De Gandhi à Daech

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J’ai reçu De Gandhi à Daech dans le cadre d’un masse critique non-fiction de Babelio
(et vous allez le constater, il inaugure un mois de non-fiction sur Page 53 !)

Ce livre est très intéressant dans la mesure où par l’analyse de mouvements de guérilla de différentes natures (les méthodes de Gandhi ne sont pas applicables contre toute forme d’oppression) et dans différents endroits du globe (les théories du Che reposent en partie sur un particularisme régional de l’Amérique latine) on peut voir l’évolution de la théorie et de la pratique de la guérilla au fur et à mesure des nouveaux « coup ».
Et cela met en lumière différentes problématiques actuelles, les chapitres sur les drones font froid dans le dos.

J’ai abandonné la non-fiction depuis mes études principalement parce que certains auteurs se font une joie de compliquer leurs écrits pour la simple raison que cela fait plus intelligent (alors que le fond est souvent léger voir totalement absent), ici, le propos d’Antoine Bohm est clair et son style agréable à lire.
J’ai beaucoup aimé découvrir plus en détail les méthodes de guérilleros connus (Gandhi et Guevara par exemple, dont on parle machinalement sans vraiment connaître les fondements de leurs démarches) et découvrir d’autres histoires de guérilla, qui mettent en perspective l’évolution des méthodes qui aboutissent presque « naturellement » à la situation actuelle.

Petit bémol sur la forme : je sais comment fonctionne l’édition, je ne dis donc rien pour les coquilles, qui dans un nombre raisonnables sont « normales »… mais pas les « malgré que ». Je suis restée bloquée à 2 reprises sur cette faute, lisant et relisant la phrase en me disant que je devais m’être trompée…
Et les notes de bas de page interminables. Si une note fait 2 fois une demi-page (j’ai aussi un gros problème avec les notes qui courent sur plusieurs pages. Surtout si elles font 3 lignes), n’est-ce pas que le propos aurait mérité d’être intégré au corps du texte ?

 

Les meilleurs applications pour les enfants par La Souris Grise

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Ca y est on est en décembre c’est le moment de se pencher sérieusement sur les cadeaux !

Ce petit guide est une excellente idée pour des parents un peu perdus face à l’offre pléthorique d’applications pour leurs enfants !
Et bien sûr pour guider vos téléchargements d’applications tout au long de l’année !

Il y en a pour tous les gouts, 150 applications testées par la Souris puis classées par genre (découverte du monde, histoires du soir, sciences et logique…) ou par âge.

Et comme la Souris n’a pas fait qu’un « catalogue » d’applications, un petit guide du numérique pour les parents et les enfants complète la sélection.

(Attention : ce n’est pas parce qu’on a 29 ans qu’on a pas envie de tester la moitié des applications proposées dans ce guide…)

Sans télé on ressent davantage le froid

sans télé

La première réflexion qui me vient à propos de ce livre me donne l’impression d’être une « vieille conne » (oh ça va, on est en 2014, vous pouvez supporter de lire « conne ») : Titiou Lecoq (re)présente de façon tout a fait pertinente ce que les médias s’acharnent à appeler génération Y.

De temps en temps, quand j’y pense, je fais un tour sur girls and geeks. en général je lis une bonne vingtaine de pages et j’oublie, jusqu’à la prochaine fois où je me refais une séance de binge reading (je lance l’idée du binge reading, vous accrochez ou pas…mais moi j’aime bien).
Comme je suis le blog, j’avais une idée du contenu du livre, mais malgré tout, ces petites tranches de vie écrites dans un style bien particulier sont très agréables à lire. J’ai adoré pouvoir retrouver l’esprit du blog sans me ruiner les yeux sur l’écran rétro-éclairé de mon ordi ! Et du coup je pense que j’irai faire un tour plus régulier sur Girls and Geeks.

Outre la révélation qu’un open space et un bar c’est exactement la même chose et une réflexion sur le fait de prendre sa chance (un truc qui me trotte dans la tête ces derniers temps), le livre reprend des chroniques du blog de Titiou Lecoq (surement un poil remaniées), on suit donc le parcours d’une trentenaire freelance et qui entend bien le rester, depuis sa rupture avec l’Ex jusqu’à l’arrivée du Têtard.
Je pense que toute personne autour de 30 ans s’y reconnait plus ou moins, et que si vous avez plus de 35 ans… hé bien, je vois pas pourquoi on se limiterait à lire des livres dont les personnages sont dans notre tranche d’âge.

J’avais aussi beaucoup aimé Les Morues. (Je dis ça en passant.)

Noureev

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Depuis quelques années, j’ai pris goût à la danse classique et en tombant sur cette biographie en libraire, je me suis dit que ça pourrait être intéressant de me pencher d’un peu plus près sur la vie d’un grand danseur, chorégraphe, et je l’ai découvert dans ce livre, chef d’orchestre !

Tout son parcours y est raconté, de son enfance en Union soviétique avec un père qui est contre l’idée qu’il danse, son entrée au ballet du Kirov, ses problèmes avec le KGB, son passage à l’Ouest, et enfin sa vie en Occident.
On y découvre un homme au caractère fort, plutôt imbu de lui-même (même si il a de quoi se considérer comme un génie, en fait) mais qui travaille très dur, est aussi exigeant avec lui-même qu’avec les autres, voir plus encore. Un homme qui aime être entouré mais qui à le goût de la solitude.
J’ai été très intéressée par ses relations avec l’URSS (ça c’est mon côté « historienne » qui ressort), avant et après son passage à l’Ouest. Les commissaires du KGB qui lui pourrissent la vie, ses camarades de ballet qui l’espionnent, puis une fois à l’Ouest sa peur perpétuelle (et justifiée) de se faire enlever par le gouvernement russe…

La biographie est bien écrite, se lit facilement.
(Je fais une fixette sur les bio où tu rames. Surement un traumatisme enfantin lié à une bio des Spice Girls)
Il y a quelques anecdotes qui sont répétées 2 ou 3 fois… donc oui, j’ai BIEN compris et il est probable que je m’en souviendrais longtemps : un jour Noureev annonce à ses amis « je ne boirais plus de vin blanc », tous s’exclament, et lui reprend « je ne boirais plus que du champagne ! »

Je pense que ce livre n’intéressera pas tout le monde, une affinité avec la danse classique me semble « nécessaire » pour que cette biographie vous parle un minimum. Mais si découvrir la vie d’un grand artiste au parcours marqué par le contexte politique vous intéresse, choisissez ce livre !

On me souffle dans l’oreillette qu’il y a une expo sur Noureev à la Mairie du 17e à Paris. Elle commence aujourd’hui (une vraie coïncidence !)(je vois bien que vous ne me croyez pas, mais j’ai ma conscience pour moi) et dure jusqu’au 9 juillet. Plus d’infos ici.

Marilyn Monroe

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Je lis rarement des biographies. Ou alors je les abandonne en cours.
Celles que j’ai croisées, je les ai trouvées arides, froides…
Je ne sais pas pourquoi j’ai tenté ma chance avec celle là. Mais j’ai compris en quelques pages que j’avais eu raison !

Cette bio écrite par Anne Plantagenet se lit toute seule. Le style est celui d’un roman, pas d’une somme universitaire.
Au milieu de mon adolescence il y a eu soudain des tonnes de documentaires sur Marilyn à la télé. Et même si j’ai toujours été plus attirée par l’esthétique Audrey Hepburn, je me souviens en avoir regardé beaucoup. (Je ne sais pas pourquoi il y a un clan Hepburn contre un clan Marilyn, comme les pro-Beatles contre les pro-Rolling Stones. Dans les deux cas je penche pour le premier, en appréciant toujours le second !). Je pensais donc en commençant ce livre ne rien apprendre de nouveau…
Mais il faut croire que ma mémoire est vraiment défaillante ou que tous ces docu étaient mal fichus, parce que j’ai appris beaucoup de choses. Notamment sur son enfance, bringuebalée de famille en famille avec passage par l’orphelinat de temps en temps et l’ambiance familiale qui explique tellement de choses dans son comportement le reste de sa vie. Ses amours, ses mariages, l’influence de son entourage…

Je vous conseille cette biographie, bien écrite qui nous fait avancer dans la vie de Norma Jeane Baker qui a passé la plupart de son existence déguisée en Marilyn Monroe.