Les Avides (Les Dossiers Blackwood – 1)

★★★★☆

De quoi ça parle ?

Après une enquête qui a mal tourné, Odessa Hardwicke est mise à pied. Dévastée, la jeune agent du FBI n’est pourtant pas en cause. Sur la piste d’un meurtrier avec son collègue, elle se voit obligée de commettre l’irréparable. Mais ce qui la choque le plus n’est pas d’avoir fait usage de son arme, c’est la présence ténébreuse qu’elle pense avoir vu quitter le corps de sa victime. En attendant des jours meilleurs, Odessa accepte une mission à New York.
Cette affectation a priori sans intérêt la met sur la piste d’un personnage mystérieux, Hugo Blackwood. Qui est cet homme ? Un simple fou ou le meilleur espoir de l’humanité face à un mal indicible ?
(résumé Babelio… désolée mais je suis comme pas inspirée par l’écriture de résumés en ce moment)

Pourquoi tu devrais le lire ?

Il y a quelques années maintenant, j’avais adoré La Lignée, au point de dévorer les 3 tomes d’un seul coup. J’étais tellement contente quand j’ai vu que le duo Hogan et Del Toro commençaient une nouvelle série ! (je sais qu’un deuxième tome s’en vient mais je sais pas encore combien de tomes il y aura…)

C’est un bon thriller, avec une bonne dose de paranormal, une pincée de gore, tout ce que j’attendais de ce duo.

Odessa Hardwick se retrouve catapultée dans ce monde et tout en gardant une dose de scepticisme elle suit le flow. Blackwood est pas mal dans le genre placide et « j’en ai vu d’autres » (en 400 ans, tu m’étonnes que tu en as vu d’autres), on nous donne quelques info qui seront développées plus tard (notamment j’aimerais « lire » quelques uns des dossiers Blackwood !).

J’ai beaucoup aimé ma lecture, j’ai quand même moins été scotchée que pour La Lignée. Peut-être le rythme est-il plus lent ? ou est-ce que j’en attendais trop?
Le récit est un peu long à se mettre en place (même si on se retrouve en pleine traque et tuerie presque dès les premières pages). Heureusement les aller-retours entre trois époques dynamisent un peu le tout. Mais une fois lancé, c’est lancé ! L’univers se met en place et l’arrivée de Blackwood donne du souffle, le go est donné.

Vivement la suite !

Chuck Hogan et Guillermo Del Toro, Les Avides (Les Dossier Blackwood 1), Flammarion Québec (Pygmalion en France), 384 p.

Les Fantômes de Reykjavik

★★★★☆

De quoi ça parle ?

Danni a disparu, elle se droguait, ses grands-parents font appel à Konrad, un policier à la retraite. Une fillette retrouvée noyée dans le lac du centre de Reykjavik en 1947 hante les rêves d’une des amies de l’ex-policier.
Comment la police a-t-elle mené ces enquêtes ? À des années de distance les mêmes erreurs semblent se répéter. Konrad, solide, têtu, coléreux et rompu par son enfance auprès de son père à toutes les ruses des voyous, n’hésite pas à bousculer les conformismes. Il sait aussi écouter les fantômes.
(C’est le résumé d’Audiolib… parce que parfois il faut laisser faire les professionnels)

Pourquoi tu devrais le lire ?

Parce que Indridason m’a (presque) guérit de ma peur en avion. Plus précisément de ma peur au moment de l’atterrissage. Pas avec ce livre-ci (mais avec La Femme en vert), mais je suis quand même pas mal redevable à cet auteur (et à l’amie qui m’avait prêté son livre pendant le vol).

Je te préviens tout de suite, Les Fantômes de Reykjavik est en fait le deuxième tome d’une trilogie. Je ne l’ai appris qu’à 3 chapitres de la fin et honnêtement ça n’a pas gêné mon écoute un instant. L’auteur replace bien les perso, c’est suffisant pour suivre agréablement (et je pense que si tu as lu le premier tome ce n’est pas non plus un rappel lourdeau, personne n’aime ça…).

On suit deux enquêtes en parallèle, une récente et un cold-case, ce qui donne de l’ampleur à l’intrigue. Le suspens se construit au fur et à mesure. Je n’ai pas trouvé le lien avant un moment (et puis tu me connais, je suis pas une super enquêtrice, j’émets vaguement quelques hypothèses mais j’aime bien qu’on fasse le boulot pour moi). C’est vraiment bien écrit, les perso sont tout en reliefs et Konrad est bizarrement attachant dans le genre type bourru.
Comme c’est un livre audio, petit point sur la lecture : très agréable, on distingue bien les personnages, le rythme est bon. Et alors qu’on pourrait croire qu’une lecture audio est plus passive je me suis sentie plus impliquée (retrouvez-moi en train d’éplucher des légumes tout en lançant des « mais non, mais sérieux ? » « ben voila évidement »…). Point bonus de la lecture audio : c’est pas toi qui lit les noms islandais avec trop de voyelles et trop de consonnes mélangées au shaker.

Une bonne lecture, j’avais un peu relégué Indridason dans un coin, mais je repenserais à lui quand je serai en librairie !

Arnaldur Indridason, Les Fantômes de Reykjavik, Audiolib, 9h11, lu par Martin Spinhayer (reçu dans le cadre d’un partenariat)

Carnets créatifs de Arne & Carlos

★★★★☆

De quoi ça parle ?

On découvre comment Arne et Carlos (deux sympathiques Norvégiens qui tricotent sur Youtube)(ce sont des superstars) fabriquent et remplissent leurs carnets créatifs.
En résumé : du notebookporn.

Pourquoi tu devrais le lire ?

J’ai toujours aimé les carnets, j’en avais plein, peu étaient remplis mais ils étaient là, ils étaient beaux… et comme 90% de mes possessions en France ils ont été donnés ou vendus quand je suis partie pour le Canada. (J’étais Marie Kondo sous ecsta).

Il y a quelques mois j’ai participé à un atelier de reliure avec Read to be free, c’était vraiment sympa. Sauf que depuis je ne pense plus qu’à ça. Faire des carnets. Et cette carte postale là ça pourrait pas faire une couv?, et si je mangeais des céréales je pourrais récupérer la boite pour en faire une couverture… bref… ça tourne un peu à l’obsession et je peux passer des heures sur Youtube à regarder des vidéo de reliure (je te le conseille, c’est très relaxant).

Donc quand j’ai entendu parler du livre de Arne & Carlos sur les carnets j’ai foncé (à la bibliothèque).
C’est un très beau livre. Les images sont soignées et l’esthétique Hygge à son comble. Arne et Carlos ont l’air de beaucoup s’amuser en faisant leurs carnets (il y a notamment une photo de Carlos qui sèche de la peinture au sèche-cheveux avec un air béa qui me fait beaucoup rire).

Par contre, permet moi de te dire que si on t’explique qu’il faudrait que tu achètes une machine à coudre pour faire des cahiers, ce n’est pas tout à fait vrai. Ca marche très bien avec une punaise ou une épingle pour trouer et tes petites mains pour coudre (testé et approuvé).

Un très beau livre, très inspirant, avec de belles photo mais pour ce qui est de vraiment réaliser un carnet, il y a youtube (ou ce livre sur la reliure que j’attends depuis 1 mois à la bibliothèque).

Arne & Carlos, Carnets créatifs à faire soi-même, Les éditions de Saxe, 160 p.

Succession

★★★★☆

De quoi ça parle ?

Le Kimbavu est un petit pays d’Afrique Centrale sous embargo international parce que l’ONU n’est pas fan de son président (élu à vie et qui a légalisé l’esclavage d’une partie de sa population… on peut pas en vouloir à l’ONU). Sauf que le Kimbavu est aussi la réserve de bois officieuse d’une entreprise française, MMK. Sur place Marchenot, une des 3 têtes de MMK règne en maître et instaure une milice privée pour faire régner l’ordre et exécuter en sous-main la partie « pratique » de ses magouilles. Or le président du Kimbavu n’étant plus de prime jeunesse, c’est le moment de faire avancer ses pions.
En France, Monarc a succédé à Moullande (si, si) et la France est enfin une start-up comme une autre. Il est temps de mettre la main sur le marché du bois Kimbavien.

Pourquoi tu devrais le lire ?

On voit dans ce livre comment des intérêts économiques peuvent pousser à mettre en branle une machine implacable qui va tout ravager sur son passage sans le moindre regard en arrière sur les conséquences ni les dommages collatéraux. La violence est un moyen, les revirements de bord une habitude, tout le monde joue sur plusieurs tableaux avec un seul objectif : le pouvoir.

Le roman est noir. C’est cynique, réaliste, il n’y a pas de happy end, tout ces ripoux ne deviennent pas soudainement écolo et prêt à défendre leur prochain. (J’aurais tendance à dire « comme dans la vraie vie en fait ».)

Donc pourquoi devrais-tu le lire? Parce que même si le Kimbavu est fictionnel on en apprend beaucoup sur ce qui peut se passer en Afrique Centrale concernant le commerce du bois, des milices, des conditions des ouvriers (enfin on découvre pas… mais ça fait pas de mal de te le remémorer avant de choisir ta prochaine table basse en bois exotique) au niveau des intrications politiques entre l’Afrique et la France, qui continue à agir comme une puissance coloniale.
(En cadeau bonus quelques bonnes remarques sur les politiques français… parce que quand on choisit d’appeler ses personnages Moullande et Monarc ça se sent qu’on va pas les brosser dans le sens du poil).

Partrick Cargnelutti, Succession, Editions Piranha, 364p.

Ellana – Le Pacte des Marchombres, tome 1

★★★★☆

De quoi ça parle ?

Seule survivante d’un groupe de pionniers après l’attaque de Raïs, au nord de l’Empire, une fillette est recueillie par le peuple des Petits. Elle grandit dans la Forêt Maison à l’écart des hommes et décide, à l’adolescence, de partir en quête de ses origines. Sous le nom d’Ellana, elle croise le plus grand des marchombres, le maître Jilano Alhuïn, qui l’initie aux secrets de sa guilde. Son apprentissage est semé d’embûches, de rencontres et d’inimitiés. Au terme d’un voyage jusqu’au Rentaï avec Nillem, autre élève marchombre, Ellana reçoit la Greffe et l’héritage marchombre. Mais des mercenaires du Chaos la traquent…
(c’est le resumé du site Babelio parce que je suis toujours un peu bloquée quand j’écris un résumé de série)

Pourquoi tu devrais le lire ?

Pour commencer je te conseille de lire La Quête d’Ewilan puis Les Mondes d’Ewilan.
Je les ai écoutés cet été pendant mes balades covid-friendly et j’ai vraiment adoré ! Me souvenant qu’Elise de A Book and a cup nous en parlait tout le temps pendant les meet-up du club de lecture (quand on pouvait encore se réunir…), quand Audiolib a offert à l’écoute le premier tome en mars dernier, j’ai voulu essayer… et je n’ai pas pu m’arrêter ! C’est de la littérature jeunesse, avec une héroïne pas nunuche mais pas non plus la meuf géniale à qui tout réussi. Il y a évidemment une histoire d’amour mais elle est plausible, tous les personnages sont nuancés, c’est drôle, bien écrit (et dans le cas des livres audio, bien lu !). Bref, sachez que dès que les enfants autour de moi atteindront une dizaine d’années ils auront d’office ces livres entre les mains.

Dans ces 2 trilogies le personnage d’Ellana m’avait plus intrigué que les autres (tu avoueras que ça tombe bien!). Et donc dès que le premier tome de cette trilogie a été disponible à la bibliothèque en audio (c’est mon petit plaisir de promenade). J’ai foncé dessus (comme tu peux le voir j’ai jamais mis que 3 mois et une bonne panne de lecture pour le finir…).

On retrouve toute la richesse des univers de Pierre Bottero, l’écriture si agréable (et la lecture aussi dans le cas de ce livre audio). Le début chez les Petits est vraiment mignon et drôle, puis on entre dans du plus sérieux et sombre par la suite.

C’est un peu difficile de te raconter en ne te spoilant pas mais je suis ravie d’en apprendre plus sur Ellana, les Marchombres et comment elle est devenue la femme qu’on croise dans les deux trilogies d’Ewilan.

J’ai déjà commencé le tome 2, pas en marchant parce qu’avec le verglas et le froid hivernaux c’est un peu compliqué de se balader en ce moment mais en dessinant ou en tricotant, c’est tout autant agréable !

Pierre Bottero, Ellana – Le Pacte des Marchombres, tome 1, Audiolib, 8h44

The Sinner

★★★★☆

De quoi ça parle ?

Cora passe une après-midi au bord d’un lac avec sa famille quand soudain elle se lève et poignarde un de leur voisin.

Pourquoi il faut que tu le lises ?

Déjà pour savoir pourquoi elle a fait ça !

L’auteur nous expose un peu la situation de Cora, puis il y a cette scène au lac et ensuite la majorité du livre est composée d’un mélange de témoignage de Cora, de réminiscences de souvenirs de son enfance, de reflexions de l’enquêteur…
J’ai passé plus de 300 pages à essayer de démêler le vrai du faux dans ce que Cora raconte à la police. Elle a une telle volonté d’avoir l’air normale et que son geste était un accès de colère… mais au milieu de toutes ses déclarations émergent des bouts de vérité, on sent qu’elle même a enfoui ce qui lui est arrivé très profondément.

Au fur et à mesure on commence à faire la part des éléments réels et ceux fantasmés par Cora. J’avais plusieurs pistes, on comprend assez bien d’où vient cette folie qui habite Cora mais il y a quand même une révélation finale plutôt inattendue !

Je regarderais peut-être la série Netflix un jour, je ferais un edit sur mon avis livre/serie.

Petra Hammesfahr, The Sinner, Jacqueline Chambon, 356p.

Le Bal des folles

★★★★☆

De quoi ça parle ?

Mars 1885, les patientes de la Salpêtrière s’agitent autour d’un tas de vêtements. Le bal de la mi-carême approche, chacune veut se montrer sous son meilleur jour lorsque le Tout-Paris viendra les voir.
Mais les patientes de la Salpêtrière ne sont pas des malades ordinaires, ce sont les folles traitées par le célèbre docteur Charcot.
Victoria Mas nous propose ici une tranche de vie de ces femmes (fictives) et nous offre un aperçu de la condition féminine au XIXe siècle.

Pourquoi il faut que tu le lises ?

Qui sont ces internées ? Des folles ou simplement des femmes qui dénotent dans la société de cette fin de siècle ?

Le personnage pivot de ce roman, qui le traverse et qui vit la plus grande évolution est Geneviève, intendante du service des hystériques depuis 20 ans. Fille de médecin, elle est vouée à la science et admire Charcot. C’est sa rencontre avec Eugénie qui va bouleverser son quotidien et ébranler ses certitudes.

Eugénie est une jeune fille que l’on sent avide de découvertes, de connaissances et d’indépendance (imagine-toi, elle ose aller lire dans des cafés!)… On sent qu’elle ne cadre pas avec les attentes de son père, un notaire bourgeois et austère.

Dans les couloirs et les salles de la Salpêtrière, on découvre aussi Thérèse qui tricote des châle pour les autres filles, elle a tué son mac pour mettre fin à ses mauvais traitements; ou Louise, jeune internée à cause de ses crises d’hystérie. Sa plus grande fierté est d’être choisie pour les cours publics d’hypnose du Professeur Charcot. Mais que fait cette jeune fille d’à peine 16ans dans cet hôpital ? Quelle est la cause de ses crises d’hystérie ?

Victoria Mas propose en creux un portrait de la place des femmes au XIXe siècle. Si on est pas une bonne épouse, une bonne mère, une bonne fille les risques sont grands de se retrouver internée. Il est aisé pour un père ou un mari de mettre de côté cette parente gênante sous prétexte de la faire soigner.
On voit que même dans l’hôpital, ce sont les hommes qui ont le pouvoir. Les médecins et les internes regardent de haut les infirmières et les patientes. A la moindre déviance, rébellion, vague signe de contestation, les femmes sont cataloguées hystériques.

Sans pathos et sans jugement, le roman nous fait découvrir la vie de quelques unes de ces internées, les pratiques médicales de l’époque, l’hypocrisie de cette bonne société qui enferme ses femmes au moindre signe de déviance mais qui se réjouit d’assister au bal des folles…

Victoria Mas, Le Bal des folles, Audiolib, 6h45, lu par Audrey Sourdive (excellente lectrice !)
(ou chez Albin Michel, 256p.)

Rendez-vous au café du bonheur

★★★★☆

De quoi ça parle ?

Evie passe de mission d’intérim en mission d’interim dans des boites ennuyeuses, son copain n’est pas vraiment un bout en train, sa famille la regarde de haut… Bref, sa vie n’est pas très folichonne.
Mais sa vie est sur le point de changer : elle hérite du café de sa tante, situé dans une petite ville des Cornouailles, avec une vue imprenable sur la plage.

Pourquoi il faut que tu le lises ?

C’est un très bon roman feel-good !
Alors forcement on peut lui reprocher quelques petites choses (des clichés qui ont un peu hérissé mon poil de féministe) mais on vient chercher là un peu de relaxation et l’héroïne finit par sortir (à peu près) de ses clichés et par se construire la vie dont elle rêve.

Probablement que cette sixième semaine de confinement a beaucoup joué sur le fait que j’ai eu beaucoup de plaisir à avoir vue sur la mer, le sable et les vagues qui s’écrasent sur les rocher pendant les trois quarts de ce roman. Le cadre du Café de la Plage est idyllique.
Ajoutez à ça les éléments essentiels d’un feel-good : une galerie de personnages attachants, un beau brun énigmatique, un ex-relou, des amies en or…

Un excellent moment de lecture, pour une dose de bonne humeur et d’évasion !

Lucy Diamond, Rendez-vous au café du bonheur, Editions Charleston, 353p.

Les Miracles du bazar Namiya

De quoi ça parle ?

Un soir, trois jeunes hommes trouvent refuge dans un vieux bazar abandonné. Ils reçoivent une étrange lettre, qui semble dater de 30 ans plus tôt.

Pourquoi il faut que tu le lises :

Je ne m’attendais pas vraiment à ça. Déjà parce que ce livre est publié dans la collection Exofiction qui propose de la science fiction… alors certes les 3 types communiquent avec des gens qui ont vécu 30 plus tôt mais le sujet est plutôt les relations humaines, les choix et leurs impacts sur notre vie et celle des autres.

J’ai été un peu surprise parce que Les miracles du Bazar se présente presque comme un recueil de nouvelles et j’ai mis un peu de temps à le comprendre… mais peu à peu tout se met en place et les pièces du puzzle s’imbriquent. Le genre habituel de l’auteur est le roman policer… ça a dû aider pour créer tous ces liens !

Comme à chaque fois que je lis de la littérature japonaise (ce que je devrais faire beaucoup plus souvent) je suis impressionnée par le style, l’ambiance qui se dégage de ces récits. La culture japonaise a une façon bien à elle de voir et de comprendre les relations humaines et, en tout cas dans ce que je lis, il s’en dégage une impression que j’ai du mal à décrire mais qui fait que je me sens bien dans ces livres (même si on sent un fort poids des traditions, du respect, de la famille).

Une belle lecture, un roman très touchant.

Keigo Higashino, Les Miracles du bazar Namiya, Actes Sud, 384p.

Tout ce qui est sur Terre doit périr

Avoue que revenir avec un livre qui porte un titre comme ça en pleine pandémie du coronavirus c’est avoir le sens du timing…
(je l’avais commencé avant, à une époque où j’avais moins de temps pour lire : la semaine dernière.)

De quoi ça parle ?

Une course poursuite à la Dan Brown autour du mythe de l’Arche de Noé et du Déluge.
(ce résumé est volontairement bref… trop de spoiler possible)

Pourquoi il faut que tu le lises ?

Michel Bussi reprend tous les codes du thriller ésotérique : un mythe qui réunit plusieurs religions, un « enquêteur » un peu barré, une secte malfaisante, des voyages et des indices à travers le monde… tout y est.
Et ça fonctionne!
On suit Zak entre la France, l’Italie et le Proche Orient (j’essaye de pas trop en dire) à la poursuite du mythe de l’Arche de Noé et des licornes (oui des licornes!)

Je suis peut-être pas très objective, je suis très friande du genre, tu peux me servir à peu près n’importe quoi qui ressemble au Da Vinci Code, à Indiana Jones ou même Benjamin Gates je suis immédiatement accrochée!

C’est le premier Bussi que je lis et je sais que ce n’est pas son genre habituel mais à part quelques petites incohérences j’ai bien aimé et j’ai trouvé le récit très fluide. Un bon polar éso, pas prise de tête, qui fait voyager et revisiter l’histoire.

Michel Bussi, Tout ce qui est sur terre doit périr, Pocket, 764p.