Outlander, la série

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Comme j’ai lu les 2 premiers livres, le but était de regarder la série en suivant (enfin pas tout de suite, je ne voudrais pas me mettre à porter un kilt par overdose).
J’ai fini la saison 1 ce week-end. ( et je me laisse un peu de temps avant de binge-watcher la saison 2)

Je trouve que le scénario colle bien au livre. Forcement certains épisodes sont raccourcis (ça ne doit pas être très télégénique des mois et des mois à la campagne sans chevauchée à travers les bois ni anglais à l’horizon). Certains épisodes sont au contraire mis en avant alors qu’ils ne font que quelques pages dans le livre (non pas que je m’en souvienne avec ma mémoire de poisson rouge, mais j’ai cherché parce qu’il y avait un truc qui m’a mis la puce à l’oreille… je me demandais comment j’avais pu passer à côté de ça !) (désolée c’est un peu crypté comme message, mais je ne voudrais pas spoiler !)

Donc voila il est clairement très difficile de parler de l’adaptation d’un livre en série sans tout spoiler, mais en tout cas j’ai beaucoup aimé voir les paysages écossais ! Par contre l’accent écossais ce n’est pas évident à suivre… enfin on s’y fait, j’ai même pu recommencer à tricoter en regardant la série (ça m’a bien pris 5 épisodes pour m’adapter…)

Ca me laisse de l’espoir pour l’adaptation de la saison 2, et évidemment ça m’a redonné envie de lire les tomes suivants !

(ça m’a aussi donné envie de tricoter des châles dans les tons beige, marron  et bleu éteint, des mitaines et des chauffes-épaules… mais  ça c’est une autre histoire…)

Edit : Lily de My Little Anchor a fait un super découpage du tome 1 par rapport à la saison 1 ! Si vous voulez suivre les deux en même temps c’est super pratique ! 

Merci Patron, Demain et Royal Orchestra

Cette semaine je suis allée voir 3 documentaires (j’ai une carte illimité) (j’aime qu’on me raconte des histoires sur grand écran autant que sur papier) et même si d’habitude je ne parle pas de film sur le blog parce que je ne me sens pas légitime (j’ai beaucoup d’amis férus de cinéma qui parlent très bien de films, du coup je préfère les écouter) pour des documentaires c’est un peu différent.

 

mercipatron

Il y a quelques semaines déjà j’avais vu un Complément d’enquête sur Bolloré. Pourquoi ne pas enchainer et aller voir ce docu qui parle de Bernard Arnaud (à peu près) ?
En fait, le redac chef de Fakir se lance dans le sauvetage de la famille Klur dont les 2 parents ont été virés par LVMH et vont bientôt perdre leur maison. On se rend compte des méthodes mafioïsantes du service de sécurité de LVMH… (tout à fait complémentaire avec les méthodes de Bolloré pour obtenir les marchés en Afrique, notamment).
Une question cependant : quelles sont les conséquences de ce docu pour les Klur ? Certes Ruffin a tout géré pour qu’ils ne risquent pas de poursuites judiciaires de la part de LVMH, mais leur entourage ? Grâce à l’aide de Ruffin, les Klur ont vu leur dette remboursée et monsieur a trouvé un emploi… Dans un environnement en crise, ça ne doit pas plaire à tout le monde…

 

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Je sais, tout le monde à vu ce docu il y a au moins 1 mois mais je dois avouer que le nom “Mélanie Laurent” me freinait beaucoup. En fin de compte elle n’apparaît que très peu à l’écran donc elle n’aura pas le temps de vous horripiler.
Ce documentaire redonne de l’espoir (même s’il fait un peu flipper aussi sur l’état actuel des choses…), surtout il montre des solutions facilement applicables à un niveau local (et éventuellement personnel). Ça ne serait pas excessivement compliqué de développer des fermes urbaines et périurbaines un peu partout là où il y a de la place, développer les pistes cyclables pour que l’utilisation du vélo se développe (et pas rester à se dire « les gens prennent pas le vélo ne développons pas les pistes cyclables, ils ont qu’a se battre avec les bus et les taxi dans les couloirs de bus »)… (par contre réformer le système scolaire pour qu’il se rapproche de celui des pays scandinaves c’est pas demain la veille).

Je vous le conseille parce qu’on apprend plein de choses utiles, ça remet un peu en cause certaines idées que l’on peut avoir… et le problème comme toujours c’est qu’il n’y a que les gens qui ont déjà conscience de ces problèmes qui vont voir ce genre de docu…

 

royalorchestra

Rien à voir avec les 2 autres, pas écolo, pas militant… juste 1h35 avec l’orchestre royal du concertgebauw (on dit « concertrrebaow » merci. Contrairement au monsieur terriblement pédant à côté de moi qui frimait en listant à sa compagne tous les endroits merveilleux où il avait vu des concerts classique en disant « concertguebaow » à chaque fois. C’était d’ailleurs tout a fait le genre de type à dire « concertrrebaow » pour se la péter. Il m’a déçu).
Outre le fait que je suis super contente d’avoir compris plein de phrases en néerlandais, j’ai aussi apprécié voir comment se déplace l’orchestre (super le coup des valises numérotées) et leurs instruments, comment des gens auxquels on ne penserait pas tout de suite en parlant de classique s’approprient cette musique (un chauffeur de taxi à Buenos Aires, deux petites filles d’un township en Afrique du Sud…). Par la mise en lumière de quelques musiciens on peut comprendre le fonctionnement d’un orchestre et le rapport de ses composants à la musique classique et à leur instrument.

Avant d’aller dormir

avantdaller

Après avoir vu la bande annonce au ciné, je me suis dit que j’avais le temps de lire le roman avant d’aller voir le film. Ca me donne l’occasion de faire une double chronique, ça faisait longtemps !

Le livre

Ce thriller est haletant. Pas haletant dans le genre fusillade et courses poursuites. Haletant parce toute l’histoire se met en place lentement, mais un « lentement » qui permet de cerner la situation.
Christine se réveille tous les matins sans le moindre souvenir de sa vie d’adulte, parfois elle se réveille enfant, parfois jeune femme… mais se réveiller auprès de cet inconnu dans cette maison qu’elle ne reconnaît pas est chaque jour une épreuve. Petit à petit elle recolle les pièces du puzzle et y découvre des incohérences.
On suit la mise en place progressive de l’univers de Christine, parfois on repère des dissonances dans le discours de son mari avant elle (et aussi parce que la bande annonce met un peu la puce à l’oreille) on commence à échaffauder des théories… évidemment même en se rapprochant de la vérité, le dénouement est surprenant !

J’ai adoré (je l’ai lu en 2 soirs).

Le film

Et hum… en fait j’ai beaucoup trop tardé avant d’aller au cinéma… je compléterai cette partie quand je tomberai sur le dvd ou une diffusion télé !

EDIT : ça y est j’ai vu le film !

Comparé au livre on a beaucoup moins d’informations sur le comment du pourquoi (j’essaye de pas spoiler), mais sinon c’est plutôt bien fait. Evidemment ils ont changé le journal papier (celui qui sert à Christine à se remémorer les souvenirs acquis la veille) par un journal vidéo. Certaines info sont complètement laissées de côté ou édulcorées mais ça se tient quand même.
Tout va un peu trop vite. C’est un des rares films de nos jours qui ne dure pas 2h ou 2h30… et justement il l’aurait mérité pour développer certains points (mais aurais-je eu cet avis si je n’avais pas lu le livre avant ?)

Je crois que je n’avais Colin Firth dans des comédies, et il est pas mal du tout dans un rôle un peu plus sérieux !

La Voleuse de livres (livre et film)

Ce livre inaugure la catégorie « Du livre à l’écran ». Cette année je vais essayer de lire certains romans avant de voir leur adaptation à l’écran. Sont prévus pour l’instant : The Fault in our Stars et Incidences (L’amour est un crime parfait).

Pour La Voleuse de livre, je vais faire une seule chronique parce qu’à peine le livre fini je suis allée voir le film (je m’y suis prise un peu au dernier moment pour le lire). Mais dans l’absolu je préfère laisser un peu de temps s’écouler entre la lecture du roman et le visionnage du film pour « digérer » l’histoire.

Le livre : 

« Quand la mort vous raconte une histoire, vous l’écoutez. » Je ne sais plus où j’ai lu cette phrase mais elle est très bien trouvée. J’ai découvert dans ce livre que la Mort n’est pas dénuée d’humour ! Les premiers chapitres m’ont fait sourire. Ce qui était plutôt agréable parce que le reste de l’histoire n’est pas toujours rigolote.

Markus Zusak nous plonge dans l’Allemagne nazie. Dans la petite ville de Molching, on découvre par l’intermédiaire de Liesel (la voleuse de livre) la vie quotidienne de gens « normaux » pendant cette période. Il y a des nazis convaincus, mais dans l’ensemble les habitants de la rue Himmel sont assez indifférents à la politique. Ils ont leurs problèmes quotidiens : parer au manque de nourriture, ne pas se faire remarquer par les cadres nazis, attendre des nouvelles de leurs proches envoyés au front. Et quand Hans, le père nourricier de Liesel, cache un Juif dans son sous-sol c’est d’abord pour honorer une promesse faite quelques 20 ans plus tôt.

Mais avant de se plonger dans le quotidien de ces Allemands on est d’abord confronté à la volonté de Liesel de maîtriser les mots. Son rapport à la lecture m’a beaucoup marqué (dans la première partie du roman, parce qu’une fois qu’elle a appris à lire c’est plutôt son rapport aux livres (qu’elle vole, vous l’aurez compris) qui est mis en valeur). Son apprentissage de la lecture n’est ni facile ni immédiat. Il est lié à ses réveils nocturnes à cause de cauchemars. Aidée de son père elle va péniblement apprendre à lire. Jusqu’à un certain moment (je vais pas tout vous raconter, non plus !) la lecture est associée à des difficultés, ses cauchemars, des vexations, mais sur fond de resserrement des liens avec son « père ». Puis, Liesel s’approprie ce monde de mots, lit et relit les livres qu’elle a volés. Et à partir de là j’ai trouvé que les livres et la lecture prenaient une part moins importante dans l’histoire. Enfin non, pas vraiment moins importante, mais totalement différente. Les livres font partie d’une vengeance qui est en même temps une marque d’amour, ils apaisent pendant les raids aériens et la principale : ils sont la marque d’un lien très fort entre Liesel et le jeune Juif que sa famille cache.

Et maintenant le film !

J’ai écrit la chronique sur le livre avant de voir le film, je voulais être sûre que les deux versions ne se mélangeraient pas dans ma petite tête de moineau.

Avant de voir le film j’étais curieuse de voir comment certains aspects du romans seraient traités. Notamment la narration par la Mort, les cauchemars, les vols… solution toute trouvée : ne pas en parler.
On voit Liesel voler les livres, parce que bon c’est le titre du film fallait bien le montrer hein, mais on sent que c’est pas trop le propos (que d’ailleurs je n’ai pas vraiment cerné), la Mort (en voix off) dit une dizaine de phrases pas plus…

Heureusement, au milieu de cet élagage massif, la scène du bonhomme de neige dans la cave a survécu, j’aurais été très déçue si même ce petit moment de grâce avait disparu.

Je pense que pour quelqu’un qui n’a pas lu le livre, le film se tient. Même s’il doit y avoir quelques petites choses qui sortent de nul part (oh ba tient d’un coup Liesel s’occupe de livrer du linge… pourquoi, comment… débrouillez-vous).
Mais en ayant lu le livre (juste avant qui plus est) c’est assez frustrant. Certaines subtilités, complexités sont aplanies et c’est dommage.
Je comprends bien la difficulté de faire tenir 600 pages en 2h de film, mais il y avait peut-être des choix différents à faire (mais je ne suis pas scénariste, je ne vais donc pas vous exposer ici ma version).

Pour résumer : foncez sur le livre, le film peut attendre !

I Puritani

Parfois je vous parlerai de cinéma, de théâtre, de télé… (j’aime qu’on me raconte une histoire. Pas DES histoires, notez la différence). Probablement d’opéra et de ballet parce que finalement c’est le spectacle vivant auquel j’assiste le plus souvent. Je n’assume pas toujours (souvent je dis que « je vais voir un spectacle ce soir » je suppose que tout le monde pense à une pièce de théâtre). L’opéra a une connotation snob et vieillotte que j’essaye de ne pas m’associer.

Tout a commencé un soir d’été (on tente toujours plus de choses en été, l’excès de lumière surement) où une de mes amies m’a proposé d’aller voir Roméo et Juliette à l’Opéra Bastille en passant par la billetterie de dernière minute. J’ai dit oui, parce qu’après tout, pourquoi pas ! Et là le choc. Je n’ai pas décollé une minute mes yeux de la scène. Les 3 heures de la représentation m’ont paru 10 minutes. Pas assez. Encore !

Et encore il y eut, il y a. Depuis nous avons pris nos pass’ jeune à l’Opéra National de Paris. J’en suis à mon troisième. J’ai vu des opéras, des ballets, certains que j’ai adorés, d’autres qui m’ont laissée assez perplexe (notamment une soirée Gillot/Cunningham, dont je cherche encore le sens 2 ans après…)

Je n’y connais rien en musique classique, je ne connais pas les chanteurs ou les danseurs, mes « comptes-rendus » (on ne peut même pas dire « critique », ça serait surévalué) ne seront donc pas très techniques. Mais je suis comme tout le monde, il y a des musiques qui me touchent, des décors et des costumes que je trouve beaux…

Enfin, j’étais là pour vous parler de I Puritani (Les Puritains… c’est sûr qu’en donnant le titre en italien, tout de suite je m’éloigne du cliché de snobisme… hum…)
Une histoire classique de triangle amoureux, sur fond de révolution de Cromwell… (je vous passe le résumé complet, ça serait long, très long.)

La musique de Bellini est très agréable (je vous avais dit, rien de technique, je n’ai pas les connaissances pour en dire plus). Les décors de Chantal Thomas étaient très beaux : des structures métalliques qui formaient en ombres chinoise (spécial cassedédie à Ellie) le château, la place du village… et les jeux de lumière faisant évoluer les ombres du décors.

C’est assez difficile de bien retranscrire un opéra, parce que ce n’est pas seulement l’histoire ou les décors, c’est la combinaison entre eux, la musique, l’interprétation…

Je ne peux que vous encourager à aller voir un opéra. Même au hasard (un dont le titre, l’histoire, la photo sur le programme vous plaît). J’aurais tendance à conseiller plutôt la langue italienne que je préfère à l’allemand, mais c’est un gout personnel et totalement subjectif…

Il y a des places assez bien pour 35 euros (soit moins cher que la plupart des places de concert, debout écrasé dans une fosse bondée).
Si vous habitez loin d’une salle présentant opéra ou ballets, il reste la diffusion en cinéma. Il manque l’ambiance de la salle, la faune particulière à l’entracte, mais c’est une solution qui est assez pratique !

Allez, lancez-vous !
Et on pourra en reparler après que vous ayez passé votre baptême d’opéra (ou de ballet)