28 jours ★★★★☆

28 jours, c’est le temps qu’a durée l’insurrection du ghetto de Varsovie en 1943.

Dans ce roman, David Safier s’inspire uniquement de faits réels, des témoignages qu’il reste des habitants du ghetto de Varsovie. Il a décidé de mettre en scène Mira et sa famille qui sont des personnages fictifs pour gagner en souplesse narrative mais tous les faits sont avérés. Des plus banals comme la contrebande, aux plus insoutenables, une femme abandonnant son bébé parce qu’elle n’a qu’un seul sauf-conduit.

Mira a seize ans. Pour subvenir aux besoins de sa mère et de sa soeur, elle fait entrer de la nourriture en contrebande dans le ghetto. Mais les « Actions » commencent, à savoir les rafles nazi, qui se font de plus en plus larges et violentes. En deux mois il ne reste plus que 10% de la population du ghetto.
Mira passe de contrebandière à résistante en intégrant l’Organisation Juive de Combat.

En suivant Mira, on est confronté à la vie quotidienne du ghetto. A la (sur)vie de ses habitants. Chacun se débrouille comme il peut, la contrebande, la prostitution, la débrouille de manière générale, mais surtout la faim.
David Safier mêle des anecdotes plutôt amusantes (le fou qui se met devant les magasins en proférant des insultes envers les nazis pour que les boutiquiers lui donne à manger dans l’espoir de le voir partir) et des faits beaucoup plus durs (la distribution de cyanure aux enfants avant de monter dans les trains).
On peut suivre l’évolution des gens. Certains qui ne se considéraient pas comme juif vont entrer en résistance et ce sont finalement les Nazis qui vont forger leur identité juive, d’autres espèrent sauver leur peau en entrant dans la milice juive à la solde des Nazis.

J’ai été très touchée par ce livre. L’histoire me restait en tête pendant la journée et quelques semaines plus tard j’y pense encore.
C’est un épisode de l’histoire qui reste difficile à comprendre, et un tel livre, même s’il relève de la fiction, permet de faire un petit pas en avant sur la compréhension de ce que les gens ont pu vivre à l’époque.
Même s’il est rangé dans la catégorie « fiction adulte », je pense qu’il ferait une excellente lecture pour des ado entre 14 et 16 ans, les personnages principaux ayant leur âge. (et le young adult n’a pas besoin que d’être des dystopie avec des grands jeux à la vie à la mort dans des arènes… puisque des événements bien pire ont existé, pour de vrai, dans notre passé).

David Safier, 28 jours, Presses de la cité, 416 pages
Reçue en SP via NetGalley

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4 réflexions sur “28 jours ★★★★☆

  1. Très bel article Alice, ça donne envie ♥
    Ce garçon est assez éclectique, j’avais lu « Le fabuleux destin d’une vache qui ne voulait pas finir en steak haché », un tout autre registre.
    Belle journée 🙂

    Aimé par 1 personne

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