Pour l’éternité [ou le livre qui tombait à pic mais pas pour les bonnes raisons…]

pourleternite

 

J’avais prévu d’écrire un article pour vous expliquer pourquoi mes chroniques étaient positives et que grâce à ma loooongue expérience de lectrice je ne choisissais presque jamais des livres qui ne me plaisaient pas.

Et voila qu’arrive Pour l’éternité.
Certes c’est un service de presse, mais j’avais le choix et j’ai décidé de le prendre parce que la 4e de couv me plaisait. (Je ne vois pas trop l’intérêt de dire oui à tout service de presse se présentant… c’est de la lecture et du temps, les deux sont sacrés)
Je n’ai jamais accroché. J’ai trouvé l’écriture lourde (des clichés, des répétitions… Et je crois que le pire c’est le nom de Raquel Evans inévitablement suivi de « sa meilleure amie » au bout d’un moment ça devient un running gag… ), les chapitres sont courts pour donner une impression de rapidité, d’intensité… impression anéantie par la précision du jour (voir du moment de la journée) en début de chaque chapitre. À la 6e mention de « mardi 29 octobre » on a l’impression que cette journée a duré 72h…
mais comme c’était un service de presse et qu’il est hors de question que j’écrive la chronique d’un livre que je n’ai pas fini (on sait jamais, il y a peut-être un twist qui explique la médiocrité du début…) je me suis acharnée. Et bien non. Rien. Pire, la fin était presque drôle de ridicule et de facilité.

C’est quand même le 10e opus de la série autour de l’inspecteur Roy Grace… donc c’est que ça ne doit pas être si mal, c’est surement que ça ne me correspond pas.

D’ailleurs à aucun moment je ne me suis sentie inclus dans cette série. Les personnages récurrents vivent leur vie et tant pis si on ne comprend pas tout. Pour moi un bon auteur doit trouver la quantité juste d’informations à distiller au lecteur pour satisfaire ceux qui connaissent la série sur le bout des doigts, ceux qui ont besoin qu’on leur rafraîchisse un peu la mémoire et ceux qui découvrent l’univers…

Au moins ce livre sera venu me réveiller à un moment de doute. Je commençais à me dire que j’avais un problème à aimer tout ce que je lisais, que peut-être mon sens critique s’émoussait dans un océan de cœurs avec les mains et de point d’exclamations par groupe de 3, que je ne voyais même plus quand un livre était mal écrit, ou que l’histoire ne tenait pas la route. Parfois je vois bien que la forme est un peu légère, mais l’histoire tient bien la route et ça compense (l’inverse est difficile, un style magnifique n’a que très peu d’intérêt si l’histoire qu’il sert est creuse).

Si vous voulez lire un thriller avec une vraie ambiance de harcèlement et de paranoia, le genre de livre qui vous fait vous retourner dans la rue encore quelques jours après l’avoir fermé, je vous conseille Juste une ombre de Karine Giebel.

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2 réflexions sur “Pour l’éternité [ou le livre qui tombait à pic mais pas pour les bonnes raisons…]

  1. Ça vient aussi de m’arriver… Avec un SP gagné lors d’une Masse Critique : je me faisais aussi une joie de le lire, mais tout comme toi, je n’ai pas aimé le style, il y avait trop de clichés à mon goût…
    Bon, au moins, c’est qu’on est objectives dans nos chroniques.

    Aimé par 1 personne

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