Du sang sur Abbey Road

du_sang

 

Ca faisait longtemps que je n’avais pas lu un roman policier ! Un meurtre, une enquête, un peu de sang…

J’ai choisi celui-ci lors d’une de mes nombreuses errances « je suis en avance, je peux bien faire un tour chez Gibert » principalement pour le titre. Ce qui se touche de près ou de loin aux Beatles m’attire inévitablement, résurgence de mon adolescence. (Mon préféré c’est George, voilà c’est dit)

Du sang sur Abbey Road ne parle pas tant que ça de Beatles, même si on y croise les scruffs, ces ado qui trainaient devant les studio d’Abbey Road, quelques références à des chansons, à l’arrestation de Lennon pour possession de drogues… Enfin je pense que si on parle de Londres en 1968  il est assez inévitable de parler des Beatles à un moment ou à un autre.

Revenons au principal : l’enquête. Elle est bien menée. Un peu longue à démarrer, mais les personnages tiennent la longueur et permettent de « meubler » cette petite lenteur en apportant un éclairage sur la société en pleine mutation à l’époque.
Les enquêteurs sont un Irlandais et une femme. Deux minorités assez malmenées dans les années 1960. Cathal Breen est le fils d’un émigré Irlandais qui travaillait dans le bâtiment et a voulu un avenir meilleur pour son fils, l’excluant totalement de tout rapprochement avec la communauté irlandaise.
Helen Tozer est élève inspecteur, une femme dans un univers d’hommes. Mais surtout une femme qui prend la « place » d’un homme, parce qu’en terme de femme dans un univers d’homme il y a Marilyn, la sténo du service, qui joue parfaitement son rôle de « femme » : elle sert le thé, va chercher sandwiches et gâteaux…  La rencontre entre Marilyn et Tozer (première différenciation : l’une est appelée par son prénom, l’autre par son nom) fait ressortir une certaine jalousie, mais aussi une forme d’envie de la part de Marilyn.
On assiste aussi à une scène assez hallucinante où Breen et Tozer vont interroger un témoin (un homme), qui propose du thé… et demande tout naturellement à Tozer si elle va les servir.
On est également témoin de racisme puisque le coupable tout désigné par les voisins est l’Africain qui vient de s’installer dans le quartier…

Une enquête sympa, qui met en relief les mutations de la société anglaise de la fin des années 1960 

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