Retour à Whitechapel, la déception…

retourwhitechapel

Ça faisait longtemps que je n’avais été déçue par un livre. Je connais assez mes goûts en matière de lecture pour cerner rapidement un ouvrage…

Pour Retour à Whitechapel, je pensais vraiment que j’aimerais : un thriller, Londres à la fin du 19e siècle, Jack l’Eventreur… Mais ça n’a pas pris.
J’ai insisté pourtant, jusqu’à la dernière page, du coup il ne rentre pas dans la catégorie « lecture abandonnée ».
Au départ je me disais « bon, ça va peut être démarrer un peu plus loin »… puis arrivée à la page 209 ma motivation a été autre. Je vous explique : dans l’édition de Pocket, il y a un cahier photo au milieu. Ce cahier est plutôt bien fait, même si pas transcendant. Ne voulant pas risquer de découvrir un élément de l’enquête trop en avance j’avais décidé de ne pas le regarder avant d’avoir fini le livre. Ce cahier est situé entre les pages 208 et 209… et sur sa dernière page, donc en vis-à-vis de la page 209, figure en énorme, seul élément de la page, le nom de famille de « Jack ». Impossible de ne pas comprendre de qui on parle. Ma seule et unique motivation à continuer ma lecture à partir de ce moment là a été « non ils ont pas fait ça quand même… ». Et bien SI.
Ou comment ruiner un livre qui n’est déjà pas très exaltant (je crois que j’aurais été encore plus énervée si justement j’avais été prise dans l’histoire).

Cette maladresse éditoriale mise à part, Michel Moatti a pris le parti de raconter cette enquête sur Jack l’Éventreur en 3 fils narratifs : à travers le journal de la fille de Mary Jane Kelly, la dernière victime, qui entreprend des recherches sur sa mère au début de l’année 1941 ; par le récit des dépositions des témoins devant le jury qui se tient quelques jours après la mort de Mary Jane Kelly et enfin à travers le récit direct des 4 meurtres.
Pour moi, ça fait trop. Parfois plusieurs voix apportent du relief à un roman, de toute évidence ça ne fonctionne pas toujours. Premièrement, il est assez peu agréable de lire un livre composé aux trois quarts en italique (le journal de la fille de Kelly). Après, je ne vois pas exactement ce qu’apporte la partie du jury entremêlée au reste.

Je ne cours pas après le gore, mais en voyant « thriller » écrit sur la couverture et en lisant un livre sur Jack l’Eventreur, je pensais me retrouver à lire quelques scènes gratinées ou, au moins, des passages avec du suspens… Il y a quelques détails sanguinolents disséminés dans le roman, mais pas forcement là où on les attend.
Quant au suspens… de la page 1 à la page 208 il n’y a pas tellement de raison d’en avoir, et à partir de la page 209, il a été totalement anéanti par la révélation « accidentelle » du nom de l’éventreur.

Pour finir sur une note positive (quand même), je trouve la théorie développée par Serge Moatti assez intéressante. Je ne suis pas du tout une spécialiste de Jack l’Eventreur, mais le Jack de Moatti est tout a fait plausible. (Donc en gros, au lieu de lire les 400 pages du roman, j’aurais pu me contenter des 2 pages d’annexe où Moatti reprend les 10 points sur lesquels s’appuient sa théorie).

A lire éventuellement (et encore…) si, maintenant que je vous ai prévenu, vous demandez à quelqu’un de cacher le nom qui se trouve sur la dernière page du cahier photo…

Donc si vous avez des idées de thriller « haletants » (comme le dit l’expression consacrée) n’hésitez pas à me les communiquer, je suis restée un peu sur ma faim avec celui-ci…

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2 réflexions sur “Retour à Whitechapel, la déception…

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