qui ont pris des voies différentes mais se retrouvent tous touchés par la catastrophe imminente.

Reverdy mêle l’avancée du roman avec des passages qui pourraient s’apparenter à de la non-fiction (ils sont insérés dans le roman, sous la forme des carnets de note d’un des perso). J’ai appris plein de choses. Pour commencer : ce qu’est le climax (à prononcer avec un i à la française, pas le « claïmax » anglophone). Le climax c’est le point d’équilibre qu’un éco-système retrouve après chaque changement. Enfin ça c’était avant que l’Homme vienne faire tellement de changements que les éco-systèmes de la planète n’arrivent plus à retomber sur leurs pattes.

La lecture est bien rythmée par l’alternance des histoires des 4 personnages, et l’insertion d’extraits du jeu de rôle auquel ils jouaient ado. Jeu de rôle basé sur la mythologie nordique et qui de fil en aiguille m’a amené à re-regarder le film Le Hobbit (j’aurais bien regardé Le Seigneur des Anneaux mais il est pas dispo sur Netflix Co).

Bref, tu devrais le lire parce que c’est vraiment bien écrit, et que tu vas au passage apprendre plein de choses sur l’écologie, les plateformes pétrolières et tout ce que leur présence engendre autour de la Mer de Barents. Je sais pas pour toi, mais moi j’apprends toujours plus de choses dans des romans qu’en me farcissant des essais abscons dont je ne retiens pas le quart…

Thomas B. Reverdy, Climax, Flammarion, 336p.

La commode aux tiroirs de couleurs

★★★★☆

De quoi ça parle ?

À la mort de sa grand-mère, une jeune femme hérite de l’intrigante commode qui a nourri tous ses fantasmes de petite fille. Le temps d’une nuit, elle va ouvrir ses dix tiroirs et dérouler le fil de la vie de Rita, son Abuela, dévoilant les secrets qui ont scellé le destin de quatre générations de femmes indomptables, entre Espagne et France, de la dictature franquiste à nos jours. (résumé Audiolib)

Pourquoi tu devrais le lire ?

Déjà, tu devrais plutôt l’écouter parce qu’il est lu par Olivia Ruiz et sa voix est vraiment très agréable à écouter.

Ce roman nous plonge au cœur du destin d’une famille espagnole réfugiée en France pendant la dictature franquiste, et qui cherche sa place dans son pays d’accueil. Ou pour les générations suivantes, dans leur pays de naissance. Les romans c’est toujours ma façon préférée de découvre des pans de l’histoire. Enfin « découvrir », on s’entend que j’avais entendu parler de Franco et des familles espagnoles qui avaient traversé la frontière, mais de suivre cette famille pendant son exil et sont arrivée en France; ça donne beaucoup plus de corps et de réalité aux événements.

La plume d’Olivia Ruiz est exactement ce à quoi je m’attendais d’elle : c’est doux et sensible mais ça te dit ce que ça doit dire. Et vraiment, le fait que ça soit lu par elle, ça rajoute une dimension à l’ensemble!

Olivia Ruiz, La commode aux tiroirs de couleur, Audiolib (JC Lattès en papier), 4h10
Livre reçu en SP via NetGalley dans le cadre d’un partenariat avec Audiolib

Trois

★★★★☆

De quoi ça parle ?

1986. Adrien, Étienne et Nina se rencontrent en CM2. Très vite, ils deviennent fusionnels et une promesse les unit : quitter leur province pour vivre à Paris et ne jamais se séparer.
2017. Une voiture est découverte au fond d’un lac dans le hameau où ils ont grandi.
Virginie, journaliste au passé énigmatique, couvre l’événement. Peu à peu, elle dévoile les liens extraordinaires qui unissent ces trois amis d’enfance. Que sont-ils devenus ? Quel rapport entre cette épave et leur histoire d’amitié ?

Pourquoi tu devrais le lire ?

C’est une magnifique histoire d’amitié. Une amitié où l’on est inséparables pendant l’enfance puis l’adolescence et au début de l’âge adulte, nos chemins se séparent. Et pourtant dans le fond on est plus que des amis, et la famille qu’on choisit sera toujours là pour nous.

C’est le premier Valérie Perrin que je lis. J’ai évidemment beaucoup entendu parler de l’autrice sur les réseaux sociaux mais bizarrement j’arrivais dans cette lecture sans a priori, ni positif, ni négatif. Je voulais juste découvrir sa plume.

Et j’ai beaucoup aimé. C’est juste, on retrouve des sentiments qu’on a tous éprouvé en tant qu’enfant, ado ou adulte. Je ne suis énormément attachée aux personnages. Aux trois malgré, ou à cause, leurs différences, mais surtout grâce à ce lien qui les unis.

Comme c’est un livre audio, je me suis promenée pendant plus de 18 heures accompagnée d’Adrien, Etienne et Nina, et ça me fait presque bizarre de les avoir abandonnés au milieu d’une rue un dimanche matin.

Tu devrais le lire pour la justesse des mots de Valérie Perrin et pour rencontrer ces trois amis qui se sont choisis un matin de rentrée des classes.

Valérie Perrin, Trois, Audiolib, 18h (Albin Michel)
Ce livre m’a été envoyé dans le cadre d’un partenariat avec Audiolib

Mister Big

★★★☆☆

De quoi ça parle ?

« Et si les comédies romantiques n’étaient pas si innocentes? Si elles glorifiaient des amours toxiques, nous poussant à percevoir comme romantique des choses qui ne le sont pas du tout? » (p. 14°

Pourquoi tu devrais le lire ?

India Desjardins analyse la relation entre Carrie et Big dans Sex and the City pour faire ressortir sa toxicité. Alors que cette relation nous a été présentée comme normale et excitante (à l’inverse de celle avec Aidan comme fade, alors qu’il s’agissait d’une relation saine).

Même si une très grande partie du livre tourne autour de Sex and The City, India Desjardins s’aventure vers d’autres films et series qui ont marqué notre adolescence et vie de jeune adulte. Certaines scènes ne passeraient plus aujourd’hui, mais c’est aussi ce que fait réaliser ce livre : une série/un film est le reflet d’une époque. Par exemple Sex and the City a beaucoup servi à normaliser le fait que les femmes pouvaient ne pas vouloir à tout pris être mariées avec 3 enfants (ou que si, comme Charlotte, et que c’était ok aussi), qu’elles pouvaient avoir envie de se construire une vie professionnelle. Elle a aussi banalisée les amitiés entre filles, une entraide, une solidarité. Non, les femmes ne passent pas leur temps à se faire des coups bas et à se voir comme rivales. Et même si on peut lui reprocher son manque de diversité, il faut le remettre dans le contexte de 2004. (je ne suis pas pour l’interdiction d’une œuvre dès lors qu’elle ne correspond pas au critères actuels, je pense qu’il faut la conserver et exercer son œil critique).

Dans l’ensemble j’ai trouvé le livre interessant. C’est un essai grand public donc facile à lire. Certaines reflexions auraient pu être plus poussées mais l’ensemble remet en perspective des schémas hérités de séries qui ont forgé notre vision.

Ça a un peu titillé ma curiosité et j’hésite à revoir Sex and The City. Après ma deception de revoir Gilmore Girls et de relever plein de choses qui m’ont profondement agacées (par exemple Rory. C’est un personnage que je ne supporte plus.) ou Buffy (et de réaliser que je gardais une bonne image de sa relation avec Spike, alors qu’il la harcèle et fini par une tentative de viol… qui au bout de quelques épisodes ne dérange plus personne…), je ne suis pas sûre d’avoir envie de me lancer !

Mon livre est post-ité quasiment toutes les 2 pages donc je pourrais écrire encore des centaines de choses, plein de détails relevés par Desjardins, des phrases dans d’autres films, des reflexions de scénaristes pour se défendre, une histoire triste de petit garçon qui a voulu voler comme superman… mais le mieux c’est que tu lises le livre.

India Desjardins, Mister Big ou la glorification des amours toxiques, Québec Amérique, 157p.

Eloge du teckel

★★★☆☆

De quoi ça parle ?

Pour le coup le titre ne cache rien : il s’agit d’un éloge du teckel, ce petit chien aux proportions bizarres, si fier et que personnellement je trouve « trop-cute-non-mais-regarde-comme-il-est-mignon-et-fier »

Pourquoi tu devrais le lire ?

Alors honnêtement si tu n’a pas d’intérêt particulier pour les chiens saucisse tu peux passer ton chemin. C’est un livre de niche. (J’ai honte de ce jeu de mot mais j’y pense depuis qu’on m’a parlé de ce livre).

On commence par une partie qui pourrait être assimilée à un précis d’histoire allemande. On apprend que la première mascotte officielle des JO a été un teckel pour les jeux de 1972 à Munich. Apparement le parcours du marathon était en forme de teckel… je n’ai pas réussi à le trouver sur internet. Si tu as le plan je suis intéressée.
On en apprend un peu plus sur l’histoire du teckel, comment on est arrivé à un chien d’une forme aussi peu naturelle : les chiens étaient croisés pour créer une race utile pour la chasse, puis simplement par curiosité.

La deuxième partie est plutôt du genre « le teckel dans les arts », on le croise dans des tableaux, des livres, des films… bref encore plus de teckel (mais jamais trop, il n’y a jamais trop de teckel).

En résumé si tu es curieux d’en apprendre plus sur ces petites bêtes c’est une bonne lecture ou si tu connais quelqu’un qui aime les teckels c’est une bonne idée de cadeau!

Lilian Auzas, Eloge du teckel, Rivages, 160p.

Old Soul

★★★★☆

De quoi ça parle ?

Brindille, Mahikan, Will et Emâ sont malmenés par la vie mais chacun cherche la lumière. Au coeur de la Mauricie et entourés de loups, ils vont reprendre leur destin en main.

Pourquoi tu devrais le lire ?

Il y a plein de raisons pour lesquelles tu devrais le lire. Quatre personnages attachants, des loups, un peu d’histoire du Québec. Une écriture agréable et un rythme qui ne s’essoufle pas.

Chaque chapitre est raconté par un personnage, on avance ainsi en parallèle dans les 4 histoires, et tu devines bien qu’ils vont se croiser (et pas forcement comme tu le penses).

Nancy Guilbert y aborde des thèmes comme la maltraitance, les liens familiaux, la liberté. Tout n’est pas rose mais le livre est plein d’espoir. Et bien sûr les loups y ont une place importante, mettant en avant le lien avec notre environnement, la nature et sa préservation.

J’ai beaucoup aimé ce roman. Je trainais un peu côté lecture, j’étais dans une phase plus « peinture et reliure » et ce livre m’a fait renouer avec la lecture, pour la première fois depuis plusieurs mois j’ai eu plus envie de lire que de patouiller avec mes pinceaux. Et c’est un signe, ce roman est bon et beau!

Nancy Guilbert, Old Soul, Editions courtes et longues, 396p.

Intuitio

★★★☆☆

De quoi ça parle ?

Timothy Fisher, jeune auteur de polar, mène une vie tranquille dans une rue du Queens à New York, avec son chat Al Capone. Quand deux agents du FBI se présentent à sa porte pour lui demander de les aider à arrêter l’homme le plus recherché du pays, il croit d’abord à une plaisanterie. Mais après un moment de rejet, il finit par accepter leur étrange proposition : rejoindre un programme secret visant à former des intuitifs, des personnes capables d’accéder à volonté à leurs intuitions. D’abord sceptique, Timothy, qui croyait avoir une existence banale, découvre que le monde cache des possibilités insoupçonnées.
Il se retrouve embarqué dans une course contre la montre qui le conduit à apprivoiser ce pouvoir méconnu mais accessible à tous, un pouvoir qui nous montre la vie telle qu’elle est véritablement : extraordinaire


(Résumé du site Audiolib)

Pourquoi tu devrais le lire ?

C’est mon premier Gounelle. J’avais beaucoup entendu parler de cet auteur et ça m’intriguait donc j’étais très contente que Audiolib me le propose ! En plus je suis plus ouverte au « développement personnel » ces derniers temps, donc ça me semblait coller.

Mais je reste sceptique.
J’ai bien aimé la partie enquête. Avec le côté écolo, lutte contre la déforestation, ça me plaît. Le rythme de l’enquête, les rebondissements sont bons. J’étais prête à accepter que l’intuition relie tout et permette de voir l’avenir (je lis des romans comme Les Avides sans problème, si je suis logique je devrais pourvoir adhérer à ça le temps d’un roman)… mais ce que j’ai trouvé bizarre c’est que d’un coup, pas vraiment subtilement, on te balance via un petit laïus ou le discours d’un personnage un petit condensé d’un principe de développement personnel (j’aurais dû les noter au fur et à mesure mais on est sur du basique de comment vaincre sa peur du regard des autres, comment remonter son estime de soi…). Je m’attendais vraiment à ce que ça soit plus subtil. Mais peut-être que c’est le fonctionnement des romans de développement personnel, faut pas être trop subtil non plus au cas où ton message serait compris de travers.

Donc je ne suis pas sûre que je relirai du Gounelle, ni des romans de développement personnel. Je crois que je préfère soit lire un essai de développement personnel soit un roman dont j’apprends des choses mais pas un mélange des deux qui finalement me rend un peu mal à l’aise.

Par contre niveau enquête et suspens, c’était vraiment pas mal !
Et le lecteur, Cyril Romoli (pour sa version audio) est bon ! J’ai un peu souri pour certaines voix mais en fait ça marche nickel.

Laurent Gounelle, Intuitio, Audiolib (Calmann-Lévy en version papier), 10 heures.
Reçu dans le cadre d’un partenariat avec Audiolib

Les Avides (Les Dossiers Blackwood – 1)

★★★★☆

De quoi ça parle ?

Après une enquête qui a mal tourné, Odessa Hardwicke est mise à pied. Dévastée, la jeune agent du FBI n’est pourtant pas en cause. Sur la piste d’un meurtrier avec son collègue, elle se voit obligée de commettre l’irréparable. Mais ce qui la choque le plus n’est pas d’avoir fait usage de son arme, c’est la présence ténébreuse qu’elle pense avoir vu quitter le corps de sa victime. En attendant des jours meilleurs, Odessa accepte une mission à New York.
Cette affectation a priori sans intérêt la met sur la piste d’un personnage mystérieux, Hugo Blackwood. Qui est cet homme ? Un simple fou ou le meilleur espoir de l’humanité face à un mal indicible ?
(résumé Babelio… désolée mais je suis comme pas inspirée par l’écriture de résumés en ce moment)

Pourquoi tu devrais le lire ?

Il y a quelques années maintenant, j’avais adoré La Lignée, au point de dévorer les 3 tomes d’un seul coup. J’étais tellement contente quand j’ai vu que le duo Hogan et Del Toro commençaient une nouvelle série ! (je sais qu’un deuxième tome s’en vient mais je sais pas encore combien de tomes il y aura…)

C’est un bon thriller, avec une bonne dose de paranormal, une pincée de gore, tout ce que j’attendais de ce duo.

Odessa Hardwick se retrouve catapultée dans ce monde et tout en gardant une dose de scepticisme elle suit le flow. Blackwood est pas mal dans le genre placide et « j’en ai vu d’autres » (en 400 ans, tu m’étonnes que tu en as vu d’autres), on nous donne quelques info qui seront développées plus tard (notamment j’aimerais « lire » quelques uns des dossiers Blackwood !).

J’ai beaucoup aimé ma lecture, j’ai quand même moins été scotchée que pour La Lignée. Peut-être le rythme est-il plus lent ? ou est-ce que j’en attendais trop?
Le récit est un peu long à se mettre en place (même si on se retrouve en pleine traque et tuerie presque dès les premières pages). Heureusement les aller-retours entre trois époques dynamisent un peu le tout. Mais une fois lancé, c’est lancé ! L’univers se met en place et l’arrivée de Blackwood donne du souffle, le go est donné.

Vivement la suite !

Chuck Hogan et Guillermo Del Toro, Les Avides (Les Dossier Blackwood 1), Flammarion Québec (Pygmalion en France), 384 p.

Les Fantômes de Reykjavik

★★★★☆

De quoi ça parle ?

Danni a disparu, elle se droguait, ses grands-parents font appel à Konrad, un policier à la retraite. Une fillette retrouvée noyée dans le lac du centre de Reykjavik en 1947 hante les rêves d’une des amies de l’ex-policier.
Comment la police a-t-elle mené ces enquêtes ? À des années de distance les mêmes erreurs semblent se répéter. Konrad, solide, têtu, coléreux et rompu par son enfance auprès de son père à toutes les ruses des voyous, n’hésite pas à bousculer les conformismes. Il sait aussi écouter les fantômes.
(C’est le résumé d’Audiolib… parce que parfois il faut laisser faire les professionnels)

Pourquoi tu devrais le lire ?

Parce que Indridason m’a (presque) guérit de ma peur en avion. Plus précisément de ma peur au moment de l’atterrissage. Pas avec ce livre-ci (mais avec La Femme en vert), mais je suis quand même pas mal redevable à cet auteur (et à l’amie qui m’avait prêté son livre pendant le vol).

Je te préviens tout de suite, Les Fantômes de Reykjavik est en fait le deuxième tome d’une trilogie. Je ne l’ai appris qu’à 3 chapitres de la fin et honnêtement ça n’a pas gêné mon écoute un instant. L’auteur replace bien les perso, c’est suffisant pour suivre agréablement (et je pense que si tu as lu le premier tome ce n’est pas non plus un rappel lourdeau, personne n’aime ça…).

On suit deux enquêtes en parallèle, une récente et un cold-case, ce qui donne de l’ampleur à l’intrigue. Le suspens se construit au fur et à mesure. Je n’ai pas trouvé le lien avant un moment (et puis tu me connais, je suis pas une super enquêtrice, j’émets vaguement quelques hypothèses mais j’aime bien qu’on fasse le boulot pour moi). C’est vraiment bien écrit, les perso sont tout en reliefs et Konrad est bizarrement attachant dans le genre type bourru.
Comme c’est un livre audio, petit point sur la lecture : très agréable, on distingue bien les personnages, le rythme est bon. Et alors qu’on pourrait croire qu’une lecture audio est plus passive je me suis sentie plus impliquée (retrouvez-moi en train d’éplucher des légumes tout en lançant des « mais non, mais sérieux ? » « ben voila évidement »…). Point bonus de la lecture audio : c’est pas toi qui lit les noms islandais avec trop de voyelles et trop de consonnes mélangées au shaker.

Une bonne lecture, j’avais un peu relégué Indridason dans un coin, mais je repenserais à lui quand je serai en librairie !

Arnaldur Indridason, Les Fantômes de Reykjavik, Audiolib, 9h11, lu par Martin Spinhayer (reçu dans le cadre d’un partenariat)

Carnets créatifs de Arne & Carlos

★★★★☆

De quoi ça parle ?

On découvre comment Arne et Carlos (deux sympathiques Norvégiens qui tricotent sur Youtube)(ce sont des superstars) fabriquent et remplissent leurs carnets créatifs.
En résumé : du notebookporn.

Pourquoi tu devrais le lire ?

J’ai toujours aimé les carnets, j’en avais plein, peu étaient remplis mais ils étaient là, ils étaient beaux… et comme 90% de mes possessions en France ils ont été donnés ou vendus quand je suis partie pour le Canada. (J’étais Marie Kondo sous ecsta).

Il y a quelques mois j’ai participé à un atelier de reliure avec Read to be free, c’était vraiment sympa. Sauf que depuis je ne pense plus qu’à ça. Faire des carnets. Et cette carte postale là ça pourrait pas faire une couv?, et si je mangeais des céréales je pourrais récupérer la boite pour en faire une couverture… bref… ça tourne un peu à l’obsession et je peux passer des heures sur Youtube à regarder des vidéo de reliure (je te le conseille, c’est très relaxant).

Donc quand j’ai entendu parler du livre de Arne & Carlos sur les carnets j’ai foncé (à la bibliothèque).
C’est un très beau livre. Les images sont soignées et l’esthétique Hygge à son comble. Arne et Carlos ont l’air de beaucoup s’amuser en faisant leurs carnets (il y a notamment une photo de Carlos qui sèche de la peinture au sèche-cheveux avec un air béa qui me fait beaucoup rire).

Par contre, permet moi de te dire que si on t’explique qu’il faudrait que tu achètes une machine à coudre pour faire des cahiers, ce n’est pas tout à fait vrai. Ca marche très bien avec une punaise ou une épingle pour trouer et tes petites mains pour coudre (testé et approuvé).

Un très beau livre, très inspirant, avec de belles photo mais pour ce qui est de vraiment réaliser un carnet, il y a youtube (ou ce livre sur la reliure que j’attends depuis 1 mois à la bibliothèque).

Arne & Carlos, Carnets créatifs à faire soi-même, Les éditions de Saxe, 160 p.