Condor

condor

Caryl Férey nous emmène cette fois au Chili (je sais pas vous, mais moi je suis partie avec lui en Nouvelle Zélande il y a quelques années et j’avais déjà adoré), entre bidonvilles, trafic de drogue et magie mapuche.

Le début est un peu lent. La trame du roman se met en place doucement… puis soudain tout s’accélère !
Caryl Fery profite de cet enquête menée par Gabriela, étudiante en cinéma, et Esteban, avocat issu d’une grande famille, pour nous décrire le Chili contemporain. Une classe aisée très riche et une classe populaire qui vit en partie dans les poblaciones, des quartiers faits de bric et de broc, vivent en parallèle et la jeunesse commence à se révolter (le personnage de Camilla, bien que peu présent incarne cette jeunesse qui enfin ose s’exprimer après les années de plomb de la dictature Pinochet)
Les meurtres de 4 jeunes font remonter toute une filière liée à la drogue et remuent les restes de la dictature et de l’opération Condor (je vous laisse découvrir).

J’ai bien aimé suivre l’enquête, même si par moment c’est un peu confus. Mais j’ai surtout apprécié découvrir le Chili et revenir sur la dictature Pinochet et ses conséquences (voyage et Histoire, deux éléments qui m’accrochent à chaque fois).

Grâce à Babelio j’ai pu rencontrer l’auteur ! Chez Gallimard ! (J’ai croisé Jean d’Ormesson dans le hall. Non pas que je sois fan, mais c’est quand même un monument) (il est tout petit).
Caryl Ferey a pu nous parler de la genèse de Condor. Chacun de ses personnages est inspiré d’un mélange de personnes qu’il a pu rencontrer au Chili, même El Chuque, le dealer au visage bardé de cicatrices (qui a volé l’appareil photo d’un de ses compagnons de voyage !).
On a pu en apprendre un peu plus sur son rapport à l’écriture. Ferey aime écrire des polar parce qu’on peut tout y mettre, s’appuyer sur l’Histoire, insérer de la poésie destructurée (je vous laisse découvrir ça dans Condor…), insérer une histoire d’amour. D’ailleurs ce qu’il aime écrire ce sont des histoires d’amour, il le dit lui même il n’y connait rien en arme et les scènes de fusillades sont nettement moins intéressantes au niveau des interactions entre ses personnages.

Je peux vous annoncer que le prochain Caryl Ferey sera une enquête de McCash qui commencera en Bretagne puis ira en Grèce sur la trace des migrants (il a commencé à écrire ce livre il y a 4 ans, et est rattrapé par l’actualité). Il n’a pas encore fini, ça me laisse le temps de lire La Jambe gauche de Joe Strummer qui attend dans ma wishlist depuis des années !

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s